Ma IT-liste des bons plans Shopping et des sorties à Marrakech, part’ 1

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Partie 1: le GUELIZ, la ville nouvelle.

Chaque année et ce depuis dix ans, la ville rouge millénaire m’appelle pour une virée entre copines et ce séjour, qui n’excède souvent pas un week-end prolongé (parce qu’au-delà « l’homme » qui croule déjà sous le boulot, plie sous le poids des taches liées à la maison et/ou aux kids), marque pour moi le réel début du printemps.

Marrakech, c’est la plus berbère et la plus africaine des cités impériales, la plus cosmopolite aussi. Dans ses pierres, on trouve mille ans d’histoire, des restes des premières splendeurs almoravides (comme le Minbar de la Koutoubia) à l’architecture rectiligne et moderne de la villa Majorelle où repose désormais l’âme d’Yves Saint Laurent.

A vouloir me fondre dans la ville et éviter les touristes en général, j’ai toujours eu à cœur de référencer les dernières bonnes adresses en vogue, connue seulement des « marrakchias », comprenez des français vivant dans la ville ocre.

Cette ville, qui en arabe nous rappelle qu’on y passe (Marra) et qu’on y revient (Kech).

Comme je suis une vraie bonne copine, je fais ici acte de totale générosité en vous offrant sur un plateau, quelques uns de mes meilleurs plans avant d’en obtenir de nouveaux par Christian Alexandre (n’est ce pas ?) lors de ma prochaine visite à Kech (Inch’Allah).

Pour séjourner lors d’un week-end à Marrakech en gros, trois choix s’offrent à vous : La Médina, L’hivernage ou la Palmeraie (à éviter pour un court séjour, trop loin du cœur de la ville).

La médina. Elle constitue le centre névralgique et le cœur historique de la ville de Marrakech. Elle s’étend sur 600 hectares (c’est dire si vous ne pourrez pas l’arpenter en stilettos) et elle est l’une des plus vastes médinas du Maroc et la plus peuplée d’Afrique du Nord. De l’aéroport, pour rejoindre ses remparts, il ne vous faudra que 15 minutes et il vous en coutera environ 10 euros. Pour celles et ceux que l’appel à la prière réveillerait au lever du soleil mieux vaut séjourner dans le quartier de l’hivernage. Les riads sont fantastiques d’authenticité mais on s’y doit d’être extrêmement discret car tous les bruits font échos. Bref, malgré une position stratégique pour passer régulièrement y déposer ses achats ou s’y reposer sur leurs terrasses ensoleillées, ce n’est pas le choix idéal pour les grands éclats de rire tardifs entre copines (ni les débats torrides en amoureux d’ailleurs). Préférez donc l’hôtel des Jardins de la Koutoubia, à deux pas de la place, ou un grand hôtel de l’hivernage où vous serez plus anonyme ou alors … voyez les choses en grand : et privatisez un riad juste pour vous et vos amies si vos finances vous le permettent.
En général, quand on arrive le week-end et comme les magasins sont fermés le dimanche dans ce quartier on commence son shopping par le GUELIZ, la ville nouvelle de Marrakech et son avenue Mohamed V, bordée d’orangers.

La boutique de chaussures à ne pas rater c’est :
ATIKA
-34, Rue de la Liberté – Guéliz – Marrakech
Tel.:+ 212 05 24 43 64 09 – Ouvert de 9h à 12h30 et de 15h30 à 20h

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En fonction de l’heure, c’est un peu la foire d’empoigne (surtout que les vendeuses sont payées à la com’ et carburent) et que certaines françaises « bien comme il faut » n’hésiteront pas à vous bousculer ou sans un mot ni aucune gène vous arracher des mains la dernière paire de mocassin en 38 que vous venez d’essayer. Tant pis, agrippez vous, à vos choix et tenez bon, ça vaut le coup. Les chaussures s’inspirent des modèles Hermès ou TOD’S mais ne sont pas des copies, elles sont de qualité (70€ la paire) et estampillées ATIKA. On y trouve aussi des ceintures et quelques sacs. L’hiver, on peut se laisser tenter par de très belles bottes. Juste à côté, existe la même boutique pour les petits petons de nos rejetons : TESORUCCIO, compter 39 € la paire jusqu’au 29. Je ne résiste pas à vous glisser un cliché des petits pieds de ma benjamine de 6 ans (qui fait encore du 28, ouf !) et qui les adore en blanche vernis pour cet été !

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En sortant d’Atika, prenez à gauche (soit dit en passant, le 2ème bijoutier devant lequel vous passerez travaille à merveille l’or et l’argent) puis de nouveau à gauche dans la rue des Anciens Marrakchis pour y découvrir la boutique MOOR. Dans un esprit couture très chic, vos yeux s’arrêteront forcément sur des tuniques, des petites vestes et des manteaux parés de somptueuses broderies entièrement cousues main et honnêtement d’une très rare élégance. Inspiré par la Médina et ses artisans brodeurs, Yann, un créateur et directeur de style, a fondé en 2007 la marque. Moor mélange les collections de tuniques, les accessoires et les objets chinés à Marrakech. Pas donné non plus, car les prix s’étalent de 150 à 1500 € mais ce sont de véritables pièces couture. Par ailleurs, l’accueil y est toujours très sympa même lorsque comme moi, on y va surtout pour le plaisir des yeux.

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MOOR – -7 rue des anciens Marrakchis – Guéliz Tél. +212 5 24 45 82 74

Juste en face, Amina TIFNOUTI, créatrice marocaine, vous ouvre ses portes avec un chaleureux sourire et son véritable sens du client (elle fera tout pour vous faire plaisir). Amina, vous propose un ensemble de magnifiques tuniques brodées en velours, soie et autres matières nobles d’une très rare élégance ainsi que des pièces pour les enfants, une sélection d’accessoires (étoles, chaussures, pochettes vraiment originales de petits créateurs), d’objets de déco (linge de maison, coussins…) et autres bijoux. Franchement mon véritable coup de cœur. Des achats qui ne sont pas vus ailleurs et ce qui ne gâche rien : des prix vraiment raisonnables.

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AMINA TIFNOUTI-3, rue des vieux Marrakchis – Guéliz – Tél. : 00 212 5 24 44 72 44

Si vous retournez sur la rue de la liberté et que vous continuez à gauche, poussez jusqu’à Scènes de Lin pour y acquérir un très beau linge de maison, des objets de déco ou du lin brodé au mètre très travaillé. Scène de lin a désormais une boutique à Paris et si vous ne pouvez pas attendre votre prochaine escapade au Maroc rendez-vous donc au 47 rue de Grenelle dans le 7ème.

SCENES DE LIN MARRAKECH -70, rue El Houria (ancienne rue de la Liberté) – Guéliz
Tél : +212 24 43 61 08

Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et 15h30 à 19h30

Repartez d’où vous êtes arrivée et rendez-vous sur la grande avenue Mohamed V juste en face chez Place Vendôme. « Monsieur Claude », descendant des Ets Léon Amzallag ouvert depuis 1950, vous attend ainsi que ses vendeuses accueillantes et souriantes dans sa très belle boutique de cuir où vous trouverez bagagerie, maroquinerie, vestes, manteaux, blazers, pantalons qui brillent par leur qualité et par leurs finitions soignées. A noter, l’établissement s’adapte parfaitement aux besoins de sa clientèle et propose de magnifiques étuis de tablettes de tous formats ainsi que des articles de sellerie. Une adresse incontournable où vous ne saurez pour quel accessoire de maroquinerie craquer. Personnellement, j’y achète chaque année 1 à 2 pièces de cuir couleur Orange Hermès et j’en suis accroc. Ici, on se souvient de vous et l’accueil est vraiment agréable. Une très belle adresse.

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PLACE VENDOME-141, Bd Mohammed V.Guéliz.Marrakech – Tel.:+ 212 05 24 43 52 63
Ouvert de 9h à 12h30, de 15h à 19h30 – Fermé le dimanche

Autre visite incontournable à 10 mètre de Place Vendôme, la boutique d’Emmanuelle Amzallag, son épouse : l’Orientaliste.

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Un foisonnement de merveilles, un retour aux années 30 durant lesquelles l’orientalisme faisait rage. Meubles anciens, luminaires, tableaux animaliers, faïences, affiches originales, tapis, coussins se mêlent avec bonheur à des pièces plus contemporaines, toujours d’excellente facture. Vous y découvrirez aussi de beaux objets réalisés par des artisans marocains ou des créatrices, comme une large gamme d’huiles essentielles le tout berçant dans un envoûtant parfum d’Orient (confectionné à Grasse mais dont le contenant, pur petit bijou, est réalisé au Maroc). Personnellement, l’ambre est faite pour moi.

L’ORIENTALISTE – 11 et 15, Rue de la Liberté – Marrakech – Tel.:+ 212 05 24 43 40 74
Ouvert de 9h à 12h30 et de 15h à 19h30 – Fermé le dimanche

Un petit thé à la menthe ou un nouss nouss ? Besoin d’aller consulter vos mails grâce au WIFI ?
Nous, on aime la terrasse ensoleillée du BAB HOTEL.

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Boutique hôtel a Marrakech, cet hôtel récemment rénové et dirigé par une nouvelle équipe est un point de rencontre branché et design.

BAB HOTEL – Angle Bd Mansour Eddahbi – Rue Mohamed El Beqal – Tel.:+ +212 05 24 43 52 50

Un petit creux pour un goûter ou envie de ramener un peu de sucré en France ?
Les pâtisseries marocaines de Mme Halimi, 11 rue de la liberté à Guéliz sont pour moi la référence en la matière sur le Guéliz.

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Vous avez besoin d’un soin ? D’une épilation ? Ou vous avez tout simplement oublié votre brosse à cheveux préférée en France ?
La parfumerie Bib et Bab – 126, Bd Mohamed V à Guéliz est l’endroit idéal. Tel.: +212 5 24 43 01 54

Avant de dîner, allez prendre l’apéro au grand Café de la Poste, c’est une institution.
127, Avenue Mohammed V – Guéliz

Diner : les yeux fermés au restaurant Al Fassia, qui vous servira les spécialités marocaines.

AL FASSIA – 55, Bd Zerktouni, Rés Tayeb 1er – Guéliz – Tél. : +212 05 24 43 40 60

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Attention : les réservations (qui ne se prennent que le matin) sont indispensables pour espérer y avoir une table et déguster leurs assortiments de petites salades (j’adore), leur pastilla (je me pâme !), leur couscous royal (si parfumé) ou leur épaule d’agneau aux amandes pour deux. A noter : un service au féminin.

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La désespérance au bout du briquet

L’auto-immolation, cet acte de s’asperger d’essence et de mettre le feu à son propre corps, est pratiquée depuis plusieurs siècles dans certaines cultures. Depuis le XXe, elle est utilisée comme forme de protestation politique radicale.

A l’heure du débat sur le mariage pour tous, pourquoi ne pas rappeler qu’il n’y a que 14 ans, en 1998, Alfredo Ormando, écrivain homosexuel sicilien, s’immolait sur la place Saint-Pierre afin de protester contre l’attitude de l’église catholique romaine vis-à-vis des homosexuels.

De même, pour les quelques toujours trop peu nombreux citoyens du monde qui ont à cœur de sauver la cause des tibétains, l’auto immolation était le signe jusqu’à cette semaine, d’une forme ultime de désobéissance civile de ce peuple, mêlée à l’espoir qu’en ayant recours à ce geste radical, les chinois comprendraient à quel point leur politique oppressive est insupportable et ruine également leur propre karma. Après l’horreur des premières immolations, ces dernières se sont poursuivies, isolées mais toujours régulières si tant est que l’horreur timidement relayée dans les médias en Europe et de par le monde, en est presque devenue banale. En effet, faute de pouvoir recourir à des moyens classiques de protestation, le Tibet a connu une vague d’auto-immolations sans précédent. Depuis trois ans, pas moins de 100 tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre les mesures répressives du gouvernement chinois au Tibet. Ces Tibétains, qu’ils soient moines, nones, laïcs… ont laissé derrière eux des messages en guise de testament, dans lesquels ils réclament la liberté et le retour de Sa Sainteté le dalaï-lama au Tibet. Au lieu de chercher à comprendre les raisons qui ont conduit à ces actes, le gouvernement Chinois continue d’accuser le leader spirituel des tibétains et des forces extérieures et réagit aux immolations par une répression accrue. Il boucle les régions rebelles et interdit l’accès aux journalistes, aux touristes et autres visiteurs du Tibet. Pékin cherche à contenir les nouvelles formes de résistance en utilisant des mesures toujours plus draconiennes. Des poursuites judiciaires sont menées à l’encontre des familles et des amis suspectés d’une quelconque implication. Plus de soixante années de politique étrangère, de répression politique, d’assimilation culturelle, de déplacement de populations, de discrimination raciale, de marginalisation économique et éducative et de destruction environnementale massive ont donc abouti à un génocide grandissant au Tibet que le monde refuse de voir.

À la fin de l’année 2010 et au début de l’année 2011, une vague d’auto-immolations a aussi frappé des pays du MENA (Middle East and North Africa ) dans le cadre des protestations et des révolutions dans le monde arabe. Ainsi, au moins 14 cas ont été rapportés, y compris l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, qui aurait été l’étincelle de la révolution tunisienne de 2011.

Symbole des failles non colmatées de notre société française, le 13 octobre 2011, une enseignante française s’auto-immolait par le feu dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers. Le 26 octobre 2011, une autre femme de 68 ans tentait quant à elle de s’auto-immoler devant le palais de l’Élysée après avoir évoqué ses « problèmes de logement » ; elle avait alors été sauvée par une policière présente sur les lieux.
Le Président l’a-t-il su ? S’en est il ému ?
Depuis quelques mois et parce que nous vivons une crise économique mondiale qui s’intensifie sans cesse, l’auto immolation est en passe de devenir en occident -ou tout au moins en France ces dernières semaines- une véritable gâche médiatique et le symbole absolu d’un « mal être » morbide.
Bien que nous vivions dans l’une des sociétés les plus protégées du monde, ce ne sont pas moins de deux chômeurs qui ont eu recours cette semaine dans notre pays à l’auto immolation. La première a eu lieu à Nantes devant une agence Pôle Emploi après que la personne ait pris soin de prévenir les médias de son geste. La seconde a eu lieu à St Ouen mais la tentative a échoué. De même, un pompier volontaire s’est également aspergé d’essence à son domicile et a succombé à ses blessures tout comme ce gérant de magasin de St Jean de Maurienne qui s’est embrasé sur le parking de son établissement. Mais ce n’est pas tout : un sans abri a été empêché au tout dernier moment de passer à l’acte tout comme un adolescent qui totalement en proie au désespoir, à également choisi d’accomplir ce geste radical dans un coin de la cour de son établissement scolaire. Fort heureusement, il a pu être sauvé par des camarades qui ont réagit assez tôt lui évitant ainsi qu’il ne se blesse trop sérieusement.
Toutes ces immolations ont un point commun : au bout de la flamme et de ces souffrances ultimes : c’est avant tout un geste de sacrifice de soi qui prend la forme d’un suicide.

Un geste d’une brutalité sans nom et dont la mort – que l’on peut imaginer d’une incommensurable souffrance – est l’issue fatale. Tous ces nouveaux martyrs de la société, espèrent sans doute, que par delà leur sacrifice, subsistera un message ayant pour vocation si ce n’est à changer le monde, de jeter à la face de cet univers impitoyable et tellement injuste, leur intolérable désespoir et la réalité d’une douleur sociale qu’ils trouvent insurmontable.

Que ce soit au Tibet, en France, en Tunisie ou ailleurs, le point commun entre tous ces citoyens du monde est l’embrasement de leur âme qui elle, c’est certain, à un moment donné, a perdu toute espérance.

Mes copines sont toutes des princesses…

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Parce que (fort heureusement), nous sommes toutes différentes, nous n’avons pas les mêmes parcours de vie, ni des envies ou aspirations similaires. Nos destinées à toutes, ont été jusqu’alors riches et foncièrement différentes, marquées d’expériences plus ou moins heureuses qui ont façonnées les femmes (formidables !) que nous sommes aujourd’hui.
A plus ou moins un an, nous voici toutes « quadras ».

Certaines, sont mariées et ont en général des enfants, d’autres sont séparées voire divorcées avec ou sans enfant. Les unes ont cru en de longues histoires qui ont fait le lien entre leur trentaine et leur quarantaine et qui les laissent désormais seules, non plus « mal accompagnées » mais revers de la médaille, plus accompagnées du tout et avec un arrière goût de temps gâché. Les autres, ont enchainé une succession de relations sans lendemain et commencent sérieusement à penser que les Princes sont décidément plus que rares à être charmants.
Abîmées, en voie de guérison ou totalement guéries de leurs histoires d’amour, elles sont toutes belles, fortes et indépendantes et tentent de trouver LA voie qui leur permettra de continuer sur le plus beau chemin possible : celui du bonheur qu’il soit conjugué en mode solo, duo ou pourquoi pas, avec un petit trio à la clef : comprenez un enfant.

Ma copine Julia, ne cherche plus la perle rare (d’autant qu’elle maîtrise le bricolage à la perfection et tout aussi bien le montage des meubles Ikéa).
Selon elle, le second marché (comprenez les célibataires de sexe masculin de plus de 35 ans), est surtout composé d’hommes « pas du tout célibataires » mais en seule quête d’aventures. D’après elle, les vrais « single » possèdent souvent une multitude de vices cachés et sont à fuir à toutes jambes. Ils sont d’autant plus à éviter (surtout s’ils portent des gourmettes) qu’ils maîtrisent désormais l’art du discours « type » (les fourbes : ils récitent par cœur les fameux vers qui conduisent une femme à craquer) et soit dit en passant, ils sont inscrits concomitamment sur tous les sites de rencontre avec une photo d’eux datant d’il y a au moins dix ans à une période où ils avaient encore des cheveux ou 20 kilos de moins. Lorsqu’ils portent des lunettes de soleil sur leur profil, un bon conseil : fuyez-les ! C’est qu’ils sont mariés.
Bref, après avoir annoncé qu’elle faisait une croix sur le fait d’avoir un enfant (même si on le sait toutes, il ne faut jamais dire « fontaine » car la vie réserve parfois des surprises) elle se voit encore contrainte (la méritante) à avoir sans cesse à se justifier sur le fait qu’elle n’ait pas d’enfant parce que les femmes de 40 ans sans enfant, c’est étrange et que ça fait s’interroger les gens.
C’est avéré : à la trentaine, lorsque vous postulez à un poste de cadre ou de direction, l’employeur que vous rencontrez rechigne à vous offrir le poste convoité car il sait, qu’à un moment ou à un autre vous aurez un enfant et que donc votre activité, tout au moins le croit-il, en sera affectée.
A 40 ans, lorsqu’on vous recrute, on oublie tout respect des règles liées au droit du travail et on ose « tout de go » vous interroger sur la raison de votre absence de descendance.
Gare à vous si vous n’avancez pas la seule triste et valable excuse de la stérilité.
Votre choix de vie, laissera circonspect votre recruteur qui se demandera s’il est sur le point de faire entrer dans son staff une fille équilibrée ou non.
Désormais, ma copine Julia préfère profiter pleinement de son statut de « célibattante », de son réseau d’amis (qui lui a fait ses preuves), de sa famille et quand l’occasion se présente et l’envie s’en fait ressentir, renvoyer aux hommes l’ascenseur et utiliser le sexe masculin sans tabou reléguant celui qui, au moment « T » fantasme sur elle et lui fait ouvertement des avances, au rang de SP (comprenez Sex Partner). Bref, femme belle, intelligente, indépendante et libérée, elle assume et a perdu toute once de naïveté et de crédulité.

Ma copine Joséphine, est une vraie âme, une femme de goût et éduquée (non pas que Julia ne le soit pas évidemment) qui aspire, après avoir été égratignée pendant de longues années par un homme exclusif et colérique (qu’elle a pourtant supporté dans tous les sens du terme avec dévotion jusqu’à l’insupportable), à rencontrer un partenaire fin et d’aussi bonne éducation que la sienne. Un homme gentil dans le vrai sens du terme. Elle voudrait un bébé mais faire un enfant seule ? Jamais. Elle est responsable et elle croit encore au couple avec un grand « C » et à l’idée de la famille et du bonheur. Elle n’accepte pas de revoir ses critères de sélection à la baisse et elle a bien raison.
Désormais protégée du mauvais œil par toutes sortes de petits talismans, elle guette donc tous les signes que le destin pourrait lui envoyer quant à son avenir amoureux et refuse au grand jamais de mettre le nez sur « louons un mec.com » ou sur un quelconque site de rencontre, aussi attractif puisse être ce monde virtuel.

Tout ça pour vous raconter le parcours d’Astrid qui a décidé, en bonne professionnelle du marketing de prendre un jour, sa vie en main et de dire stop à la solitude une bonne fois pour toute et par la même occasion de clouer le bec à son gentil frérot qui, à chaque repas de famille à Noël lui balance dans les dents « qu’elle n’a pas encore été foutue à 40 ans de rencontrer quelqu’un qui puisse la supporter, et qu’il faudrait qu’elle arrête de faire sa difficile ». Pour arriver donc à son objectif, Astrid s’est levée un matin et a décidé qu’elle allait trouver l’homme de sa vie avec méthodologie.

Pour cela, c’est très sérieusement qu’elle a étudié la zone de chalandise où trouver le produit (il y a des quartiers à éviter sur Paris), qu’elle a sélectionné un panel, comparé l’offre et surtout la qualité dudit produit sélectionné qu’elle a ensuite testé.
L’objectif était d’utiliser la méthode entonnoir et de se dire qu’avec au départ 3 hommes potentiellement candidats à une relation, elle finirait bien par mettre fin à sa solitude.
Quand Astrid décrit ces trois hommes, mes copines et moi, sommes tordues de rire.

D’une part parce que le premier est une caricature de « la vérité si je mens ». Il est, dit elle, pas mal, mais pas dans la discrétion. Un jour, il l’invite à déjeuner à 12h30. Habitant un peu loin, elle lui confirme son arrivée pour 13h00 et le prétendant de lui répondre que ce n’est pas possible car il ne bénéficiera pas des 50% de réduction accordées à ceux et celles qui déjeunent avant 13h00.
La notion de sacrifice peut elle aller aussi loin ? Pour Astrid, c’est rédhibitoire, elle mérite mieux qu’un déjeuner en solde. Out le numéro1.

Le second, correspond aux critères de réussite qu’Astrid s’est fixés, il y a pourtant deux hics : il ne l’attire pas : ni physiquement ni sexuellement et il a… très, très mauvaise haleine. Elle se convint tout de même de tenter l’expérience et de se forcer un peu en se disant qu’après une ou deux boites de pastilles de persil discrètement fondues dans son champagne, son haleine pourrait devenir plus supportable. Il est gentleman, il l’invite dans de beaux restaurants gastronomiques puis à un week-end à Uzes. Astrid se raisonne et repousse sans cesse l’instant qui pourrait sceller un début de relation. Jusqu’au moment où, placée devant une réservation de palace avec une seule chambre, elle recule.

Le troisième est un commercial du secteur IT (comprenez informatique. Astrid et moi on a ce truc en commun d’utiliser du franglais un peu partout.) Beau parleur, charmant mais pas vraiment mignon, divorcé, il correspond en tout, il est sexuellement plus que compatible et Astrid succombe rapidement à son charme (et surtout à ses sens) jusqu’à ce que :

1. Il ne mette fin à leur relation en lui servant la sempiternelle soupe des lâches du style « ç’est moi, ça n’a rien à voir avec toi, je ne sais plus très bien où j’en suis …. Patati et patata….) et que
2. Non content de l’avoir éconduite la veille de Noël et donc de s’être économisé un cadeau, d’avoir ruiné son nouvel an et les projets de vacances qui vont avec, il n’aille en véritable coq, se glorifier auprès de tout un chacun, d’avoir obtenu sans contrepartie un si joli trophée à son tableau de chasse.

Arrive et là ce n’était pas prévu, numéro 4, le joker.
Un dimanche, Astrid qui a besoin de faire quelques courses descend au Monoprix de Garches après s’être faite masser. Il est désert, elle est maquillée, apprêtée et remarque un client plutôt mignon à la caisse. Elle commence à se faire un vrai film de princesse dans sa tête.
Voilà typiquement le physique qui lui plaît mais elle, elle n’y a pas droit, et pourquoi est ce qu’il ne la regarde pas ? Elle est quand même plutôt pas mal aujourd’hui…il devrait la regarder. Bon, sauf cette mèche un peu grasse sur son front, petit reste de son massage. De toutes les façons, il doit être marié, c’est certain. Ah tiens, ben non, il n’a pas d’alliance, par contre il a une carte black. Hum, définitivement, il devient de plus en plus intéressant.
Elle gonfle le torse, il faut qu’il la regarde. Il lui jette un coup d’œil appuyé puis prend la direction des escalators pour rejoindre le parking. Elle se dit si que si la vie est bien faite, il l’attendra en haut des escaliers mécaniques, et que comme la pub d’Impulse des années 80 « tout d’un coup, un inconnu vous offre des fleurs ….)il l’approchera.

Au cas où, elle met ses lunettes de star. Il ne faut rien négliger. Dans le parking, elle le voit. Il est là à charger ses courses. Elle range ses achats avec méthode, monte dans sa voiture, elle prend bien son temps. Elle repousse cette petite mèche grasse sur son front qui a dû, c’est certain, tout faire rater. Et là, quelqu’un toque à sa vitre, elle sursaute, c’est lui ! Son cœur bat la chamade, il lui dit comme dans un film combien elle est ravissante, et lui propose d’aller prendre un café, là, tout de suite. Elle fond, reprend ses esprits et …lui assène un « pour qui me prenez-vous ? Je ne bois jamais de café avec des inconnus ! C’est dangereux, barrez vous et en plus j’habite près d’un commissariat ! ». Elle démarre sa voiture en trombes, s’enfuit et déjà, regrette en se disant qu’elle est vraiment idiote.

Le prince n’a pas enfourché son Audi pour la rattraper. Astrid est déçue mais le revoit quelques jours plus tard au hasard d’un rendez-vous client dans une tour de la Défense dans laquelle visiblement il travaille. Tous deux font mine de ne pas se connaître et ça tombe plutôt bien car Monsieur ne semble pas si libre que ça.

Astrid a éclusé ses 4 prétendants et ne désespère toujours pas de trouver son Prince charmant.
Peut être finira t’elle par comprendre qu’à force de chercher à tout prix l’homme parfait pour pallier à sa solitude, elle s’empêche de vivre pleinement le moment présent dans une sérénité plus propice aux rencontres authentiques à l’origine de belles histoires d’Amour où les panels et autres benchmark n’ont pas leur place.

PS : Ceci étant dit : vous qui lisez ce billet, si vous êtes un homme sain et équilibré, plutôt bien fait,cultivé dans la quarantaine, en quête d’une belle histoire authentique sur Paris, écrivez moi. je transmettrai aux princesses.

Cuba mon amour.

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1998, souvenirs.
Assis, chacun dans un fauteuil d’avion d’un vol charter, nous voilà (« l’homme » et moi) gazés par les vapeurs d’aérosols dégoupillés par les autorités aériennes pour chasser tout insecte ou germe potentiels que nous pourrions avoir trimballés avec nous de Paris. Une « chance » que n’ont pas les américains depuis très longtemps ou tout au moins désormais au compte-goutte. Depuis février 1962, les cubains subissent toujours « el bloqueo » qui signifie « le blocus ». Cet embargo a été mis en place à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. Economique, commercial et financier, il est le plus long embargo que l’époque contemporaine et tout un peuple aient connus.
Dehors, sur le tarmac, la chaleur humide s’abat sur nous et nous voilà aux Caraïbes, 7795 km et dix heures de vol plus tard, dans un pays communiste chargé d’histoire, mais que je vais adorer et qui va me marquer plus que n’importe quel autre : Cuba.

Pour presque la totalité des touristes, la destination c’est Varadero. Cette péninsule d’un peu plus d’un kilomètre de large, à 141 kilomètres à l’est de La Havane, à l’extrémité orientale de l’autoroute Via Blanca.

Cuba, à cette époque, (j’espère que c’est moins vrai aujourd’hui) c’est, paradoxalement à son régime, le « all inclusive » de Varadero sur ses 20 kilomètres de plage de sable blanc, bref du « manger et du boire à volonté » au milieu d’employés cubains pourtant plus que rationnés, fouillés au départ de leur lieu de travail, et acheminés dans les hôtels de luxe par autocars interdits aux touristes qui, de toute façon, dans leur grande majorité, viennent chercher du soleil, des mojitos et la fête sans se soucier du reste.
Pour moi, Cuba, ça a été la rencontre d’un peuple à la personnalité extraordinaire et au destin hors du commun. Par exemple, ce musicien à la peau noire et aux yeux couleur émeraude qui a si bien appris le français grâce à une cassette audio de Francis Cabrel offerte par un touriste. Médecin anesthésiste, il gagnait plus d’argent en chantant qu’en exerçant son métier.
Cuba, c’est aussi les interminables discours à la télévision de Fidel Castro pour que le petit « Elian Gonzales » qui s’était enfuit avec sa mère et dix autres personnes vers les Etats-Unis en 1999, « se vuelve a la patria » (revienne à la patrie). Pour la petite histoire, seuls trois rescapés dont Elian, survécurent (pas sa mère). Dérivant sur une chambre à air jusqu’aux côtes de Floride, il fut sauvé mais en 2000, après une énorme polémique et tous les recours possibles, il fut raccompagné à Cuba chez son père.
Pour moi, l’expérience cubaine ça a été de se cacher dans ce fameux autobus réservé aux employés cubains et enfin, sortir de Varadero pour y découvrir le vrai Cuba : Cardenas et le rhum blanc des locaux, ultra fort, puis la Havane, son bord de mer avec le Malecon, son église et ses Saints dont Santa Barbara et sa « Bodeguita del Medio » lieu encore habité par Pablo Neruda, Gabriel Garcia Marquez et Ernest Hemingway.
Cuba, c’est aussi les terres rouges indigo de Trinidad et les vestiges d’un luxe époustouflant sans compter les vielles américaines qui nous donnent l’impression d’être encore dans les années 50 et qui viennent se glisser entre les Lada russes aux feux rouges. Mais plus que tout, l’atout majeur de l’île, c’est son peuple : les Cubains et leur chaleur incroyable, leur courage, quand en confiance, ils abordent la question du régime en parlant « du barbu » qu’ils ne nomment jamais et toujours, ce sens inné et magique de la salsa et des corps en mouvement.
Aujourd’hui, 15 ans plus tard, les cubains vivent encore dans la pénurie. Ce peuple qui à lui seul, a imaginé et mis en place un « marché gris » fait de troc, de débrouille et d’ingéniosité pour régler tous les problème du quotidien et où il lui faut jongler avec le peso cubain interdit aux touristes, le peso convertible et le fameux billet vert : le dollar, légalisé dans l’île depuis le 26 juillet 1996.
Même « la Libreta » (le carnet de rationnement) qui assurait en théorie à chaque cubain au moins de pouvoir se nourrir est de plus en plus limité. Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, s’est d’ailleurs fixé « l’élimination ordonnée et progressive du carnet d’approvisionnement dans son modèle actuel. »
Un cubain qui gagne en moyenne 20 dollars par mois est donc contraint à consacrer 90% de son budget pour se nourrir et doit se débrouiller entre le marché noir, le marché agricole public et les boutiques en pesos convertibles.

Lundi, 14 janvier 2013, avant-hier, le saviez-vous, le peuple cubain a enfin obtenu un droit jusqu’alors inimaginable et attendu depuis plus de cinquante ans qui légitime ce billet: celui enfin de pouvoir sortir de l’ile officiellement pour voyager.
C’est donc la réforme sur la loi migratoire annoncée en octobre dernier, et mise en place par Raul Castro -qui a déjà introduit un certain nombre de mesures donnant plus de place au secteur privé- qui est entrée en vigueur. Une avancée à nuancer tout de même, eu égard au prix du passeport (100 dollars) et des restrictions de sortie qui continueront à concerner les sportifs de haut niveau -une des fierté de la révolution cubaine- et certains dirigeants et professionnels « essentiels » à la patrie cubaine.
Nul doute qu’à Miami, dans le quartier de Little Havana, si près (144 km des cotes cubaines) et pourtant si loin jusqu’alors, tout un peuple est en émoi et célèbre cet évènement comme il se doit. Au Maximo Gomez Park, 801 SW 15th Avenue, Miami FL, les parties de dominos doivent sans aucun doute y être encore plus animées qu’à l’accoutumée.

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40 ans, ma deuxième vie

En passant

40

J’ai vécu jusqu’à aujourd’hui de façon unique : la mienne.
J’ai rêvé d’idéal. J’ai foncé bien trop de fois sans nuance. J’ai idéalisé l’application méthodique des valeurs de nos jours parfois désuètes, qui sont miennes. J’ai perdu certaines illusions et je me suis souvent trompée mais au final, j’ai surtout construit tout en aimant « l’autre » profondément et en croyant en la nature humaine.
J’ai façonné à tâtons, fait tout écrouler de mes ratés puis, avec plus de réflexion, élaboré avec minutie et dans l’Amour, une vie qui aujourd’hui a un sens : le mien.
Ce souffle de la passion des choses, c’est un trait de ma jeunesse, surtout.
Cette incroyable et positive naïveté de ne jamais justement imaginer qu’un jour, cette vie puisse s’arrêter et attendre toujours plus de soi, des autres et de sa destiné.
Il y a trois jours, le 14 décembre, a eu lieu la tuerie de Newtown. Un tueur lourdement armé s’est attaqué à une école primaire du Connecticut aux Etats Unis, faisant 28 morts dont 20 enfants. L’un des pires massacres commis dans un établissement scolaire aux Etats-Unis.
A chaque drame de trop, après l’empathie, c’est la même pensée.
J’aurais pu être l’une de ses mères à qui la mort a arraché son enfant, ou quelqu’un d’autre dont la vie s’est arrêtée avec brutalité près de chez moi ou ailleurs, il y a trois jours, hier, ou aujourd’hui.
Confucius avait raison : « on a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une ».
J’ai 40 ans aujourd’hui, je commence donc ce 17 décembre 2012 ma deuxième vie.

50 nuances de Grey met une fessée à la littérature « bien comme il faut » !

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Ma copine Cathy me l’a remis avec un air de conspiratrice et un sourire entendu, et m’a bien prévenue : « Lis ça, tu ne pourras pas le lâcher ».
Trois jours plus tard, j’avais englouti les 551 pages dudit « IT book féminin » de l’année.
Avec la sortie et la promotion de mon livre à moi, écrit en partie avec mes petites mimines, je m’étais ensuite plutôt consacrée à lire des romans indiens (j’adore la littérature indienne et plus particulièrement Indu Sundaresan) et n’avais pas vraiment entendu parler DU livre.
Au départ, j’ai naïvement cru que ce best-seller allait évoquer les enjeux du pouvoir et la manipulation intellectuelle entre un pervers narcissique et une femme mais ça, ça a été jusqu’à … la troisième page !

Séance de rattrapage pour celles qui sont en retard sur ce phénomène littéraire sorti en France en octobre dernier :

« 50 nuances de Grey » (Fifty shades of Grey) raconte avant tout, une histoire d’amour (il fallait bien ça pour nous plaire, c’est notre côté fleur bleue à nous les femmes), les ébats sadomasochistes (soft) de Christian Grey, jeune et beau (enfin, TRES TRES beau) millionnaire (ça aide quand même) obsédé par le fait de tout contrôler (il faut bien qu’il ait un vice de forme cet apollon !) et d’Anastacia Steele, très belle, mince (ben voyons) et prude (pas tant que ça) étudiante en littérature de 21 ans (c’est l’âge de la majorité aux US, faudrait pas trop choquer quand même), à la base vierge (mais pas effarouchée) à qui il propose de partager ses fantasmes en devenant sa soumise conctractuellement pour aller s’encanailler dans sa chambre rouge de la douleur (dans une atmosphère de luxe et de très haut rafinement, tout de même).
Ce livre, n’est pas un simple livre, véritable aventure éditoriale à lui tout seul, il est LE symbole d’un nouveau genre : Le « mummy porn », soit porno soft à destination des mères de famille et soit dit en passant, j’aurais aimé en être son auteure quand on sait que mon livre n’a été tiré qu’à 5000 exemplaires.
Distribué dans le monde entier (enfin dans les pays où il n’est pas censuré), il s’est déjà vendu à plus de 50 millions copies dont pas moins de 245 000 en France, c’est vous dire si E.L James, scénariste britannique, doit empiler ses livres sterling de droits d’auteur et ce, dès son premier ouvrage ! C’est donc avec regret que je vous l’annonce : le porno littéraire pour les mères de famille est donc bien plus vendeur que les régimes.
J’ai toujours pensé que les films pornographiques étaient faits par des hommes pour des hommes tellement ils sont loin, scénarios et images à l’appui, des canaux d’excitation des femmes, sensibles et cérébrales.
Pour récupérer des avis et donc lancer la discussion, j’ai adressé profusion de SMS à l’ensemble de mes copines qui l’ont pratiquement toutes lu (surtout les parisiennes) et adoré (voire même, leurs mères pour certaines).
Reste deux catégories plus minoritaires : celle qui dit ne pas l’avoir lu et qui ment et celle qui affirme sans l’avoir lu que de toute façon c’est un ramassis d’anneries, qu’elle n’en a pas besoin, que c’est mal écrit, patati, patata…. Et que de toute façon elle ne le lira pas.
Je suis navrée de dire qu’avec « 50 nuances de Grey », même si l’on est parfaitement sexuellement équilibrée et satisfaite, on en a pour son argent (en plus Cathy me l’a prêté) et oserais-je le dire : que l’intrigue est bien montée pour… durer et faire son effet comme attendu.
En gros, dans les années 80, on a toutes et tous fredonné avec le groupe français Il était une fois la fameuse chanson « Je l’ai rêvée si fort que les draps s’en souviennent» et bien, si on est célibataire et qu’on n’a pas de partenaire, je suis certaine que ce peut être aussi le cas à la lecture de 50 nuances de Grey. Bref, ce bouquin pourrait presque faire office de sex partner cérébral.
« Si l’intrigue ne casse pas deux pattes à une sadomaso » pour reprendre la citation de la journaliste Florence Roques, il est également sans surprise et facile à lire. Mais soyons vraiment honnêtes : on VEUT le numéro 2 (ouf : c’est une trilogie !) et pourquoi devrions nous forcément lire un ouvrage intellectuel ?
Ce livre en plus de DIVERTIR est également une vraie révolution dans les foyers puisqu’il permet une libération de la parole sur un sujet d’ordinaire plus sensible que d’autres (le sexe) et disons-le tout de go : de bonnes discussions légères entre copines, loin de nos maris et de nos enfants.
L’auteure a recemment signalé que bon nombre d’hommes étaient heureux que leurs femmes aient eu cette lecture car cela leur avait donné des idées et avait renforcé leur libido (tu m’étonnes qu’ils soient contents ces messieurs !)… Ce n’est pas le cas du pauvre mari de cette britannique qui, comme la presse d’outre manche s’en est faite l’écho, a divorcé d’un époux qu’elle a qualifié de sexuellement ennuyeux lorsqu’il a refusé certaines pratiques évoquées dans le best-seller.
Excellente recette marketing, tout le monde veut surfer sur le succès de 50 nuances de Grey. Ainsi : on recense un livre qui décode l’original (pourtant assez explicite), on en annonce un autre pour janvier intitulé « la cuisine des 50 nuances de Grey », toute une gamme de sex toys et d’accessoires coquins ont fait leur apparition et le film est déjà en cours de casting.
« 50 nuances plus sombres » paraîtra le 3 janvier 2013 et « 50 nuances plus claires », le 6 février ce qui, je vous le concède, vous laisse assez aisément présumer de l’intrigue.
Gageons que ces deux nouveaux titres vont encore administrer un sacré coup de fouet aux ventes en librairie !

Mes savons ont une âme

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Certains ont leur Madeleine de Proust, moi j’ai mes savons du souvenir et j’y tiens.
A chaque fois que j’utilise les toilettes dites « publiques » de notre maison, la Casa Madre, (comprenez celles du rez-de-chaussée à usage des invités), ils sont là, sous mes yeux et je ne peux m’empêcher de me demander si leur fabriquant est toujours en vie, s’il a fermé ou dû abandonner derrière lui des milliers de ces petits cubes odorants, s’il a encore du stock ou s’il pourra assurer sa production annuelle qui devrait démarrer en cette période et durer deux mois avant le traditionnel séchage qui prend presque une année.
Bref, à chaque fois que j’utilise mes lavabos, j’admire mes savons d’Alep et leurs jolies formes et c’est la GUERRE en Syrie qui me saute au visage.
Avant, le savon d’Alep, cela m’évoquait seulement l’antiquité, l’origine du savon dur, l’Orient, le Hammam, les mille et une nuits, l’huile d’olive et de baies de laurier et cette texture un peu grasse qui fait sa renommée internationale de par ses qualités hydratantes et apaisantes. Mais ça, c’était avant.
A présent, ce savon m’évoque aussi les violents combats entre les rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL) et les forces gouvernementales qui ont lieu à Alep depuis plus de quatre mois, la peur, les planques, le sang, les pilonnages, le rationnement, les voies d’exportation désormais totalement coupées vers le nord (kurde) de l’Irak et vers la France, tout comme les échanges financiers que notre pays a désormais totalement interdit depuis janvier au nom du droit à la démocratie pour les syriens.
Et ces petites entreprises où l’on se transmet l’art de la saponification de père en fils ? Celles-là mêmes où l’on découpe encore manuellement ces petits cubes qui atteriront dans nos parapharmacies puis dans nos salles de bains et qui ont séché dans des tours à l’abri du soleil, survivront t-elles à tout cela ?
Beaucoup ont fermé mais d’autres se battent pour faire face aux effets pervers de la guerre (augmentation vertigineuse du coût de la matière première, manque de main d’œuvre, difficulté à trouver des emballages de qualité). Malgré tout, le savon d’Alep a toujours existé et certains importateurs français, persuadés que ce produit ancestral survivra à la guerre n’abandonnent pas ces producteurs de concentré de vraies valeurs et utilisent le système D pour continuer leurs échanges commerciaux. Oui mais, pour combien de temps ?
La semaine dernière je me baladais dans une grande enseigne de décoration et je me suis arrêtée net au rayon salle de bain/cosmétiques : tous leurs savons d’Alep étaient bradés à -80%. J’ai acheté le peu qu’il restait en rayon. A la caisse, j’ai demandé à la caissière ce qu’Alep évoquait pour elle. Elle a haussé les épaules et m’a répondu : « ben, du savon ».
Alors, on s’en lave les mains ou pas ?

Pour découvrir la fabrication du savon d’Alep vous pouvez visionner la vidéo suivante :
Merci Saryane !

Bonjour tout le monde !

Enfin !

Ecrire à beau être notamment une façon de parler sans être interrompue, les nouveaux outils de blogging ont encore beaucoup de secrets pour moi et inutile de vous dire que j’aurais bien besoin d’une formation sérieuse sous WordPress et en informatique en général. Mais nous y voilà, le plus gros est fait semble t-il : j’ai un hébergeur, un nom de blog et des idées à foison.

Pourquoi prose kawa ?

Prose, parce qu’après l’écriture « d’Ex-fan des régimes » (paru aux Editions De La Martinière en mars 2012 et coécrit avec Laurence Haurat), il n’y a pas eu un seul jour où je n’ai pas conceptualisé dans ma tête un billet. La guerre en Syrie, un ciel magnifique, un met savoureux, un regard, un évènement, une lecture, une tragédie, un partage, une contrariété, une tendance, une idée, un coup de gueule, un fou rire, une rencontre déterminante, un voyage, et même un nouveau vernis à ongles (c’est vous dire comme je peux aussi être légère !) ou un bestseller … TOUT me relie comme vous chaque jour à ce monde et j’ai envie de partager avec le plus grand nombre  ce qu’il m’inspire. Vous connaissez le fameux slogan « Connecting people ? » il aurait pu être de moi si Nokia ne l’avait pas inventé. Si, si, je vous jure.

Ces quelques lignes, « promis- juré-craché » vous pourrez les parcourir le temps d’un Kawa, comprenez d’une pause café (ok, d’un thé également pour ceux et celles qui détestent le café) que vous viviez à Paris, Douarnenez, Marseille, en Auvergne, à Marrakech ou de n’importe quel endroit du monde – si tant est que vous parliez français.

Mes billets, j’ai à cœur qu’ils puissent vous amuser, vous contrarier, vous faire rêver, vous informer ou tout simplement vous faire franchement  rire mais en tous les cas, ne pas vous laisser indifférent(e).

A très vite donc et n’hésitez pas à vous abonner à Prose Kawa !