Ces odeurs qui nous transportent…

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la puissance évocatrice des odeurs.

Celle qui nous permet d’extraire des souvenirs du passé voire même d’effectuer de véritables voyages dès lors que l’on sache s’arrêter quelques instants sur ce que les odeurs nous évoquent.

Ainsi, les amaretti sont pour moi, ce qu’étaient à Proust les madeleines trempées dans du lait lui rappelant des souvenirs d’enfance.

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Lorsque j’ouvre l’un de ces petits macarons italiens qui peuvent être durs ou moelleux, réalisés à base d’amande douces et amères et que je prends le temps de le respirer avant de le déguster, il me renvoie immédiatement à mes 7 ans et étrangement à l’odeur d’un autre produit.

Je me revois alors partageant un bureau d’écolier en bois ciré en classe de cours élémentaire 1ère année, utilisant la fameuse colle Cléopâtre.

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Le temps alors s’arrête. Je n’ai plus 40 ans, je suis à nouveau cette petite fille appliquée qui pensait que le temps ne viendrait jamais ou elle grandirait. Je revois mon pot de colle, son couvercle orange, sa réserve centrale permettant d’accueillir la spatule qui me servit tant de fois à coller grâce à sa pate toute blanche un peu épaisse mes découpages. Je visualise aussi ma camarade de droite et ma maîtresse d’alors. La nostalgie s’empare de moi, c’est incroyable comme une simple odeur peut provoquer tant d’émotions.

Plus je respire cette odeur, plus les souvenirs réapparaissent et se font progressivement précis…

Alors que l’hiver est à nos portes et qu’aucune perspective de voyage lointain ne s’offre à moi avant le printemps prochain, j’ai envie chaque jour, chez moi, de pouvoir voyager un peu et ce sont notamment les parfums d’intérieur qui m’offrent un passeport pour m’évader.

Puisque j’ai conscience que ces émanations volatiles perçues par l’odorat me permettent d’éprouver des liens intimes entre moi, les objets, la nature ou des personnes, j’aime « forcer » ces explorations sensorielles par des jeux d’odeurs.

Des odeurs naissent donc l’émotion et la mémoire. Elles nous rappellent à tous de bons ou de mauvais moments qu’il convient d’apprivoiser et d’écouter pour suivre sa propre route, elles nous influencent, modifient notre humeur, nos comportements.

S’il y a bien un lieu où je me sens heureuse c’est celui de l’Afrique du Nord et de Marrakech en particulier ou je retourne chaque année à la fin de notre rigoureux hiver auvergnat.

Outre la rencontre avec ses habitants, ce qui m’attire le plus là bas, ce sont les bruits de pas dans les ruelles de la médina, les klaxons mêlés au chant du Muezzin, la chaleur qui alourdit encore plus toutes les exhalaisons où se mêlent les épices et la cuisine des échoppes, le lait d’amande parfumé à la fleur d’oranger, les couleurs vives, les visages, la luminosité si particulière de la ville rouge.

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En définitive, tous ces petits riens qui en font un tout.

J’ai un peu partout dans mes tiroirs des morceaux d’ambre avec lesquels je me frotte régulièrement les poignets et qui parfument mon linge. Les mélanges d’épices que je fais torréfier lors de chacun de mes voyages par mon herboriste, inondent mes placards de cuisine.

Quant à moi, je porte Patchouli de Réminiscence depuis presque toujours je crois et j’adore toute la collection « Fouets de velours » de Serges Lutens qui regroupe notamment Ambre Sultan, Chergui, Cuir mauresque…  Toutes ces odeurs qui me laissent penser que j’ai dû vivre une autre vie en Orient.

Pour mon intérieur, et parce qu’une odeur est aussi importante que la décoration lorsqu’on arrive chez quelqu’un et qu’elle en dit beaucoup, je vaporise régulièrement mon entrée et mon séjour de « Légende d’Orient»de chez Esteban.

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On vient de m’offrir sa sphère à parfum. J’ai été séduite par son design qui s’harmonise parfaitement avec mes couleurs et la chaux ferrée couleur taupe de ma cheminée. De même j’ai trouvé ses qualités de diffusion optimales.

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Très facile à mettre en route, la sphère cultive l’art du parfum grâce à son dôme de céramique brevetée, selon les dires du fabriquant, qui lui permet une diffusion du parfum par capillarité.

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A l’intérieur, une mèche de coton puise le parfum et diffuse des jours durant une douce solution parfumée. Elle est bien évidemment rechargeable et a tout à fait trouvé sa place chez moi dans une niche sur la cheminée face à mes canapés.

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Taupe ou crème, ethnique ou classique, masculin ou féminin, parfums fleuris ou épicés boisés, l’offre était déjà variée mais Esteban vient de la compléter. Depuis peu, de nouvelles sphères à parfum plus ethniques et plus masculines élaborées avec une nouvelle terre colorée : Cèdre & Teck et Tonka complète la collection. Peut être une bonne idée de cadeau de noël pour le bureau de l’Homme, à voir.

Si vous souhaitez découvrir la collection Esteban c’est ici.

Pour ma part, en attendant de retourner à Marrakech, légende d’orient me permet de me ressourcer et de me retrouver grâce à ses effluves qui restent douces et n’entêtent pas.

Je finirai ce billet par un autre produit qui m’a vraiment séduit et que j’utilise surtout l’été parce qu’il est évocateur, de chaleur, de soleil, de cocotiers, et qu’il me transporte jusqu’en Polynésie.

Il s’agit des galets de bougies de cire végétale 100% naturelle élaborés par Archipel Parfums.  Ils se diffusent à chaud dans un brûle parfum ou à froid dans vos placards et tiroirs comme parfums solides. A découvrir ici.

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Ils sentent merveilleusement bon le Monoï, une autre odeur que j’adore et de plus, ils sont réutilisables.

Archipel Parfums, spécialiste des senteurs et des soins venus des îles est une entreprise dirigée par une « mompreneur » ce qui vaut le coup d’être souligné. Les produits qu’elle commercialise sont à 100% de formulation et de fabrication française.

Le Guide des Meilleurs Cosmétiques vient d’ailleurs de recommander pour l’année 2013-2014 son Baume Niaouli, l’un de ses produits phare, pour la seconde année consécutive.

Je laisse le soin à chacun de trouver l’odeur qui le transportera… n’hésitez pas à me raconter.

« Quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore plus longtemps, comme des âmes à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir ».

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, A la recherche du temps perdu, I, II.

« J’accuze »

Lettre au Président de la République, François Hollande et à son Ministre de l’éducation nationale.

ORTHOGRAPHE

« Me permettez-vous, dans mon ingratitude pour l’accueil que vous ne m’avez jamais accordé, en ma qualité de simple citoyenne et mère de trois enfants, d’avoir le souci de votre empreinte sur ce 21ème siècle et de vous dire que votre étoile, malheureusement jusqu’ici pas aussi brillante dans les sondages que vous ne l’auriez souhaitée, est menacée de la plus triste des taches ?

J’oserai, moi, vous dire la vérité : celle d’une France qui ne maîtrise plus son verbe, d’une France à qui l’on inculque avec toujours moins d’exigence, l’orthographe, la grammaire et la conjugaison.

A l’heure où l’on invoque pour l’équité des classes sociales, une école sans devoirs alors que paradoxalement l’ensemble de nos dirigeants sortent des grandes écoles, vous le premier ; j’oserai moi, vous dire à nouveau : n’est-ce pas là un discours populiste et totalement démagogue que celui d’imaginer, que tous ces diplômés sont à ce point brillants, qu’ils n’aient eu à fournir durant toutes leurs études aucun travail ?

Oserez-vous confirmer qu’il ne faille point maîtriser notre langue pour espérer intégrer puis sortir diplômé de Polytechnique, HEC ou encore de l’ENA ?

Vous l’aurez compris, je n’ai ni le talent, ni la plume d’Emile Zola, et nous ne sommes plus en 1898 mais je me targue de prendre encore plaisir à ordonner mes mots pour décrire ce que j’estime être des maux de notre société même si tous les enfants, je vous le concède, n’ont pas vocation à sortir diplômés de grandes écoles.

L’émergence des SMS, des messageries instantanées ainsi que des réseaux sociaux a généré des élèves qui ne s’intéressent plus à la langue française ni d’ailleurs à quoi que ce soit d’autre que multimédia.

D’aucuns diraient que la faute incombe à l’Education Nationale seule ; l’Etat donne-t-il réellement les moyens aux IUFM de prodiguer des formations de qualité aux professeurs des écoles ? Pour preuve, selon le site France-Examen.com,  « les horaires consacrés à l’étude du français au collège n’ont cessé de décroître. Aussi l’orthographe apparaît-elle comme une « patate chaude » que l’on se refile de l’école primaire au collège. »

J’ai vu l’une de mes filles, à présent en 5ème, exceller dans des dictées en CM2, où l’on valorisait l’élève en comptant les mots… justes, sous prétexte que le « j’ai zéro » pourrait se transformer dans l’esprit des écoliers en « je suis zéro ». Ainsi pour une dictée de 80 mots, lorsque l’on a 60 mots correctement orthographiés, on se glorifie d’un 15/20  alors que ces 20 fautes nous auraient valu un bon zéro pointé il n’y a encore pas si longtemps.

De même, je m’interroge sur l’approximation de l’évaluation établie par des feux rouge, orange ou vert alors que dès la 6ème la « violence » du couperet des notes tombe.

Le constat semble encore plus alarmant quand on s’aperçoit que non seulement les élèves font des fautes d’orthographe, mais que certains instituteurs en font également régulièrement y compris dans leurs leçons polycopiées – leçons qu’ils ont eux mêmes préparées alors qu’en primaire, ils sont censés enseigner les rudiments de la lecture et de l’écriture à nos enfants. Ainsi, ai-je déjà lu dans un cahier de correspondance au CP « la réunion est annulé et reporté ». et l’instituteur de se défendre prétextant une faute de frappe et pire encore selon moi : de ne s’être pas relu avant de photocopier le message distribué à l’ensemble des parents qui, soit dit en passant, n’étaient pas venus s’en plaindre, eux !

L’une de mes amies qui accompagnait une classe lors d’une journée pédagogique, a assisté à un jeu du pendu au tableau qu’animait une maitresse de CE1 : le mot à trouver était « dépendance ». A un élève suggérant la lettre « A », l’instituteur répondit qu’il n’y en avait pas. La surprise de mon amie fut grande lorsqu’à la proposition de la lettre  « E », elle vit le professeur des écoles  noter au tableau « DEPENDENCE » avec un « E » bien consciencieusement. Mon amie, atterrée, n’a pas osé contredire la maitresse devant ses élèves.

Autre erreur des plus fréquentes, confondre le participe passé en «é» et l’infinitif en «er», qui se prononcent de la même manière mais s’écrivent bien évidemment différemment.

Oseriez vous écrire, Monsieur le Président, « ce projet a été ratifier et je vais faire voté une nouvelle loi » ?

Je ne sais combien de fois, faisant acte d’un certain prosélytisme, j’ai voulu rallier à ma cause bon nombre de parents sur la question épineuse de l’orthographe. Ils ont TOUS fait mine de s’y intéresser. Hélas, ce sont souvent ces mêmes parents dont je lis sur Facebook les statuts, qui sont les premiers à faire ces fautes qui me hérissent. Bref, comment peuvent-ils sensibiliser leurs enfants à l’orthographe si eux-mêmes n’ont pas valeur d’exemple ?

Vous allez me croire pointilleuse, voire monomaniaque. Je veux simplement dénoncer une vérité que personne n’évoque : sans l’implication des parents à revoir les cahiers ou accompagner leurs enfants dans les devoirs ou la très grande chance d’avoir un instituteur exigeant « à l’ancienne » l’orthographe française risque fort d’être dévoyée et l’Ecole de la République de continuer à se niveler par le bas. Vous qui semblez être plutôt de gauche, n’y voyez vous pas une réelle injustice ?

Dans un article paru dans le Monde en février dernier « Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci, c’est vrai ! » rédigé par Antoine Prost, historien de l’éducation, on apprend « que la baisse se constate quelles que soient les compétences. A la même dictée, 46 % des élèves faisaient plus de 15 fautes en 2007, contre 21 % en 1997 » Ainsi, la France est passée entre 2000 et 2009, pour la compréhension de l’écrit, du 10e rang sur 27 pays au 17e sur 33. »

Un élève sur trois est faible en orthographe, contre un sur quatre dix ans plus tôt.

Le projet de Vincent Peillon donne opportunément la priorité à l’enseignement au primaire, mais paradoxalement, aucun ministre n’a de prise directe sur ce qui se fait dans les classes.

En clair, le professeur des écoles reste le seul maître à bord.

Antoine Prost nous rappelle donc qu’il est urgent de réfléchir aux moyens d’enrayer cette régression.

Non, Monsieur le Président, la langue française n’est pas une affaire de puristes et n’allez pas croire que la cacophonie de la réforme des rythmes scolaires risque d’améliorer la qualité de l’enseignement !

N’eut-il pas mieux valu, simplement raccourcir les vacances d’été ?

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« L’orthographe est de respect, c’est une sorte de politesse ». Alain

On n’aura pas d’été indien !

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Ou les bons plans pour mamans débordées …

On a beau savoir que la fin de l’été c’est le 21 septembre, s’accrocher à nos tongs et faire gommage sur gommage pour raviver notre bronzage estival, l’automne, je vous l’annonce, est à nos portes en France !

15 petits degrés, ça vous hérisse les poils et vous fais claquer des dents mais vous refusez ostensiblement de reléguer au placard vos petites robes légères et vos tenues d’été.

Les chaussures fermées vous font mal. Vos petons ont pris leur aise pendant presque trois mois et vous regardez avec une moue dégoutée, les collections d’automne de mocassins et diverses bottines que les commerçants installent déjà dans leurs vitrines.

Rentrée politique, économique, sociale, littéraire… nous, les mères, avons dû placer la rentrée scolaire sur la liste de nos priorités « number one », le cœur partagé entre la tristesse de nous séparer de nos chères têtes blondes mais également, avouons le sans culpabilité, le réel soulagement d’enfin pouvoir les y renvoyer en nous libérant de nos statut de mamans esclaves à temps plein.

Alors que vous frissonnez dehors, vous repensez à la chaleur sur votre peau, au sable ou aux galets, à la belle bleue si chaude et dépourvue cette année de méduses (un must !), au basilic odorant qui a parsemé vos tomates/mozza et aux délicieux mojitos sirotés durant vos soirées entre potes. Du coup, c’est écœurée que vous jetez votre crème solaire Piz Buin, celle qui fait vraiment bronzer dixit ma copine Dzeu.

A vous désormais le rush des inscriptions aux diverses activités, la course aux certificats médicaux (la sécu doit en prendre un coup en septembre !), la couverture des 30 manuels scolaires et les dizaines d’imprimés à remplir sans compter les derniers achats de fournitures pour les plus débordées d’entre nous.

Voici quelques petits conseils pour éviter de vous surmener inutilement:

Cette année, en remplissant ces fameux imprimés scolaires : pensez à les photocopier en mettant préalablement du blanc sur la date. En primaire, ce sont souvent les mêmes formulaires qui sont chaque année redistribués. L’année prochaine, vous n’aurez qu’à ressortir vos photocopies et y rajouter la date. C’est tout bête, mais il fallait juste y penser. Certaines écoles poussent le vice à utiliser du papier de couleur (jaune ou vert tout moche) mais ce n’est pas ce point de détail qui doit vous arrêter : investir dans quelques feuilles de la dite couleur sera un achat négligeable par rapport au temps que vous allez gagner.

Si vos enfants sont en maternelle ou en primaire et que les instituteurs vous demandent de TOUT marquer des chaussons jusqu’au dernier crayon de couleur de la trousse, j’ai pour vous la solution :

J’ai découvert grâce à ma copine Audrey, (rendons à César ce qui est à César) LE site qui va changer votre vie (à découvrir ici), qui vous permettra d’investir dans de petites étiquettes de tous formats qui là encore vous feront gagner un temps fou.

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Concernant la couverture des livres, il existe un article magique qui ne nécessite rien d’autre qu’une paire de ciseaux que vous utiliserez pour deux petites coupes à chaque manuel. 8 minutes pour 10 bouquins étiquetés au nom de votre rejeton qui dit mieux ?

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Je me suis chronométrée, donc croyez-moi sur parole ! C’est assez cher mais vous pouvez le trouver ici.

Concernant, les parasites que le charmant petit camarade de votre tête blonde n’aura certainement pas manqué de (déjà) lui offrir par pure générosité, sachez qu’en tant que maman experte et en charge de trois campagnes bénévoles de lutte contre la pédiculose du cuir chevelu (non ! avoir des poux ne veut pas dire être sale mais ne pas les traiter est une sale attitude !) la meilleure solution réside à :

– Avertir la maitresse voir la directrice de l’école de l’invasion imminente et insister pour que cette dernière transmette l’information à tous les parents.

– Utiliser un produit d’action mécanique et non plus pesticide tel que pouxit (je rappelle ici que ce billet n’est en aucun cas sponsorisé, ce qui est dommage en soi car les tignasses de number 1 et 2 atteignent le bas de leurs dos). Les poux se sont habitués aux autres produits alors que Pouxit englue et étouffe la lente/ le pou sans provoquer de crise d’asthme chez votre petit(e) chéri(e).

N’ hésitez pas à INONDER l’intégralité de la chevelure dudit produit, enrubannez la tête de votre petit monstre d’un foulard durant toute la nuit (même s’il est écrit une heure sur la notice) et le lendemain rincez simplement sans faire de shampoing derrière puis passez le peigne fin au moins trois fois dans la journée. Renouvelez si nécessaire. Pensez à traiter l’entourage y compris vous-même (bon courage aux familles nombreuses) avant que votre coiffeur ne prenne un plaisir malsain à vous informer à haute voix pour bien vous humilier que vous êtes atteinte d’une parasitose (enfin, il dira probablement seulement que vous avez des lentes).

Lavez TOUT à 60° et désinfectez vos sièges auto. Si certaines têtes sont littéralement envahies, vous pouvez utiliser du Frontline anti puces et tiques pour chien, (le vapo pas la pipette hein !). C’est ce que j’ai fait sur les conseils d’une amie vétérinaire et c’est radical ! Je vois d’ici vos têtes indignées mais croyez-moi, pour les poux: aux grands maux les grands remèdes.

– En prévention : appliquez quelques sprays de lavandin sur les cols de et écharpes. Pas d’ huile essentielle, ça passe dans le sang.

Dernière combine spéciale ados qui va vous changer la vie :

Cette année, vous avez décidé de ne plus vous prendre la tête à surveiller votre ado pour qu’il cesse de passer sa vie sur les réseaux sociaux. D’abord parce que c’est éreintant et que cela crée des conflits (berk) et puis parce que si vous êtes client chez Orange en tapant dans votre barre internet : 192.168.1.1 et en validant, vous pourrez à loisir décider, en fonctions des éléments qui sont reliés à votre box, de limiter les accès horaires d’utilisation. Chez nous, par exemple, le cyber café et les smarts phone de number 1 et 2 ne sont plus opérationnels à partir de 21h30 alors que rien ne m’empêchera moi, d’aller surfer sur le net jusqu’au bout de la nuit si ça me chante. Croyez moi c’est un outil magique. Plus besoin de menacer ou de confisquer: les ados sont parfois fourbes, soyez le aussi: internet ne fonctionne plus, voilà tout ! Ah … ces opérateurs!

Tout ce temps gagné vous laissera peut être un moment pour vous plonger dans le dernier pavé de 1300 pages de Yann Moix intitulé « naissance » paru chez Grasset ou dans l’un des 555 romans de la rentrée littéraire ou encore de commander l’excellent (il faut bien s’envoyer des fleurs !) « Ex fan des régimes » ici. Vous pourrez également prendre le temps de vous faire votre opinion sur le climat social déjà tendu de la rentrée où tous les projecteurs sont déjà braqués sur la retraite, ce grand mot que nous ne connaitrons certainement pas avant nos 65 ans et plus ou de vous allonger sur un canapé avec un bon bouquin et « l’Homme » pour assister à une nouvelle défaite de l’équipe de France de football alors que Didier Deschamps répète à l’envi que « l’important c’est l’efficacité ».

Avec ces quelques conseils c’est certain, vous, vous pourrez vous targuer d’être une maman efficace sinon vous reste à vous inspirer de cette vidéo, c’est en anglais, mais je suis bien certaine qu’elle vous arrachera un sourire ! Bonne rentrée 2013!

Edit : pour toutes celles qui souhaiteraient bénéficier de 10% de réduction pour les étiquettes, laissez moi votre adresse mail en commentaire de ce billet …

Le clan des siciliens

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Juillet 2013 – Lyon, France.

1541 kilomètres et un vol d’1h40 plus tard nous voici à Palerme, en Sicile. La chaleur nous saisit et nous plaçons sur nos têtes les fameux panamas achetés pour l’occasion que nous nous sommes coltinés sur nos genoux dans l’avion pour ne pas qu’ils soient écrasés par d’autres passagers peu précautionneux.

Nous arrivons à l’aéroport international de Palerme Falcone-Borsellino ainsi rebaptisé en mémoire des deux juges anti-mafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino assassinés en 1992.

L’aéroport est moche, presque comme tous les aéroports mais la belle bleue s’étend déjà sous nos yeux alors que nous faisons la queue auprès du loueur le moins organisé de la place (Maggiore). Notre voyage nous apprendra que mieux vaut avoir quelques rudiments d’italien (en plus d’une conduite assurée) car en Sicile, même dans le milieu du tourisme, l’anglais n’est pas toujours une langue pratiquée. Merci donc à ma prof d’italien de première et de terminale qui me permet, dans un italien approximatif mêlé de gestes et d’espagnol de me faire comprendre et d’enfin récupérer les clefs de notre familiale.

Tant pis pour le réchauffement de la planète, la clim est de mise.

Après quelques kilomètres d’un trafic intense, nous arrivons dans la très vivante Palerme, située dans l’ouest de la Sicile sur la côte nord et capitale de l’île. Cette ville incroyable, fondée aux alentours du VIIIè siècle avant JC par les phéniciens est déployée sur la Conca d’Oro, « coquille d’or », plaine réputée pour ses terres fertiles.

Ici, c’est le Grand Sud comme je l’aime, les palermitains parlent fort en gesticulant avec leurs mains, les draps sèchent un peu partout aux balcons des immeubles dans les ruelles étroites et pas vraiment propres. De petits camions vendent de ci de là des fruits, énormes pastèques juteuses ou pêches odorantes. Le trafic routier est incessant et le port du casque à vespa apparemment aléatoire.

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Palerme mixe la vie d’aujourd’hui et ses vestiges du passé avec ses églises et autres monuments issus de l’époque arabo normande, catalane ou baroque.

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Je m’attendais à être confrontée à des pickpockets en tous genres, ou à entendre des carabinieri en exercice arrêter les vieux parrains de la Mafia, mais la ville est tranquille et les siciliens affables et toujours en quête de vous rendre service sans rien attendre en retour.

Il y a le quartier du Shopping, plutôt concentré via Roma et via Ruggero Settimo où crise oblige, tout est à moins 70% en cette période de soldes, surtout les chaussures, où mes petites chéries vont me traîner pendant des heures avec mon consentement facilement obtenu, je l’avoue.

Il y a aussi les quartiers plus populaires ou historiques comme celui du marché Ballaro, proche de la cathédrale, où ça gouaille, ça chante, où se succèdent les étals d’espadon du jour et les petits escargots blancs qu’on achète à la louche tout cela avec la mise en valeur des olives et de la reine du marché : « il pomodoro », la tomate, magnifique, à 1€ du kilo et son inégalable pesto (pistou) parfumé.

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L’Homme fait un peu la gueule, ses nouvelles chaussures anglaises en daim beige clair trainent dans l’eau poissonneuse mais ça vaut le coup. Le marché est un mélange entre les souks d’Afrique du nord et le marché niçois. J’adore !

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A Palerme, on n’hésite pas à enchaîner les kilomètres et seules les chaussures s’en rendent compte. (J’ai tout bonnement jeté mes sandales à mon retour). Mieux vaut éviter les fameux piaggios multiplaces qui vous proposent à la tête du client, 100 € ou plus pour faire le tour de Palerme et de ses monuments. Certes, l’idée est sympa surtout si vous avez mal aux pieds, mais c’est un tarif plutôt prohibitif pour le service rendu car même après moult négociations, ils tracent et vous ne pouvez prendre aucun cliché digne de ce nom tant vous êtes secoués.

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Dans cette ville colorée, tout est à voir, découvrir comme ce restaurant que nous avons plébiscité :

‘A CUCCAGNA, à quelques pas de la via Roma, via Principe di Granatelli où l’on a savouré à trois reprises, les plus merveilleuses spécialités siciliennes, antipasti , pasta et gnocchi (les meilleurs du monde selon number 2 et number 3), accueillis par un personnel charmant et attachant qui parle français.

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Dans toutes les rues, des petites trattorias, restauration conviviale et familiale, offrent des plats « comme à la maison »et leurs fameuses pizzas. Et puis, entre 13h30 et 16h30, la ville brûlante et bruyante se fait plus calme, tout le monde profitant de l’institution incontournable qu’est la sieste ou file à Mondello.

Situé à la périphérie de Palerme, ce lieu a longtemps été considéré comme la plage préférée des palermitains. Elle s’étend sur un kilomètre, ses eaux sont cristallines mais son sable peu entretenu n’est pas très propre tout comme malheureusement toute la périphérie de Palerme qui a un vrai retard en matière de traitement des déchets. Seule la plage privée aux parasols jaunes est accessible, les deux autres étant réservée aux employés de l’armée et aux employés des bateaux de croisière qui jettent l’ancre à Palerme.

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LE CLAN nous a conviés au Mariage de l’année.

Loin d’être celui des siciliens, c’est celui de la famille Mouche, que j’affectionne tant et qui m’a adopté depuis plus de 20 ans, moi, l’Homme et mes number 1, 2 et 3 et qui nous invite à célébrer l’union de leur fils et de son épouse.

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Pourquoi Clan ? Quand on parle de ce mot c’est que l’on fait référence à un groupe relativement informel. Le Clan ressemble plutôt à une famille… mais à une famille élargie. La vraie famille y a une place de choix… Les oncles, tantes, cousins, les neveux, les parents et les enfants bien sûr en font partie. Mais aussi des amis, des proches, des collaborateurs… En gros des fidèles. Car toute cette logique clanique repose sur l’idée de fidélité : un sentiment un peu à l’ancienne, un contrat moral qui lie les membres clé du clan aux autres et vice et versa.

Plus de 250 français et leurs bambini sont attendus pour cet évènement qui s’étendra sur 5 jours nous faisant découvrir tour à tour, la Palerme historique avec son Palazzo Fatta et ses fresques extraordinaires au plafond, dans le cœur de la vieille ville, Scopello et sa tonnara, décor mythique et si privé du fameux film Ocean twelve, Seggeste, ses ruines et son fameux temple ou encore Castellamare del Golfo et son port de pêche.

Après une incroyable soirée colorée au Palazzo Fatta faite de retrouvailles et agrémentée de vino bianco et de mojitos avec les membres du clan, nous prenons la direction de Scopello à 70 km de Palerme pour y séjourner quelques jours et à nouveau y festoyer comme il se doit pour célébrer l’union qui nous rassemble.

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PALAZZO FATTA

Piazza Marina, 19, 90133 Palermo, Italie

Téléphone :+39 091 611 3972

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Un rocher rouge qui regarde vers l’est et qui fait face à la baie: ici se lève l’ancien village de Scopello (du grec Skopelos: rocher) à quelques kilomètres de la ville de Castellammare del Golfo, en province de Trapani. Un hameau du dix-septième siècle (de l’arabe «Bahal » cour). Entouré de quelques maisons, une petite place pavée, une fontaine en pierre et quelques boutiques. La soirée blanche a lieu sur la place. Les invités ne passent pas inaperçus vu le nombre. Les antipasti s’enchaînent, la pasta et le vino aussi et l’humeur est au bonheur et au rire.

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Je m’interroge : comment les siciliens peuvent ils être aussi minces avec tout ce qu’ils ingurgitent ? Antipasti uno, due, tre, quattro, cinque … e dopo la pasta uno, due …, il pesce (le poisson) poi le dolcezze (puis les douceurs)… Le marié nous a confié avoir annulé le plat de viande !

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Le jour d’après, la visite des ruines de Segeste nous projette plus de 2000 ans en arrière. Son temple, au coucher du soleil est une splendeur.

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Nous dinons dans un Agriturismo proche (mélange de gite rural combinant chambre et table d’hôte) au milieu des vignes. Le chemin d’accès est privé et long de plusieurs kilomètres. Certains s’y perdront même et contribueront à l’animation de la fin de soirée.

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AGRITURISMO TENUTE PISPISA SEGESTA

c/DA Pispisa 6 Calatafimi Segesta

Tél. : +39.33 84 120 567

Le lendemain la Tonnara di Scopello accueille les mariés et leurs invités dans la partie privative du domaine avec sa crique, sa terrasse et ses rochers dans un décor de blanc immaculé et de compositions florales.

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Des siècles de culture et de tradition maritimes habitent la « Tonnara di Scopello » lieu magnifique, magique et entouré d’histoire. La pêche au thon y était pratiquée bien avant l’arrivée des romains et, aux alentours de l’actuelle « Tonnara » s’etendait la mythique ville de « Cetaria », aujourd’hui disparue.

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La dernière pêche de la Tonnara de Scopello a eu lieu dans les années 80 et la mama qui nous accueille dans sa maison d’hôtes, toute proche, s’en souvient encore. « Il mare era di colore di sangue » (la mer était alors couleur de sang). Je préfère la voir si bleue aujourd’hui.
La « cialoma » (chant populaire des pêcheurs) résonne encore dans les entrepôts qui ont gardé leur simplicité et toute leur authenticité, férocement conservés par le propriétaire, amoureux du lieu.

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Dans cette ancienne pêcherie située dans un cadre de rochers -les fraglioni- on peut voir aussi les ancres retrouvées dans la zone de pêche.

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La résidence privée a servi de cadre à de nombreux films et de séances photos et c’est dans ce décor hors du temps, entouré d’une mer d’un vert émeraude, point de départ de la réserve de Zingaro, que les mariés heureux, accompagnés de leurs seize demoiselles d’honneur s’unissent dans la petite chapelle de la Tonnara puis sous une arche de fleurs devant la mer.

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Les invités sont en tenue de soirée et le décor est somptueux. Les demoiselles d’honneur ressemblent à de petites mariées dans leur robe de dentelle et de tulle et accompagnent la mariée souriante et resplendissante.

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A nouveau, le Clan s’unit autour des époux, se retrouve et célèbre comme il se doit cette journée hors du temps.

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Nous ne dormons pas à la Tonnara mais au Baglio Buccellato à seulement un petit kilomètre du lieu de la soirée.

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Il s’agit d’un Bed and Breakfast, situé à quelques pas de l’ancien village de Scopello où Nicola, Giusepina et la Mama de Nicola nous accueillent comme à la maison dans une ancienne demeure sicilienne historique entourée de lauriers, de bougainvilliers et de citronniers. Cette maison en bordure de la petite route qui mène à Scopello est située dans une ferme qui produit des fruits et légumes bio tout au long de l’année et qui possède également un petit supermarché typique ainsi qu’un bar restaurant. Ce bar/patisserie/restaurant ne paie pas de mine, pourtant je peux vous assurer que la cuisine faite comme à la maison, est une pure merveille. La Mama, Giusepina et Nicola sont charmants et ne savent que faire pour vous être agréable et vous faire découvrir leur région et leur cuisine dont ils sont si fiers. La maison est ouverte, comme chez vous, les chambres, certes à la décoration authentique, sont toutes climatisées (ce qui n’est pas un luxe) et vous pouvez, si vous le souhaitez, utiliser la piscine hors sol au milieu des citronniers pour divertir vos enfants, le barbecue extérieur ou encore la lingerie. Des milliers de petites hirondelles ont niché dans la cour de la maison et font bruisser, la nuit venue, les lauriers en fleurs.

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B&B BAGLIO BUCCELLATO

C/da Piano Vignazza, 91014 Castellammare del Golfo, Sicilia, Italia

Alors que beaucoup quittent la Sicile, les festivités du mariage se terminant, nous prolongeons nos vacances à Cefalù, station balnéaire de renommée internationale.

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Située sur la côte septentrionale de la Sicile, à environ 70 km de Palerme. Cefalù fait partie du territoire du Parc des Madonies. Elle est située au pied de la Rocca, un promontoire rocheux de 270 mètres de haut.

La ville, quasi intégralement piétonne, est charmante. La cathédrale est magnifique et admirer les reflets du soleil couchant sur ses édifices est un enchantement.

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Comme je n’ai trouvé aucun hôtel qui puisse nous accueillir en bord de mer, nous dormirons excentrés, à une cinquantaine de kilomètres à la Masseria Susafa.

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Nous séjournons, dans un l’agriturismo Masseria Susafa qui me semble à l’autre bout du monde tant il est isolé, à au moins 20 bonnes minutes du premier village. Mais le lieu, malgré la gestion approximative d’un manager italien qui gesticule beaucoup mais fait si peu, est magnifique, la vue à couper le souffle et la décoration soignée et moderne. Heureusement une jeune et jolie sicilienne polyglotte, Gabby, compense par son sourire et sa disponibilité les carences toutes masculines du directeur du lieu. La piscine est superbe et il y fait frais la nuit. Pour s’y rendre mieux avoir un GPS -c’est certain- car l’Homme qui n’écoute que son instinct de mâle au volant est sortit de l’autoroute trop tôt et nous a offert un tour complet de la montagne de plus d’1h20 et pourtant, nous avions mon Tom Tom !

Retour vers la France…

Le Clan a eu bien du mal à se séparer… nostalgiques, des groupes se reforment en fonction de leurs implantations géographiques et prennent plaisir à se retrouver pour prolonger la magie du moment. Certains sont repartis plus loin pour la Réunion (hein la Caillasse !), pour Singapour (Hein Marguerite !) ou ailleurs…

L’été continue … et je souris en défaisant nos valises en pensant que dans moins de trois semaines, nous serons à nouveau réunis avec certains, quelque part sur une plage de galets de la Méditerranée.

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Lunga vita al Clan della famiglia Mouche !

Abercrombie & Fitch totalement «Gide»

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Le «Swag», tout le monde ne l’a pas. D’ailleurs, est-ce qu’on a le Swag ou est ce que l’on est Swag ? That is the question. Dixit nos ados, tout cela va dépendre de la façon dont vous vous habillez, dont vous marchez, dont vous parlez. Bref, c’est une attitude qui reflète une certaine assurance, une sorte de « classe », une manière d’être « frais » et non plus «cool», adjectif désormais dépassé.

Attachée au bien être de mes petites chéries, j’ai souvent fait comme bien des mamans et cédé à la pression des demandes de ces dernières qui n’avaient de cesse de me répéter que pour être «à la mode» ou encore «avoir le swag» telle ou telle marque étaient plus tendance qu’une autre.

Malgré le fait qu’il faille aller acheter les fameuses pièces dites « tendance » dans des points de vente qui présentent leurs fringues dans la pénombre et que je me sente souvent dépassée pour apprécier ce concept, la marque Abercrombie & Fitch, jusqu’à ces derniers temps, faisait partie occasionnellement des marques des filles jusqu’à ce que …

J’entende ou lise de ça et là les propos de Mike Jeffries, PDG de la dite marque (dont je vous laisse apprécier la plastique parfaite) dans une déclaration qui dépasse tout entendement (surtout pour une marque américaine) :

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«On n’engage que des gens beaux en magasins. Les gens beaux attirent les gens beaux et nous ne voulons vendre qu’aux gens beaux et cool. Les autres on n’en veut pas.»

Certes, cette citation date de 2006 mais la récente décision de la marque de ne plus approvisionner le rayon femme de leurs magasins en taille XL et XXL -car les femmes rondes ne sont pas en adéquation avec l’image de la marque- ne fait que confirmer la position de la firme.
A la question : «La marque Abercrombie est-elle exclusive ?»
«Complètement» répond sans sourciller son PDG.

Il ajoute même : «Dans chaque école il y a des enfants cools et populaires, et d'autres qui ne sont pas si cools que ça. Franchement, nous nous adressons aux enfants cools, qui ont une attitude super et qui ont plein d'amis. Plein de gens ne rentrent pas dans ce cadre et ne pourront pas y rentrer.»

Bref, si vous ou votre fille dépassez le petit 38 proposé, vous reste à vous rabattre sur les magasins H&M qui à contrario, viennent de choisir un mannequin en taille 44 pour promouvoir leur nouvelle collection d’été 2013 de maillots de bain.

Face aux propos ubuesques et totalement discriminatoires de la marque, Greg Karber, un américain, a décidé de distribuer des vêtements de la marque à des SDF et lancé son opération via les réseaux sociaux sous le hashtag : #fitchthehomeless

Découvrez l'opération ici.

En faisant porter des vêtements Abercrombie à des personnes qui représentent l’image opposée de celle de la marque, Greg Karber entend bien susciter des réactions au sein de l’enseigne qui pour l’heure préfère détruire ses stocks que de les distribuer à des personnes dans le besoin car toujours pour la marque, être pauvre n’est pas cool non plus.(Ah bon ?)

«Abercrombie ne veut pas donner l’image qu’une personne pauvre peut porter ses affaires. Seules les personnes d’une certaine stature peuvent acquérir et porter les vêtements de la marque».

En conclusion : pour avoir le droit de dépenser son argent durement gagné chez Abercrombie mieux vaut être belle, cool, riche et avoir plein d’amis minces, cools, riches… un peu trop excluant non ?

Pour ma part, à l’heure où j’écris ce billet j’ai pris la décision la plus Swag qui soit : refuser le diktat d’une marque exclusive, limitée et sans intérêt en confirmant mon engagement pour le droit à la différence pour tous et toutes et surtout, le respect de cette dernière.

Définitivement, j’affirme que selon moi, la marque est désormais «Gide» car vous l’apprendrez peut être grâce à ces quelques lignes, mais le contraire du Swag, c’est le Gide.
Ne vous demandez pas pourquoi, personne ne le sait …

Ma IT-liste des bons plans Shopping et des sorties à Marrakech, part’2

Part’2 : La Médina

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Ville au pied des montagnes de l’Atlas, Marrakech c’est aujourd’hui plus d’un million d’habitants et c’est la 4ème plus grande ville du Maroc. Dans mon précédent billet, je vous ai présenté le Guéliz, centre ville commercial et j’ai aussi évoqué l’Hivernage, qui regroupe de nombreux complexes hôteliers, mais cette seconde partie va vous aider à trouver les bons plans dans la Médina, le véritable cœur de la ville.

Centre historique, la ville rouge a été classée en 1985, comme patrimoine mondial de l’humanité. En effet, dans les 700 hectares de la Médina, l’habitat ancien, devenu vulnérable du fait du nombre d’habitants, représente, avec son dédalle de ruelles, ses maisons, ses souks, ses fondouks, ses activités artisanales et commerciales traditionnelles, un exemple éminent de ville historique vivante. A certains qui ne connaitraient pas la ville, ses ruelles sombres et étroites font un peu peur.

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La Médina, c’est un peu comme des galeries dans une fourmilière, mais rassurez-vous, une fois que certains repères sont acquis, et pour peu que vous n’hésitiez pas à demander votre chemin, ces ruelles vous mèneront toujours là où vous voulez aller. Mieux encore, si c’est votre premier séjour, faites exprès de vous y perdre et demandez régulièrement des cartes de visites aux échoppes où vous vous serez arrêtée.

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Après 10 ans d’escapades annuelles, j’ai carrément honte de vous l’avouer mais je connais mieux Marrakech que Clermont-Ferrand (où je vis depuis cinq ans) et où je suis totalement incapable de m’orienter (c’est de la mauvaise volonté et la faute de mon GPS).

Les points de repère visuels stratégiques ? La koutoubia et la fameuse place Jemaâ el fna.
Lorsque vous êtes sur la place, il y a les entrées des différents souks devant vous et dans votre dos le quartier du Mellah à 15 minutes à pied en flânant.

Mes adresses dans le Mellah :

Le Mellah, c’est l’ancien quartier juif, on y trouve un très beau marché aux fleurs (notamment des roses parfumées arrivées des vallées du Dadès et du M’Goun) et de chouettes échoppes de bijoux en argents ainsi que certaines boutiques de créateurs français dont je raffole et mon herboriste, chez qui je m’approvisionne en épices.
J’adore aller place des ferblantiers, c’est un endroit sympa pour souffler un peu et admirer les cigognes dans leurs immenses nids sur les remparts de la ville pour peu que vous preniez de la hauteur dans l’un des deux restaus que je vous propose.

POUR Y DEJEUNER :

Bon Marché :

Le Café Terrasse Palais El Badia et sa terrasse panoramique en plein soleil. Vous pourrez déjeuner léger, local, à un prix comme dit le patron « populaire ». Vous y mangerez les spécialités marocaines: couscous, tajines, brochettes et autres salades. C’est simple mais bon et vous pouvez y aller en toute confiance même avec les salades.

CAFE TERRASSE PALAIS EL BADIA
4, rue Touarez Berrima Bab Mellah
Tél. : 00212 (0)5 24 38 99 75

cigognes

Plus chic :

LE KOSYBAR
A côté du Palais Badii (qui vaut vraiment la peine d’être visité) et faisant totalement face au restaurant précédemment évoqué.
Ancienne demeure du 19ème, j’aime la décoration du lieu (surtout), j’admire la vue sur l’Atlas et l’agilité et l’endurance physique du serveur qui, quand on est sur la terrasse la plus haute, monte et descend non stop toujours avec le sourire, un tout petit escalier en colimaçon en fer forgé. J’apprécie les différents niveaux et terrasses qui permettent soit de prendre le soleil soit d’être à l’ombre du grand Eucalyptus de plus de 30 mètres de haut de la place (encore appelé gommier des rivières). Des plats moins locaux et plus cuisine du monde (ils ont un chef japonais et proposent même des sushis), des tarifs plus élevés mais du frais dans une atmosphère déco chic que j’adore avec mes copines.

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KOSYBAR
47, Place des Ferreblantiers – Marrakech
Tél. : 00212 (0)6 62 21 84 39

SHOPPER SUR LA PLACE DES FERBLANTIERS :

Sur l’extrémité à gauche HANDMADE INTERIORS PRODUCTS:
Des jeunes artisans marocains ont ouvert une boutique sur la place des Ferblantiers à Marrakech, où ils proposent des tas d’objets de l’artisanat traditionnel remis au goût du jour. Verres, lanternes, bougeoirs, lettrage insolite en bois ou en Zinc de style industriel, … une déco en verre et en métal. Une adresse branchée à découvrir que vous pourrez avec plaisir, c’est certain, intégrer dans votre déco de retour chez vous. Par contre, dur/dur de négocier les prix.

29, place des Ferblantiers – Mellah

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ZWIN’ ZWIN’
Découvrir la mode marocaine avec un soupçon de chic parisien, c’est ce qui vous est proposé par les créateurs de Zwin’ Zwin’ qui ont tiré leurs créations à la suite de nombreux voyages…
Pochettes, accessoires, … avec du cuir de qualité dans une palette de teinte insoupçonnable, ou encore d’autres pochettes réalisée à partir de sacs de graines ou de riz recyclé, le tout mis en place par des artisans locaux.
Je ne résiste pas à vous montrer mon dernier achat :

zwin

Pour info, zwin’ zwin’ a ouvert une boutique en ligne d’où l’on peut désormais commander pour la France en cliquant ici.

Les herboristes, il y en a beaucoup.
Le mien, je le garde surtout pour la fraicheur de ses épices qu’il moud devant moi à deux reprises (pour obtenir du très fin) et par fidélité. Il m’a également appris, qu’une cuillère à café de cumin moulu suivi d’un thé à la menthe, soigne la tourista ou une simple gastro car c’est un véritable pansement gastrique naturel, que la graine de nigelle dans un mouchoir soigne le rhume, la migraine ou évite les ronflements … Quand j’ai le temps, je suis toujours invitée à prendre un thé et accueillie par un « Salam !: tu as grossi, non ? ». Au fil des années, j’ai voulu comprendre, eu égard à la culture marocaine, que c’était là un compliment. Bref, j’y vais chercher mon cumin moulu et faire préparer mon Raz el Hanout ou autres mélanges pour les tajines et je rougis à chaque fois de plaisir lorsqu’ à l’issue de mes achats, je me vois offrir (ok, en lui ayant rappelé de le faire, c’est devenu une habitude), un carré d’ambre dont je me parfume illico les poignets et les derrières d’oreilles avant qu’il n’aille rejoindre mes tiroirs de linge.

HERBORISTERIE BEN DRISS n°22
21, 22 Kissaria Jdida-hay essalam, Mellak – Marrakech

Dans ce coin et pour repartir vers la place, je prends la direction du quartier kennaria et je ne rate pas la boutique d’une créatrice française: Warda la Mouche.
Sarouels en jersey dans de jolies couleurs, robes, tuniques simples ou plus sophistiquées agrémentées de broderies, manteaux légers, foulards fleuris, sacs assortis, ceintures, ballerines …. Et ce qui ne gâche rien un coin enfants et un emplacement bonnes affaires intéressants. On y trouve des pièces inspirées de modèles marocains mais revisitées et que vous porterez avec grand plaisir de retour en France. Mon pécher mignon ? N’allez pas le dire à Sandrine, mais j’adore les sacs dans lesquels elle plie les vêtements quand on repart avec nos achats.

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WARDA LA MOUCHE
Sandrine et Chawki
Prêt-à-Porter Warda la Mouche
127 rue Kennaria – Médina – Marrakech
00212 (0)5 24 38 90 63

Retour sur la place, prenez l’entrée vers le Souk Mouassine (c’est devenu mon référent)

J’adore aller boire un verre au café Arabe
184, rue Mouassine – Medina – Marrakech
Tél. : 00212 (0)5 24 42 97 28

Dans ce quartier, j’ai découvert un restau pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur : le jardin.

jardin

Dans un patio arboré dans une bâtisse du XVIIème siècle qui a été intégralement reconstituée, une adresse découverte grâce à la pluie et à la trop grosse attente du restaurant de la terrasse des épices (ce sont les mêmes propriétaires), De superbes tonalités vertes, une déco très 60’s et travaillée imaginée en harmonie avec un artisanat marocain poussé à son expression la plus contemporaine. Dans ce jardin ombragé de bananiers, on mange bien : des salades, des produits bio et de délicieuses gourmandises se dégustent non stop de 9h à 23h. Le manager est a-do-ra-ble, il a même été jusqu’à nous chercher des manteaux de laine pour nous réchauffer un jour (pourtant rare) de pluie.

le jardin

LE JARDIN
32, souk El Jeld Sidi Abdelaziz
Marrakech Medina
Tél. : +212 (0)5 24 37 82 95

Un autre (bon conseil : allez flâner Souk Cherifia…

souk cherifa

Vous y trouverez toutes sortes de petites boutiques de stylistes et autres créatrices. Je dis « créatrices » car chose rare dans la Médina, ce sont en majorité des femmes qui tiennent les boutiques. Là bas, je vous conseille d’aller faire un tour chez Original Marrakech.

Le principe ? Ramener chapeaux, paniers ou corbeilles en paille brodées au nom que vous souhaitez.
Les produits d’Original Marrakech sont fabriqués à la main dans leur atelier qui se trouve dans la palmeraie de Marrakech. (et juste avec les feuilles, on abat pas les arbres hein !)
Ensuite, la broderie est faite toujours « à la mano » par Kadija et Jessica dans le show-room, situé sous le restaurant la Terrasse des épices.
Je ne résiste pas à vous montrer le mien que j’ai fait réaliser pour les hôtes de ma maison:

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ORIGINAL MARRAKECH
4 Souk Cherifia, Medina – Marrakech

Déjeuner, détendre vos pieds et apaiser une grande soif ou un petit creux ?

Votre nouveau point de repère c’est la place aux herbes et son café des épices. L’ocre, le rouge laqué et le marron choisis par Anne Favier, la décoratrice de cet établissement, contribuent à cette ambiance à part, simple, conviviale et paisible voulue par Nicolas et Kamal qui ont pensé à tout et ont équipé leur établissement d’une connexion wi-fi ! (mes adresses en ont toutes une : on est accroc à son smart phone où on ne l’est pas !)Du thé à la menthe, bien sûr, mais aussi des pâtisseries marocaines, un choix de boissons fraîches, des salades, des sandwichs et même de délicieux petits tajines sont servis au rez-de-chaussée, dans la salle climatisée du 1er étage ou encore sur le toit-terrasse qui embrasse le large panorama de la médina.

CAFE DES EPICES
75, rahba Lakdima, Marrakech Medina
Tél. : + 212 (0)5 24 39 17 70

Une jolie boutique de sacs et accessoires sur la place :

bloom

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BLOOM BOUTIQUE
n°43, Place des épices – Marrakech-Médina
Tél. :+212 (0)6 65 73 62 72

Reprenez la direction de Mouassine et ne ratez sous aucun prétexte la boutique Nectarome.
Vous y trouverez des produits de Hammam, Spa, des huiles d’Argan et de figues de Barbarie, des huiles de massage, ou essentielles à brûler, du Ghassoul et des savons noirs aromatisés ou non. Pour info, il existe une autre boutique dans le centre commercial du Carrefour qui se trouve sur la route de l’Ourika mais encore faut il pouvoir s’y rendre. La référence pour moi et pour bon nombre de riads plutôt chics qui utilisent ces produits pour leurs soins du corps.

NECTAROME
52 , Fhal Chidmi – Mouassine
Tél. : + 212 (0)6 79 96 31 07

Redescendez vers Mouassine en direction de la place Jemaâ El Fna et de Bab Fteuh et et cherchez sur votre droite une belle devanture d’échoppe du nom de Beldi.

Vous êtes dans l’antre d’une véritable maison de haute couture marocaine où son propriétaire discret et très gentil vous accueille avec un grand sourire. Ma copine Mouche s’est offert là bas une sublime veste d’un tombé impeccable et ornée d’une passementerie de soie sublime.

BELDI
9 et 11 Laksour – Bab Fteuh – Marrakech Medina
Tél. : +212 (0)5 24 44 10 76

Vous chinez une belle pièce ancienne, un objet d’art ou un tapis ?

Toutes les stars s’y sont arrêtées. Ne ratez pas la boutique du charmant Youssef, chez Ethno Art. J’y ai repéré un lot de deux bonbonnières en os magistrales et si vous souhaitez ramener ou faire expédier (partout dans le monde) une « master piece » de l’art marocain c’est aucun doute l’adresse à laquelle vous devez vous rendre sans plus attendre.

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ETHNO ART GALLERY
19/21 Souk Elkebir
Semmarine-Médina – Marrakech
Tél. : +212 (0)5 24 44 43 87

Parce qu’on est des filles, on ne peut pas ressortir des souks sans avoir ramené pochettes ou sacs en daim ou en cuir.

Voici mes deux dernières adresses fétiches :

KECH CUIR DESIGN
De beaux sacs en cuir ou en peau très occidentaux.
Souk Serrajine-Semmarine n° 11 et 13
+212 (0)5 24 38 33 44

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CHEZ IBRAHIM LE BERBERE
Il faut prendre un autre souk :
Znekat Rahba Lakdima n°5/42 Biyadine – Marrakech
Tél.: +212 (0)5 40 06 22 15

Voici mon dernier achat pour number 2. Je vous laisse juge. (moins de 30 € en peau)

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J’aurais pu vous parler également d’un tas d’autres petites boutiques que j’adore et bien évidemment des fameux pompons, marque pages et de la passementerie en général dont je raffole et que je ramène sans compter mais impossible de tout aborder en une fois.

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passementerie

Bref : Prenez vite un billet d’avion et découvrez par vous-même.
Et comme on dit là-bas : rendez-vous à Marrakech (Inch Allah !)

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Ma IT-liste des bons plans Shopping et des sorties à Marrakech, part’ 1

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Partie 1: le GUELIZ, la ville nouvelle.

Chaque année et ce depuis dix ans, la ville rouge millénaire m’appelle pour une virée entre copines et ce séjour, qui n’excède souvent pas un week-end prolongé (parce qu’au-delà « l’homme » qui croule déjà sous le boulot, plie sous le poids des taches liées à la maison et/ou aux kids), marque pour moi le réel début du printemps.

Marrakech, c’est la plus berbère et la plus africaine des cités impériales, la plus cosmopolite aussi. Dans ses pierres, on trouve mille ans d’histoire, des restes des premières splendeurs almoravides (comme le Minbar de la Koutoubia) à l’architecture rectiligne et moderne de la villa Majorelle où repose désormais l’âme d’Yves Saint Laurent.

A vouloir me fondre dans la ville et éviter les touristes en général, j’ai toujours eu à cœur de référencer les dernières bonnes adresses en vogue, connue seulement des « marrakchias », comprenez des français vivant dans la ville ocre.

Cette ville, qui en arabe nous rappelle qu’on y passe (Marra) et qu’on y revient (Kech).

Comme je suis une vraie bonne copine, je fais ici acte de totale générosité en vous offrant sur un plateau, quelques uns de mes meilleurs plans avant d’en obtenir de nouveaux par Christian Alexandre (n’est ce pas ?) lors de ma prochaine visite à Kech (Inch’Allah).

Pour séjourner lors d’un week-end à Marrakech en gros, trois choix s’offrent à vous : La Médina, L’hivernage ou la Palmeraie (à éviter pour un court séjour, trop loin du cœur de la ville).

La médina. Elle constitue le centre névralgique et le cœur historique de la ville de Marrakech. Elle s’étend sur 600 hectares (c’est dire si vous ne pourrez pas l’arpenter en stilettos) et elle est l’une des plus vastes médinas du Maroc et la plus peuplée d’Afrique du Nord. De l’aéroport, pour rejoindre ses remparts, il ne vous faudra que 15 minutes et il vous en coutera environ 10 euros. Pour celles et ceux que l’appel à la prière réveillerait au lever du soleil mieux vaut séjourner dans le quartier de l’hivernage. Les riads sont fantastiques d’authenticité mais on s’y doit d’être extrêmement discret car tous les bruits font échos. Bref, malgré une position stratégique pour passer régulièrement y déposer ses achats ou s’y reposer sur leurs terrasses ensoleillées, ce n’est pas le choix idéal pour les grands éclats de rire tardifs entre copines (ni les débats torrides en amoureux d’ailleurs). Préférez donc l’hôtel des Jardins de la Koutoubia, à deux pas de la place, ou un grand hôtel de l’hivernage où vous serez plus anonyme ou alors … voyez les choses en grand : et privatisez un riad juste pour vous et vos amies si vos finances vous le permettent.
En général, quand on arrive le week-end et comme les magasins sont fermés le dimanche dans ce quartier on commence son shopping par le GUELIZ, la ville nouvelle de Marrakech et son avenue Mohamed V, bordée d’orangers.

La boutique de chaussures à ne pas rater c’est :
ATIKA
-34, Rue de la Liberté – Guéliz – Marrakech
Tel.:+ 212 05 24 43 64 09 – Ouvert de 9h à 12h30 et de 15h30 à 20h

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En fonction de l’heure, c’est un peu la foire d’empoigne (surtout que les vendeuses sont payées à la com’ et carburent) et que certaines françaises « bien comme il faut » n’hésiteront pas à vous bousculer ou sans un mot ni aucune gène vous arracher des mains la dernière paire de mocassin en 38 que vous venez d’essayer. Tant pis, agrippez vous, à vos choix et tenez bon, ça vaut le coup. Les chaussures s’inspirent des modèles Hermès ou TOD’S mais ne sont pas des copies, elles sont de qualité (70€ la paire) et estampillées ATIKA. On y trouve aussi des ceintures et quelques sacs. L’hiver, on peut se laisser tenter par de très belles bottes. Juste à côté, existe la même boutique pour les petits petons de nos rejetons : TESORUCCIO, compter 39 € la paire jusqu’au 29. Je ne résiste pas à vous glisser un cliché des petits pieds de ma benjamine de 6 ans (qui fait encore du 28, ouf !) et qui les adore en blanche vernis pour cet été !

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En sortant d’Atika, prenez à gauche (soit dit en passant, le 2ème bijoutier devant lequel vous passerez travaille à merveille l’or et l’argent) puis de nouveau à gauche dans la rue des Anciens Marrakchis pour y découvrir la boutique MOOR. Dans un esprit couture très chic, vos yeux s’arrêteront forcément sur des tuniques, des petites vestes et des manteaux parés de somptueuses broderies entièrement cousues main et honnêtement d’une très rare élégance. Inspiré par la Médina et ses artisans brodeurs, Yann, un créateur et directeur de style, a fondé en 2007 la marque. Moor mélange les collections de tuniques, les accessoires et les objets chinés à Marrakech. Pas donné non plus, car les prix s’étalent de 150 à 1500 € mais ce sont de véritables pièces couture. Par ailleurs, l’accueil y est toujours très sympa même lorsque comme moi, on y va surtout pour le plaisir des yeux.

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MOOR – -7 rue des anciens Marrakchis – Guéliz Tél. +212 5 24 45 82 74

Juste en face, Amina TIFNOUTI, créatrice marocaine, vous ouvre ses portes avec un chaleureux sourire et son véritable sens du client (elle fera tout pour vous faire plaisir). Amina, vous propose un ensemble de magnifiques tuniques brodées en velours, soie et autres matières nobles d’une très rare élégance ainsi que des pièces pour les enfants, une sélection d’accessoires (étoles, chaussures, pochettes vraiment originales de petits créateurs), d’objets de déco (linge de maison, coussins…) et autres bijoux. Franchement mon véritable coup de cœur. Des achats qui ne sont pas vus ailleurs et ce qui ne gâche rien : des prix vraiment raisonnables.

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AMINA TIFNOUTI-3, rue des vieux Marrakchis – Guéliz – Tél. : 00 212 5 24 44 72 44

Si vous retournez sur la rue de la liberté et que vous continuez à gauche, poussez jusqu’à Scènes de Lin pour y acquérir un très beau linge de maison, des objets de déco ou du lin brodé au mètre très travaillé. Scène de lin a désormais une boutique à Paris et si vous ne pouvez pas attendre votre prochaine escapade au Maroc rendez-vous donc au 47 rue de Grenelle dans le 7ème.

SCENES DE LIN MARRAKECH -70, rue El Houria (ancienne rue de la Liberté) – Guéliz
Tél : +212 24 43 61 08

Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et 15h30 à 19h30

Repartez d’où vous êtes arrivée et rendez-vous sur la grande avenue Mohamed V juste en face chez Place Vendôme. « Monsieur Claude », descendant des Ets Léon Amzallag ouvert depuis 1950, vous attend ainsi que ses vendeuses accueillantes et souriantes dans sa très belle boutique de cuir où vous trouverez bagagerie, maroquinerie, vestes, manteaux, blazers, pantalons qui brillent par leur qualité et par leurs finitions soignées. A noter, l’établissement s’adapte parfaitement aux besoins de sa clientèle et propose de magnifiques étuis de tablettes de tous formats ainsi que des articles de sellerie. Une adresse incontournable où vous ne saurez pour quel accessoire de maroquinerie craquer. Personnellement, j’y achète chaque année 1 à 2 pièces de cuir couleur Orange Hermès et j’en suis accroc. Ici, on se souvient de vous et l’accueil est vraiment agréable. Une très belle adresse.

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PLACE VENDOME-141, Bd Mohammed V.Guéliz.Marrakech – Tel.:+ 212 05 24 43 52 63
Ouvert de 9h à 12h30, de 15h à 19h30 – Fermé le dimanche

Autre visite incontournable à 10 mètre de Place Vendôme, la boutique d’Emmanuelle Amzallag, son épouse : l’Orientaliste.

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Un foisonnement de merveilles, un retour aux années 30 durant lesquelles l’orientalisme faisait rage. Meubles anciens, luminaires, tableaux animaliers, faïences, affiches originales, tapis, coussins se mêlent avec bonheur à des pièces plus contemporaines, toujours d’excellente facture. Vous y découvrirez aussi de beaux objets réalisés par des artisans marocains ou des créatrices, comme une large gamme d’huiles essentielles le tout berçant dans un envoûtant parfum d’Orient (confectionné à Grasse mais dont le contenant, pur petit bijou, est réalisé au Maroc). Personnellement, l’ambre est faite pour moi.

L’ORIENTALISTE – 11 et 15, Rue de la Liberté – Marrakech – Tel.:+ 212 05 24 43 40 74
Ouvert de 9h à 12h30 et de 15h à 19h30 – Fermé le dimanche

Un petit thé à la menthe ou un nouss nouss ? Besoin d’aller consulter vos mails grâce au WIFI ?
Nous, on aime la terrasse ensoleillée du BAB HOTEL.

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Boutique hôtel a Marrakech, cet hôtel récemment rénové et dirigé par une nouvelle équipe est un point de rencontre branché et design.

BAB HOTEL – Angle Bd Mansour Eddahbi – Rue Mohamed El Beqal – Tel.:+ +212 05 24 43 52 50

Un petit creux pour un goûter ou envie de ramener un peu de sucré en France ?
Les pâtisseries marocaines de Mme Halimi, 11 rue de la liberté à Guéliz sont pour moi la référence en la matière sur le Guéliz.

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Vous avez besoin d’un soin ? D’une épilation ? Ou vous avez tout simplement oublié votre brosse à cheveux préférée en France ?
La parfumerie Bib et Bab – 126, Bd Mohamed V à Guéliz est l’endroit idéal. Tel.: +212 5 24 43 01 54

Avant de dîner, allez prendre l’apéro au grand Café de la Poste, c’est une institution.
127, Avenue Mohammed V – Guéliz

Diner : les yeux fermés au restaurant Al Fassia, qui vous servira les spécialités marocaines.

AL FASSIA – 55, Bd Zerktouni, Rés Tayeb 1er – Guéliz – Tél. : +212 05 24 43 40 60

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Attention : les réservations (qui ne se prennent que le matin) sont indispensables pour espérer y avoir une table et déguster leurs assortiments de petites salades (j’adore), leur pastilla (je me pâme !), leur couscous royal (si parfumé) ou leur épaule d’agneau aux amandes pour deux. A noter : un service au féminin.

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La désespérance au bout du briquet

L’auto-immolation, cet acte de s’asperger d’essence et de mettre le feu à son propre corps, est pratiquée depuis plusieurs siècles dans certaines cultures. Depuis le XXe, elle est utilisée comme forme de protestation politique radicale.

A l’heure du débat sur le mariage pour tous, pourquoi ne pas rappeler qu’il n’y a que 14 ans, en 1998, Alfredo Ormando, écrivain homosexuel sicilien, s’immolait sur la place Saint-Pierre afin de protester contre l’attitude de l’église catholique romaine vis-à-vis des homosexuels.

De même, pour les quelques toujours trop peu nombreux citoyens du monde qui ont à cœur de sauver la cause des tibétains, l’auto immolation était le signe jusqu’à cette semaine, d’une forme ultime de désobéissance civile de ce peuple, mêlée à l’espoir qu’en ayant recours à ce geste radical, les chinois comprendraient à quel point leur politique oppressive est insupportable et ruine également leur propre karma. Après l’horreur des premières immolations, ces dernières se sont poursuivies, isolées mais toujours régulières si tant est que l’horreur timidement relayée dans les médias en Europe et de par le monde, en est presque devenue banale. En effet, faute de pouvoir recourir à des moyens classiques de protestation, le Tibet a connu une vague d’auto-immolations sans précédent. Depuis trois ans, pas moins de 100 tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre les mesures répressives du gouvernement chinois au Tibet. Ces Tibétains, qu’ils soient moines, nones, laïcs… ont laissé derrière eux des messages en guise de testament, dans lesquels ils réclament la liberté et le retour de Sa Sainteté le dalaï-lama au Tibet. Au lieu de chercher à comprendre les raisons qui ont conduit à ces actes, le gouvernement Chinois continue d’accuser le leader spirituel des tibétains et des forces extérieures et réagit aux immolations par une répression accrue. Il boucle les régions rebelles et interdit l’accès aux journalistes, aux touristes et autres visiteurs du Tibet. Pékin cherche à contenir les nouvelles formes de résistance en utilisant des mesures toujours plus draconiennes. Des poursuites judiciaires sont menées à l’encontre des familles et des amis suspectés d’une quelconque implication. Plus de soixante années de politique étrangère, de répression politique, d’assimilation culturelle, de déplacement de populations, de discrimination raciale, de marginalisation économique et éducative et de destruction environnementale massive ont donc abouti à un génocide grandissant au Tibet que le monde refuse de voir.

À la fin de l’année 2010 et au début de l’année 2011, une vague d’auto-immolations a aussi frappé des pays du MENA (Middle East and North Africa ) dans le cadre des protestations et des révolutions dans le monde arabe. Ainsi, au moins 14 cas ont été rapportés, y compris l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, qui aurait été l’étincelle de la révolution tunisienne de 2011.

Symbole des failles non colmatées de notre société française, le 13 octobre 2011, une enseignante française s’auto-immolait par le feu dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers. Le 26 octobre 2011, une autre femme de 68 ans tentait quant à elle de s’auto-immoler devant le palais de l’Élysée après avoir évoqué ses « problèmes de logement » ; elle avait alors été sauvée par une policière présente sur les lieux.
Le Président l’a-t-il su ? S’en est il ému ?
Depuis quelques mois et parce que nous vivons une crise économique mondiale qui s’intensifie sans cesse, l’auto immolation est en passe de devenir en occident -ou tout au moins en France ces dernières semaines- une véritable gâche médiatique et le symbole absolu d’un « mal être » morbide.
Bien que nous vivions dans l’une des sociétés les plus protégées du monde, ce ne sont pas moins de deux chômeurs qui ont eu recours cette semaine dans notre pays à l’auto immolation. La première a eu lieu à Nantes devant une agence Pôle Emploi après que la personne ait pris soin de prévenir les médias de son geste. La seconde a eu lieu à St Ouen mais la tentative a échoué. De même, un pompier volontaire s’est également aspergé d’essence à son domicile et a succombé à ses blessures tout comme ce gérant de magasin de St Jean de Maurienne qui s’est embrasé sur le parking de son établissement. Mais ce n’est pas tout : un sans abri a été empêché au tout dernier moment de passer à l’acte tout comme un adolescent qui totalement en proie au désespoir, à également choisi d’accomplir ce geste radical dans un coin de la cour de son établissement scolaire. Fort heureusement, il a pu être sauvé par des camarades qui ont réagit assez tôt lui évitant ainsi qu’il ne se blesse trop sérieusement.
Toutes ces immolations ont un point commun : au bout de la flamme et de ces souffrances ultimes : c’est avant tout un geste de sacrifice de soi qui prend la forme d’un suicide.

Un geste d’une brutalité sans nom et dont la mort – que l’on peut imaginer d’une incommensurable souffrance – est l’issue fatale. Tous ces nouveaux martyrs de la société, espèrent sans doute, que par delà leur sacrifice, subsistera un message ayant pour vocation si ce n’est à changer le monde, de jeter à la face de cet univers impitoyable et tellement injuste, leur intolérable désespoir et la réalité d’une douleur sociale qu’ils trouvent insurmontable.

Que ce soit au Tibet, en France, en Tunisie ou ailleurs, le point commun entre tous ces citoyens du monde est l’embrasement de leur âme qui elle, c’est certain, à un moment donné, a perdu toute espérance.

Mes copines sont toutes des princesses…

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Parce que (fort heureusement), nous sommes toutes différentes, nous n’avons pas les mêmes parcours de vie, ni des envies ou aspirations similaires. Nos destinées à toutes, ont été jusqu’alors riches et foncièrement différentes, marquées d’expériences plus ou moins heureuses qui ont façonnées les femmes (formidables !) que nous sommes aujourd’hui.
A plus ou moins un an, nous voici toutes « quadras ».

Certaines, sont mariées et ont en général des enfants, d’autres sont séparées voire divorcées avec ou sans enfant. Les unes ont cru en de longues histoires qui ont fait le lien entre leur trentaine et leur quarantaine et qui les laissent désormais seules, non plus « mal accompagnées » mais revers de la médaille, plus accompagnées du tout et avec un arrière goût de temps gâché. Les autres, ont enchainé une succession de relations sans lendemain et commencent sérieusement à penser que les Princes sont décidément plus que rares à être charmants.
Abîmées, en voie de guérison ou totalement guéries de leurs histoires d’amour, elles sont toutes belles, fortes et indépendantes et tentent de trouver LA voie qui leur permettra de continuer sur le plus beau chemin possible : celui du bonheur qu’il soit conjugué en mode solo, duo ou pourquoi pas, avec un petit trio à la clef : comprenez un enfant.

Ma copine Julia, ne cherche plus la perle rare (d’autant qu’elle maîtrise le bricolage à la perfection et tout aussi bien le montage des meubles Ikéa).
Selon elle, le second marché (comprenez les célibataires de sexe masculin de plus de 35 ans), est surtout composé d’hommes « pas du tout célibataires » mais en seule quête d’aventures. D’après elle, les vrais « single » possèdent souvent une multitude de vices cachés et sont à fuir à toutes jambes. Ils sont d’autant plus à éviter (surtout s’ils portent des gourmettes) qu’ils maîtrisent désormais l’art du discours « type » (les fourbes : ils récitent par cœur les fameux vers qui conduisent une femme à craquer) et soit dit en passant, ils sont inscrits concomitamment sur tous les sites de rencontre avec une photo d’eux datant d’il y a au moins dix ans à une période où ils avaient encore des cheveux ou 20 kilos de moins. Lorsqu’ils portent des lunettes de soleil sur leur profil, un bon conseil : fuyez-les ! C’est qu’ils sont mariés.
Bref, après avoir annoncé qu’elle faisait une croix sur le fait d’avoir un enfant (même si on le sait toutes, il ne faut jamais dire « fontaine » car la vie réserve parfois des surprises) elle se voit encore contrainte (la méritante) à avoir sans cesse à se justifier sur le fait qu’elle n’ait pas d’enfant parce que les femmes de 40 ans sans enfant, c’est étrange et que ça fait s’interroger les gens.
C’est avéré : à la trentaine, lorsque vous postulez à un poste de cadre ou de direction, l’employeur que vous rencontrez rechigne à vous offrir le poste convoité car il sait, qu’à un moment ou à un autre vous aurez un enfant et que donc votre activité, tout au moins le croit-il, en sera affectée.
A 40 ans, lorsqu’on vous recrute, on oublie tout respect des règles liées au droit du travail et on ose « tout de go » vous interroger sur la raison de votre absence de descendance.
Gare à vous si vous n’avancez pas la seule triste et valable excuse de la stérilité.
Votre choix de vie, laissera circonspect votre recruteur qui se demandera s’il est sur le point de faire entrer dans son staff une fille équilibrée ou non.
Désormais, ma copine Julia préfère profiter pleinement de son statut de « célibattante », de son réseau d’amis (qui lui a fait ses preuves), de sa famille et quand l’occasion se présente et l’envie s’en fait ressentir, renvoyer aux hommes l’ascenseur et utiliser le sexe masculin sans tabou reléguant celui qui, au moment « T » fantasme sur elle et lui fait ouvertement des avances, au rang de SP (comprenez Sex Partner). Bref, femme belle, intelligente, indépendante et libérée, elle assume et a perdu toute once de naïveté et de crédulité.

Ma copine Joséphine, est une vraie âme, une femme de goût et éduquée (non pas que Julia ne le soit pas évidemment) qui aspire, après avoir été égratignée pendant de longues années par un homme exclusif et colérique (qu’elle a pourtant supporté dans tous les sens du terme avec dévotion jusqu’à l’insupportable), à rencontrer un partenaire fin et d’aussi bonne éducation que la sienne. Un homme gentil dans le vrai sens du terme. Elle voudrait un bébé mais faire un enfant seule ? Jamais. Elle est responsable et elle croit encore au couple avec un grand « C » et à l’idée de la famille et du bonheur. Elle n’accepte pas de revoir ses critères de sélection à la baisse et elle a bien raison.
Désormais protégée du mauvais œil par toutes sortes de petits talismans, elle guette donc tous les signes que le destin pourrait lui envoyer quant à son avenir amoureux et refuse au grand jamais de mettre le nez sur « louons un mec.com » ou sur un quelconque site de rencontre, aussi attractif puisse être ce monde virtuel.

Tout ça pour vous raconter le parcours d’Astrid qui a décidé, en bonne professionnelle du marketing de prendre un jour, sa vie en main et de dire stop à la solitude une bonne fois pour toute et par la même occasion de clouer le bec à son gentil frérot qui, à chaque repas de famille à Noël lui balance dans les dents « qu’elle n’a pas encore été foutue à 40 ans de rencontrer quelqu’un qui puisse la supporter, et qu’il faudrait qu’elle arrête de faire sa difficile ». Pour arriver donc à son objectif, Astrid s’est levée un matin et a décidé qu’elle allait trouver l’homme de sa vie avec méthodologie.

Pour cela, c’est très sérieusement qu’elle a étudié la zone de chalandise où trouver le produit (il y a des quartiers à éviter sur Paris), qu’elle a sélectionné un panel, comparé l’offre et surtout la qualité dudit produit sélectionné qu’elle a ensuite testé.
L’objectif était d’utiliser la méthode entonnoir et de se dire qu’avec au départ 3 hommes potentiellement candidats à une relation, elle finirait bien par mettre fin à sa solitude.
Quand Astrid décrit ces trois hommes, mes copines et moi, sommes tordues de rire.

D’une part parce que le premier est une caricature de « la vérité si je mens ». Il est, dit elle, pas mal, mais pas dans la discrétion. Un jour, il l’invite à déjeuner à 12h30. Habitant un peu loin, elle lui confirme son arrivée pour 13h00 et le prétendant de lui répondre que ce n’est pas possible car il ne bénéficiera pas des 50% de réduction accordées à ceux et celles qui déjeunent avant 13h00.
La notion de sacrifice peut elle aller aussi loin ? Pour Astrid, c’est rédhibitoire, elle mérite mieux qu’un déjeuner en solde. Out le numéro1.

Le second, correspond aux critères de réussite qu’Astrid s’est fixés, il y a pourtant deux hics : il ne l’attire pas : ni physiquement ni sexuellement et il a… très, très mauvaise haleine. Elle se convint tout de même de tenter l’expérience et de se forcer un peu en se disant qu’après une ou deux boites de pastilles de persil discrètement fondues dans son champagne, son haleine pourrait devenir plus supportable. Il est gentleman, il l’invite dans de beaux restaurants gastronomiques puis à un week-end à Uzes. Astrid se raisonne et repousse sans cesse l’instant qui pourrait sceller un début de relation. Jusqu’au moment où, placée devant une réservation de palace avec une seule chambre, elle recule.

Le troisième est un commercial du secteur IT (comprenez informatique. Astrid et moi on a ce truc en commun d’utiliser du franglais un peu partout.) Beau parleur, charmant mais pas vraiment mignon, divorcé, il correspond en tout, il est sexuellement plus que compatible et Astrid succombe rapidement à son charme (et surtout à ses sens) jusqu’à ce que :

1. Il ne mette fin à leur relation en lui servant la sempiternelle soupe des lâches du style « ç’est moi, ça n’a rien à voir avec toi, je ne sais plus très bien où j’en suis …. Patati et patata….) et que
2. Non content de l’avoir éconduite la veille de Noël et donc de s’être économisé un cadeau, d’avoir ruiné son nouvel an et les projets de vacances qui vont avec, il n’aille en véritable coq, se glorifier auprès de tout un chacun, d’avoir obtenu sans contrepartie un si joli trophée à son tableau de chasse.

Arrive et là ce n’était pas prévu, numéro 4, le joker.
Un dimanche, Astrid qui a besoin de faire quelques courses descend au Monoprix de Garches après s’être faite masser. Il est désert, elle est maquillée, apprêtée et remarque un client plutôt mignon à la caisse. Elle commence à se faire un vrai film de princesse dans sa tête.
Voilà typiquement le physique qui lui plaît mais elle, elle n’y a pas droit, et pourquoi est ce qu’il ne la regarde pas ? Elle est quand même plutôt pas mal aujourd’hui…il devrait la regarder. Bon, sauf cette mèche un peu grasse sur son front, petit reste de son massage. De toutes les façons, il doit être marié, c’est certain. Ah tiens, ben non, il n’a pas d’alliance, par contre il a une carte black. Hum, définitivement, il devient de plus en plus intéressant.
Elle gonfle le torse, il faut qu’il la regarde. Il lui jette un coup d’œil appuyé puis prend la direction des escalators pour rejoindre le parking. Elle se dit si que si la vie est bien faite, il l’attendra en haut des escaliers mécaniques, et que comme la pub d’Impulse des années 80 « tout d’un coup, un inconnu vous offre des fleurs ….)il l’approchera.

Au cas où, elle met ses lunettes de star. Il ne faut rien négliger. Dans le parking, elle le voit. Il est là à charger ses courses. Elle range ses achats avec méthode, monte dans sa voiture, elle prend bien son temps. Elle repousse cette petite mèche grasse sur son front qui a dû, c’est certain, tout faire rater. Et là, quelqu’un toque à sa vitre, elle sursaute, c’est lui ! Son cœur bat la chamade, il lui dit comme dans un film combien elle est ravissante, et lui propose d’aller prendre un café, là, tout de suite. Elle fond, reprend ses esprits et …lui assène un « pour qui me prenez-vous ? Je ne bois jamais de café avec des inconnus ! C’est dangereux, barrez vous et en plus j’habite près d’un commissariat ! ». Elle démarre sa voiture en trombes, s’enfuit et déjà, regrette en se disant qu’elle est vraiment idiote.

Le prince n’a pas enfourché son Audi pour la rattraper. Astrid est déçue mais le revoit quelques jours plus tard au hasard d’un rendez-vous client dans une tour de la Défense dans laquelle visiblement il travaille. Tous deux font mine de ne pas se connaître et ça tombe plutôt bien car Monsieur ne semble pas si libre que ça.

Astrid a éclusé ses 4 prétendants et ne désespère toujours pas de trouver son Prince charmant.
Peut être finira t’elle par comprendre qu’à force de chercher à tout prix l’homme parfait pour pallier à sa solitude, elle s’empêche de vivre pleinement le moment présent dans une sérénité plus propice aux rencontres authentiques à l’origine de belles histoires d’Amour où les panels et autres benchmark n’ont pas leur place.

PS : Ceci étant dit : vous qui lisez ce billet, si vous êtes un homme sain et équilibré, plutôt bien fait,cultivé dans la quarantaine, en quête d’une belle histoire authentique sur Paris, écrivez moi. je transmettrai aux princesses.

Cuba mon amour.

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1998, souvenirs.
Assis, chacun dans un fauteuil d’avion d’un vol charter, nous voilà (« l’homme » et moi) gazés par les vapeurs d’aérosols dégoupillés par les autorités aériennes pour chasser tout insecte ou germe potentiels que nous pourrions avoir trimballés avec nous de Paris. Une « chance » que n’ont pas les américains depuis très longtemps ou tout au moins désormais au compte-goutte. Depuis février 1962, les cubains subissent toujours « el bloqueo » qui signifie « le blocus ». Cet embargo a été mis en place à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. Economique, commercial et financier, il est le plus long embargo que l’époque contemporaine et tout un peuple aient connus.
Dehors, sur le tarmac, la chaleur humide s’abat sur nous et nous voilà aux Caraïbes, 7795 km et dix heures de vol plus tard, dans un pays communiste chargé d’histoire, mais que je vais adorer et qui va me marquer plus que n’importe quel autre : Cuba.

Pour presque la totalité des touristes, la destination c’est Varadero. Cette péninsule d’un peu plus d’un kilomètre de large, à 141 kilomètres à l’est de La Havane, à l’extrémité orientale de l’autoroute Via Blanca.

Cuba, à cette époque, (j’espère que c’est moins vrai aujourd’hui) c’est, paradoxalement à son régime, le « all inclusive » de Varadero sur ses 20 kilomètres de plage de sable blanc, bref du « manger et du boire à volonté » au milieu d’employés cubains pourtant plus que rationnés, fouillés au départ de leur lieu de travail, et acheminés dans les hôtels de luxe par autocars interdits aux touristes qui, de toute façon, dans leur grande majorité, viennent chercher du soleil, des mojitos et la fête sans se soucier du reste.
Pour moi, Cuba, ça a été la rencontre d’un peuple à la personnalité extraordinaire et au destin hors du commun. Par exemple, ce musicien à la peau noire et aux yeux couleur émeraude qui a si bien appris le français grâce à une cassette audio de Francis Cabrel offerte par un touriste. Médecin anesthésiste, il gagnait plus d’argent en chantant qu’en exerçant son métier.
Cuba, c’est aussi les interminables discours à la télévision de Fidel Castro pour que le petit « Elian Gonzales » qui s’était enfuit avec sa mère et dix autres personnes vers les Etats-Unis en 1999, « se vuelve a la patria » (revienne à la patrie). Pour la petite histoire, seuls trois rescapés dont Elian, survécurent (pas sa mère). Dérivant sur une chambre à air jusqu’aux côtes de Floride, il fut sauvé mais en 2000, après une énorme polémique et tous les recours possibles, il fut raccompagné à Cuba chez son père.
Pour moi, l’expérience cubaine ça a été de se cacher dans ce fameux autobus réservé aux employés cubains et enfin, sortir de Varadero pour y découvrir le vrai Cuba : Cardenas et le rhum blanc des locaux, ultra fort, puis la Havane, son bord de mer avec le Malecon, son église et ses Saints dont Santa Barbara et sa « Bodeguita del Medio » lieu encore habité par Pablo Neruda, Gabriel Garcia Marquez et Ernest Hemingway.
Cuba, c’est aussi les terres rouges indigo de Trinidad et les vestiges d’un luxe époustouflant sans compter les vielles américaines qui nous donnent l’impression d’être encore dans les années 50 et qui viennent se glisser entre les Lada russes aux feux rouges. Mais plus que tout, l’atout majeur de l’île, c’est son peuple : les Cubains et leur chaleur incroyable, leur courage, quand en confiance, ils abordent la question du régime en parlant « du barbu » qu’ils ne nomment jamais et toujours, ce sens inné et magique de la salsa et des corps en mouvement.
Aujourd’hui, 15 ans plus tard, les cubains vivent encore dans la pénurie. Ce peuple qui à lui seul, a imaginé et mis en place un « marché gris » fait de troc, de débrouille et d’ingéniosité pour régler tous les problème du quotidien et où il lui faut jongler avec le peso cubain interdit aux touristes, le peso convertible et le fameux billet vert : le dollar, légalisé dans l’île depuis le 26 juillet 1996.
Même « la Libreta » (le carnet de rationnement) qui assurait en théorie à chaque cubain au moins de pouvoir se nourrir est de plus en plus limité. Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, s’est d’ailleurs fixé « l’élimination ordonnée et progressive du carnet d’approvisionnement dans son modèle actuel. »
Un cubain qui gagne en moyenne 20 dollars par mois est donc contraint à consacrer 90% de son budget pour se nourrir et doit se débrouiller entre le marché noir, le marché agricole public et les boutiques en pesos convertibles.

Lundi, 14 janvier 2013, avant-hier, le saviez-vous, le peuple cubain a enfin obtenu un droit jusqu’alors inimaginable et attendu depuis plus de cinquante ans qui légitime ce billet: celui enfin de pouvoir sortir de l’ile officiellement pour voyager.
C’est donc la réforme sur la loi migratoire annoncée en octobre dernier, et mise en place par Raul Castro -qui a déjà introduit un certain nombre de mesures donnant plus de place au secteur privé- qui est entrée en vigueur. Une avancée à nuancer tout de même, eu égard au prix du passeport (100 dollars) et des restrictions de sortie qui continueront à concerner les sportifs de haut niveau -une des fierté de la révolution cubaine- et certains dirigeants et professionnels « essentiels » à la patrie cubaine.
Nul doute qu’à Miami, dans le quartier de Little Havana, si près (144 km des cotes cubaines) et pourtant si loin jusqu’alors, tout un peuple est en émoi et célèbre cet évènement comme il se doit. Au Maximo Gomez Park, 801 SW 15th Avenue, Miami FL, les parties de dominos doivent sans aucun doute y être encore plus animées qu’à l’accoutumée.

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