Une fleur, le soleil et nous…

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A l’heure où bon nombre d’entre vous rentrent ou sont déjà rentré(e)s de leurs congés estivaux, je m’apprête (ENFIN) à partir.
Chacun son tour, non ?
L’été (mais en était-ce vraiment un ?) m’a paru interminable avec ses lots d’averses et d’orages (et les enfants à occuper) et je me souviens avec nostalgie des premiers soleils de mars, où j’étais d’ailleurs nettement plus bronzée qu’aujourd’hui (et où les enfants étaient à l’école).

La destination de nos vacances cette année est très, très au sud et j’attends donc un soleil musclé et des UV mordants dont je vais devoir me protéger ainsi que number 1, 2 et 3.
A contrario de beaucoup, allez savoir pourquoi, je déteste faire les bagages. Peut être que cela m’évoque qu’il faudra bientôt les défaire et le lot de machines à faire tourner qui va avec …

Pourtant, cette année, en manque total de plage, de piscine, et de « relax pose tes valises » (au sens propre et au figuré et elles sont lourdes, croyez-moi), à J-5 du grand départ qui nous emmène à Essaouira, au Maroc, j’ai déjà regroupé les Essentiels « cosméto » de l’été pour moi et les filles, en organisant avec soin notre « beauty case summer 2014 ».

C’est sans doute un cliché ou une réminiscence de mon voyage de l’an passé, des magnifiques plages de l’océan indien de sable blanc immaculé où je bronzais, mais pour moi, les vacances et l’été riment avec certaines odeurs particulières à commencer par le Monoï* dont l’Homme et moi nous raffolons.

*Monoï de Tahiti, produit d’appellation d’origine

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Je vous rassure, pas besoin de m’adresser une carte : je sais parfaitement que Tahiti, est bien loin des Maldives (15 120 kilomètres très précisément) mais l’équation pour moi est simple et ça marche partout : plage – été – soleil = Monoï.

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Ayant à peine dépassé la trentaine (non, je ne mens pas, c’est mon côté méridional: j’exagère à peine) et désormais consciente des dangers du soleil, fini le Monoï pur sans protection sur le visage.
Il a fallu se faire une raison : je n’ai pas la peau des tahitiennes … ni leurs cheveux d’ailleurs.

Il y avait donc une niche sur le marché des cosmétiques en la matière, d’autant qu’allez savoir pourquoi, le Monoï est très en vogue cette année et ça, les marques l’ont très bien compris et ont adapté leur offre.

Je vous l’avoue : je suis, tout comme l’Homme et ma meilleure amie Emma, totalement accro aux produits « Polysianes® » (ce qui ne m’empêche pas de garder mon objectivité, promis !).

J’adore cette marque, ses propriétés hydratantes et nutritives et plus que tout, son parfum exotique qui a lui seul, me fait m’évader du quotidien et voyager.

La marque Polysianes est née en 1989, l’année de la mort de Salvador Dali et de celle de la naissance de Daniel Radcliffe, le héro d’Harry Potter.
Forte de ses 25 année d’existence, elle a complété sa gamme cette année, d’une ligne de soins solaires polysensoriels aux textures gourmandes intégrant en plus du Monoï de Tahiti, du nonni ou encore Morinda en français (un fruit des tropiques dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’alors qui possède des propriétés anti radicalaire et dont les tahitiens consomment le jus pour ses vertus) des principes anti âge, dont de la vitamine E, et un complexe photo protecteur à large couverture contre les rayons UVA et UVB qui assurent une sécurité optimale et promet un bronzage sublimé.
J’ai immédiatement adopté ces produits que je place désormais sur ma liste des « must have ».

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A commencer par le Fluide velouté (non gras) très haute protection visage SPF50+ qui sera ma crème de jour des vacances (ça tombe bien je n’en avais plus) ET mon soin solaire anti âge en même temps (vous ai-je déjà dit que l’avantage des rondes est de n’être que très peu marquée par le temps ?).

Pour ce qui est du corps, j’utiliserai le lait fondant SPF30 également anti âge (juste en prévention).

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Une fois bronzée, le Monoï Morinda sera appliqué avec soin sur mes gambettes potelées.

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Nous partons également avec notre stock de shampoing douche nutritif anti sel dont l’Homme ne peut se passer et qu’il va entasser par paquets de douze dans SA trousse de toilette. Quant à moi, je ne l’utilise que rarement pour mes cheveux, préférant des soins spécifiques mais c’est un gel douche très agréable.

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Enfin, L’Homme et les filles se tartineront pour s’hydrater le soir de crème de Monoï, régénérante et non grasse. C’est pour nous un essentiel qui figure dans notre salle de bain tout au long de l’année.

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J’ai délaissé mon huile prodigieuse de Nuxe au profit de cette nouveauté pour laquelle j’ai craqué : l’huile sublimatrice anti âge des Polysianes.

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Non grasse, elle est délicatement nacrée et fait scintiller joliment ma peau.

Ne reste plus à la marque qui appartient au groupe Pierre Fabre, qu’à sortir une eau de toilette et mon bonheur sera total.

Quant aux coups de chaleur à notre arrivée à Marrakech avant que nous n’atteignons la cité Souiri, j’ai toujours sur moi l’indispensable brumisateur (j’ai failli écrire "bombe" mais je crois que ça aurait pu poser problème aux frontières) d’eau thermale d’Avène en grand format.

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En début d’été, Avène a eu la bonne idée de sortir une version mini collector, offerte avec les grands vaporisateurs que j’ai bien consciencieusement conservé en vue de mes vacances (vous ai-je déjà dit que je les mérite VRAIMENT ces congés ?).

Pour ce qui est des cheveux, j’ai acheté chez mon coiffeur de quartier une trousse estivale en édition limitée contenant 3 nouveauté Schwarzkopf format voyage, vous ne devinerez jamais à base de quoi …
De Monoï évidemment !

Il y a un shampooing, un spray conditioner et une huile de protection à utiliser au soleil. La trousse m’a couté 15 euros.

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Au supermarché, rayon shampooings, j’ai choisi, pour number 3, (8 ans), la nouveauté Garnier de l’été, le shampooing ultra doux à l’huile de Monoï et de Néroli (3,60€) pour les cheveux exposés soleil, mer et piscine. Garnier a également sorti pour compléter la ligne une huile merveilleuse protectrice et un masque capillaire que vous pouvez découvrir ici.

Avec tout ça, on va inonder la Medina d’effluves de Monoï.

A tous ceux et celles qui comme moi ne seraient pas encore parti(e)s en vacances, profitez-en bien et ne pensez surtout pas à la rentrée.
Aux autres déjà rentrés : courage ne fuyez pas. Vous reste les barbecues, vos photos de vacances et les rosés piscine…

Cheers !

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Dans les yeux de Farah

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A un an près, elle a l’âge de ma fille aînée. On pourrait se fondre dans le bleu de ses grands yeux. On y décèle encore un peu l’innocence de l’enfance sur un « selfie » qu’elle utilise pour illustrer son compte twitter. Pourtant, à 16 ans, Farah Baker, à l’heure où beaucoup d’ados passent leurs temps à « geeker » pour regarder nombre d’inepties sur le net, « tweet-live » et utilise les réseaux sociaux pour décrire l’enfer qui se vit sous ses fenêtres brisées à Gaza, son quotidien.

Farah l’affiche : elle a peur de mourir d’une minute à l’autre et à 16 ans, elle a déjà survécu à 3 guerres. Elle n’en peut plus et estime que c’est assez. Elle veut interpeller le monde pour lui faire comprendre l’horreur qui se vit chez elle, sa terreur absolue, et celle de sa famille. Elle ambitionne, dit-elle, de faire des études de droit, pour changer tout cela. Si elle survit.

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Que Farah soit musulmane n’a pas d’importance pour moi. Elle aurait pu être juive, bouddhiste, catholique … ou de n’importe quel pays du monde en guerre, elle m’aurait émue de la même façon.

Elle ne vit pas son adolescence. Elle n’en a ni l’occasion, ni les moyens, ni le temps. Elle tente, comme beaucoup d’anonymes, son père, neuro chirurgien, sa mère et ses sœurs de 14 et 6 ans, de survivre à une guerre stratégique où d’un côté comme de l’autre, les civils ne sont que des pions que l’on déplace au gré des stratégies militaires.

Ironie du sort, dans son appartement de la bande de Gaza, continuellement ébranlé par les bombes et le bourdonnement des drones, elle est en passe de devenir un reporter de guerre à part entière, remarquée par les médias partout dans le monde. A près de 108 000 abonnés sur Twitter, Farah relate quasiment heure par heure, une guerre qui s’est intensifiée ces trois dernières semaines, laissant déjà 1 200 morts du côté palestinien dont les trois-quarts sont des civils.

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Ni arabe, ni juive, ni politologue, à des milliers de kilomètres de ce conflit né bien avant ma propre naissance, j’ai le sentiment de n’avoir aucun droit de me positionner pour un camp ou un autre.

Je suis impuissante. Cela ne m’empêche pas de ressentir de la compassion pour cette jeune fille et tous les innocents qui vivent le même sort.

La compassion ? Un mot que beaucoup ont oublié, cette vertu par laquelle je suis portée à percevoir ou ressentir la souffrance des autres, et qui me donne le sentiment d’être poussée à y remédier.

Est-ce si fou que d’aspirer à ce que les innocents puissent vivre en paix ?

Le monde doit cesser d’être spectateur.
De tous bords confondus, la logique humaniste voudrait que nous nous insurgions devant les massacres de civils et d’enfants fussent-ils arabes ou juifs.

La seule réflexion qui me vient en prenant conscience de cette guerre, c’est qu’elle n’a aucun sens même si chacune des parties a la conviction que ses revendications sont légitimes.

Elle est l’horreur, la quintessence même de ce que l’homme, censé être doté d’intelligence, peut infliger à sa propre espèce, le pire de ce qui le constitue aussi : la Haine.

A cet instant, ma fille aînée de 15 ans, paisiblement allongée sur son lit, écoute de la musique.
Ma benjamine déboule en larmes dans mon bureau, me disant qu’elle a chaud et que ce n’est pas juste parce que les voisins se baignent et qu’elle, n’a pas de piscine et que TOUT LE MONDE en a.

Qu’est-ce qui est vraiment juste ?
Je souris faiblement, la prend dans mes bras, lui dit combien elle a de la chance et lui raconte avec des mots adaptés à ses huit ans l’histoire de la jeune Farah qui elle, est bien loin de toutes ces considérations.

Il est 17h30 à Gaza, soit une heure de plus qu’en France.
Ma fille m’appelle car elle souhaite à présent goûter.
Je me demande ce qu’est en train de faire cette jeune fille qui vit à plus de 3 300 kilomètres de chez moi.

Les hommes sont devenus fous.

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Vous prendrez bien 2 doigts de Porto ?

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Il y a exactement 20 ans, j’avais, avec deux amies étudiantes (Hein Julie & Elodie !), fait durant un mois d’été, le tour du Portugal en voiture (sans clim), du sud au nord, de Faro à Porto. C’était l’époque où l’on payait encore en escudos, où manger ne coûtait quasiment rien (surtout des sandwichs au thon) et où les premières autoroutes voyaient le jour. Notre voyage nous avait conduit jusqu’à Porto (prononcez [Portu]) mais j’avoue que j’avais gardé un souvenir mitigé de cette ville que j’avais trouvé grise et ouvrière a contrario de la flamboyante et déjà cosmopolite Lisbonne dont j’étais tombée littéralement amoureuse. Un adage prétend d’ailleurs que « pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille ». C’était tout à fait mon sentiment d’alors.

Plus de 20 ans après, me voici donc partie en week-end avec l’Homme, sans enfant (merci les grands-parents) à Porto, « capital do Norte » et seconde agglomération du pays, bien décidée à me défaire de mes vagues souvenirs et à redécouvrir cette grande ville portugaise de 208 000 habitants, quasiment vierge de tout préjugé.

Porto un week-end ? A deux heures de vol de Paris, c’est une virée facilement envisageable d’autant que de nombreuses compagnies « low cost » desservent aujourd’hui cette destination.

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L’accès de l’aéroport Francisco Sa Carneiro au centre ville est aisé. Certes, on attend le métro aérien (Ligne E), quasiment 25 minutes si on vient de rater le précédent, mais le prendre est déjà une bonne façon d’avoir un aperçu des faubourgs de la ville et d’économiser le prix d’un taxi qui pourrait vous faire perdre du temps dans la circulation. En effet, pour moins de 2 euros, vous aurez relié l’aéroport au centre historique en une demi-heure.

Nous séjournons à l’hôtel Infante Sagrès, (merci papa noël) praça D.Filipa de Lencastre.

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Véritable mémoire de Porto, il se situe en plein cœur du quartier historique classé au patrimoine de l’Unesco depuis 1996. L’hôtel a misé sur une décoration mêlant design et néo baroque de très bon goût mais malgré ses 5 étoiles affichées, les sanitaires nécessiteraient une bonne rénovation.

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Sa façade est quelconque, mal éclairée la nuit, mais une fois la porte passée, un charme suranné émerge et la magie opère d’autant que son Directeur, Paulo Santos, fait tout pour vous accueillir « façon palace ». (Devinez qui s’est faite rouvrir la boutique de l’hôtel juste pour elle un soir… C’est vous dire la différence de service avec notre cher pays.) J’y ai acheté des bougies parfumées Castelbel.

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A 5 minutes du métro et en plein cœur du quartier historique, ce grand hôtel est idéalement situé pour se lancer à la conquête de la ville à pieds.

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Dès notre arrivée et une fois mon verre de Porto gentiment offert par la réception de l’hôtel dégusté (non, je ne suis pas alcoolique, il fallait que je vérifie si j’aimais le Porto), nous partons petit-déjeuner dans un établissement local authentique pour nous régaler de « pastéis de nata » (petits flans à la crème) et autres douceurs aussi belles que délicieuses.
Comme toujours l’Homme est un peu dubitatif sur le lieu mais, mais ma conviction repose sur le principe que lorsqu’il n’y a pas de touriste et que c’est bondé de « locaux », c’est une garantie de qualité. Mon instinct s’avère juste. Les pâtisseries sont aussi délicieuses et parfumées que jolies.

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Nos estomacs bien remplis, je pousse l’Homme à franchir les grilles du plus grand marché de Porto : le marché de Bolhão et là, c’est le bonheur. Des fleurs d’ail partout, des olives à foison, et des odeurs que je respire à plein nez mêlant, les emblématiques sardines fraiches, des brassées de fleurs et autres fruits de saison. Indéniablement, c’est là qu’est la vie. J’eusse aimé pouvoir y faire mon marché auprès des producteurs locaux pour la semaine…

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Classé monument historique en 2006, il est en état de délabrement et apparemment son potentiel n’est pas véritablement exploité. Mais cela vaut la peine de s’y arrêter, de déguster un verre de Porto à la « Wine House Bolhão » (j’insiste je ne bois que très peu) ou de déjeuner parait il, chez Fernanda.

Les portugais sont souriants, accueillants et au gré de nos ballades, nous faisons de sympathiques rencontres. On nous indique gentiment que voir et où nous rendre. Alliant visites et shopping, nous découvrirons ainsi de magnifiques lieux et d’extraordinaires boutiques.

Nous reprenons notre visite de la ville.
C’est chez Armazém dos Linhos que nous poussons la première porte.

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Ouvert depuis 1905 cet établissement commercialise des popelines de coton, des pièces de lin 100% made in Portugal destinées à la décoration ou la confection. On y trouve aussi de ravissantes créations pour enfants. La boutique est splendide et l’accueil chaleureux.

ARMAZEM DOS LINHOS
Rua de Passos Manuel 15
4000-384 – PORTO
Tél. : +351 222 004 750

Pour moi, le Portugal, c’était il y a 20 ans, l’odeur des sardines qui grillent sur des barbecues improvisés dans les rues de Lisbonne. De même, j’avais souvenir d’avoir dégusté de la mousse de sardine à chaque fois que j’allais au restaurant.
Au hasard de notre flânerie, nous tombons sur un magasin coloré : le Central Conserveira da invecta.
Les murs sont couverts de boites de sardines cuisinées de mille façons.

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Même l’esthétique des conserves fait envie et la dégustation confirme qu’il s’agit de produits de qualité mis en boite à Porto même. Dans un coin de la boutique, il y a aussi une sélection de produits typiquement portugais dont quelques cosmétiques.
J’ai acheté la crème pour les mains, et si j’en avais connu les vertus avant, j’en aurais ramené une dizaine de tubes.

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L’Homme a jeté son dévolu sur une crème de rasage qu’il regrette également de ne pas avoir rapportée par cartons tellement elle fait la peau douce et sent divinement bon : la creme de Barbear Lavenda – Ach.Brito. Elle lui rappelle la Rasoline de chez Molinard, « en mieux » dit-il !

Il pourra désormais, tout comme vous si vous le souhaitez, la trouver ici.

CENTRAL CONSERVEIRA DA INVECTA
Rua do Bonjardim
N°136
4000 – 114 PORTO
Tél. : + 351 222 033 079

Pas très loin de la cathédrale, nous découvrirons un hôtel B&B flambant neuf et moderne que nous visitons en vue d’une prochaine virée avec enfants. On peut y réserver une grande chambre familiale (ou entre copines ?) pour 6 personnes avec 3 grands lits pour un prix allant de 81 et 92 € la nuit en fonction de la période. Les petits déjeuners à 6€/personne sont en sus.
Cet hôtel, situé au bout de la rue Santa Catarina, en direction de la Cathédrale est idéalement placé.

B&B HOTEL
HOTEL PORTO CENTRO

Praça de Batalha, 32/34
4000 – 101 PORTO
Tél. : +351 220 407 000

Au fur et à mesure de notre exploration et des visites d’églises décorés d’azulejos, nous allons jusqu’à la Cathédrale (le Terreiro da Sé) et déambulons dans des quartiers populaires aux ruelles sinueuses qui nous mèneront jusqu’aux berges du Douro.

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Outre ses petites boutiques si recherchées, la ville souffre, tout comme l’ensemble du pays, apparemment bien plus que chez nous, de la crise économique.
Ce qui est sidérant c’est qu’il y a pléthore de bâtiments murés, de magasins fermés y compris dans la rua Santa Catarina, pourtant principale artère commerçante du centre. Devant nos yeux, nous constatons avec tristesse que beaucoup de bâtiments historiques sont condamnés voir squattés et que la majorité des façades des belles constructions sont délabrées. Nombreux sont les gens à mendier dans la rue à côté de leur couchage de fortune.

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Nous sommes tristes de nous rendre compte que faute de moyens la ville puisse se dégrader à ce point et ne pas être en mesure, à minima, de conserver son patrimoine, à défaut de le réhabiliter.
Mais découvrir un pays ou le raconter ce n’est pas se limiter à juste en vanter ses atouts. C’est également être en mesure de faire face à la réalité de celui-ci.

C’est aussi cela l’Europe d’aujourd’hui.
Au Portugal, le Smic mensuel est de 565,83 €. La vie, depuis le passage à l’euro, a très nettement augmentée rendant inaccessible pour beaucoup de portugais, l’accès au logement et aux produits de consommation courante. Tout cela les menant à l’austérité, la pauvreté et les poussant à quitter le pays pour aller travailler ailleurs.

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Lors de notre séjour, nous irons nous balader à Matosihos, ville limitrophe au sud de Porto, desservie par le tramway et les bus, les gens y vont à la plage. Hélas, les immenses barres d’appartements en front de mer sont quasiment vides ou en vente, tout comme en Espagne.

Tout cela n’entache pas la superbe vue sur la ville et sur le fleuve Douro qui serpente en direction de l’Atlantique.

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A proximité des berges vivantes et animées de touristes, nous découvrons la boutique Santo Da Casa.
On y aime l’atmosphère de ce concept store qui fait également location de chambre à l’étage et où l’on peut trouver accessoires, bijoux et éléments de décoration portugais.

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Comme tout le monde sait que ne pas parler une langue n’a JAMAIS été un frein pour moi, nous y passerons un moment pour échanger avec sa co-propriétaire entre anglais, italien et espagnol (c’est déjà pas mal, hein ?).

SANTO DA CASA
Rua de Sao Joao n°56
4050 PORTO
Tél. :+ 351 919 837 060

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Passé l’aspect mélancolique et sinistré de Porto, la ville est merveilleuse. Un seul regret ? Avoir été écouter du Fado dans une brasserie trop touristique, (remplie de … français aussi bruyants que mal élevés!) qui, malgré les demandes de silence réitérés de la fadista n’a pas pu chanter ni être écoutée dans le silence religieux que ce chant mélancolique exige.

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Nous reviendrons à Porto …
Até breve.*

*A bientôt.

Gourmande et toute en douceurs…

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A voyager autour du monde on oublie parfois de découvrir ce qui nous est le plus proche : notre beau pays.

Le Week-end dernier, je suis donc partie, moi, aixoise et méridionale, à l’Est, en Alsace et plus particulièrement à Strasbourg.

Comme beaucoup, j’ai été charmée par son centre historique, sa cathédrale et ses spécialités et j’ai été bien guidée dans mes découvertes (merci Françoise).

Au numéro 1 de la rue de la vignette, au cœur du quartier de la petite France, j’ai découvert une jolie boutique gourmande, très attendue, qui fait actuellement le buzz sur la toile et de bouches à oreilles et dont Paris a tout à envier : « Macarons & Inspirations ».

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En vérité je vous le dis : Pierre Hermé et Ladurée, aussi prestigieuses Maisons de macarons que vous soyez, vous avez du souci à vous faire.

Mon regard (tout comme celui de number 4) est d’abord attiré par les petites mains qui s’affairent dans le laboratoire de production vitré donnant à la fois sur la boutique et sur la rue puis par son décor blanc épuré et rose poudré, ambiance boudoir.

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J’entre.
« Macarons & Inspirations », c’est la boutique d’Elisabeth Biscarrat, la gagnante de la saison 2 de MasterChef, l’émission culinaire phare de TF1.

J’adore l’endroit.

Elisabeth, je l’apprendrai plus tard, le voulait à l’image d’une bonbonnière, très « fille ».
Le pari est réussi, la décoration soigneusement étudiée.

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Seule ombre au tableau : la frustration avec un grand "F".
En cette fin d’après-midi, il ne reste qu’une poignée de macarons dans la vitrine.

Et c’est tout.

What ? Exit le grand choix de saveurs, les "petits jardins" et les choux, il ne reste que 9 macarons Rose/Framboises fraiches.

Le vilain couple entré juste avant nous en achète 8, il n’en reste donc qu’un seul.

Je n’ai jamais été très bonne en mathématiques, mais le calcul est vite fait et de plus, je DOIS, parce que je suis une bonne mère, le partager avec ma benjamine.

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La boutique a ouvert il y a un peu plus d’un mois, le 2 mai dernier et j’apprends que les gens, dès l’ouverture, ont fait la queue sur le trottoir.

Depuis, chaque jour, c’est l’ensemble de la production qui s’écoule en quelques heures à peine. Incroyable : malgré le travail acharné de l’équipe qui n’a pas hésité parfois à travailler 24/24, la demande est toujours plus forte.

D’ailleurs le jour de l’ouverture Elisabeth avait prévenu ses clients :

« Les 4 000 macarons et les 1 000 choux que nous avions préparés avec passion ont été vendus en un éclair. Nous allons travailler toute la nuit afin de vous accueillir demain dans notre bonbonnière bien garnie. »

J’aperçois Elisabeth dans son laboratoire et demande à la rencontrer.

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Elle est charmante, accessible, et après quelques minutes de bavardage me propose, si je peux attendre quelques minutes, de me fabriquer un « jardin » l’une de ses spécialités.

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Dans la boutique les personnes entrent et ressortent sans interruption. Elisabeth, souriante, se prête de bonne grâce au jeu des photos et des dédicaces de ses deux livres déjà parus.

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Cette ancienne infirmière dont la cuisine a toujours été une passion instinctive et qui a gagné MasterChef notamment pour sa créativité s’excuse : son caramel va brûler, elle doit vite repartir travailler.

Le grand « jardin » pour 8 est aussi beau que bon.

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A sa base du macaron craquant sur ses deux faces et moelleux comme une meringue pavlova en dedans.

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Cette création à base de ganache au chocolat blanc et vanille (pour la nôtre car Elisabeth la travaille aussi avec du chocolat noir), chantilly au mascarpone et compotée de fruits accompagné de ses fruits & fleurs de saison est un pur bonheur autant pour les yeux que pour les papilles !

Il l’est d’autant plus que "l’Homme" qui n’aime pas les fruits rouges en général … s’en délecte !

Joli jardin aux riches saveurs, pâtisserie artisanale réalisée de doigts de fée et de main de maître, elle a été avalé en bien moins de temps qu’il n’a fallu pour la réaliser… gage d’excellence.

C’est aussi ça, la touche française. Bravo !

Derrière l’injustice : la haine.

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Il y a un peu plus d’un an pour célébrer mon 40ème anniversaire, j’étais au Sri Lanka et terminais mes vacances par quelques jours aux Maldives.

J’avais envie d’écrire un billet sur les merveilles marines de l’océan indien mais depuis quelques jours, je me suis ravisée.

C’est un peu comme pour une chanson : à quoi sert un billet s’il est désarmé ?

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Celui-ci aura pour objet de dénoncer la barbarie dont nous sommes témoins et que nous tolérons encore au 21ème siècle, qu’elle ait lieu aux Maldives, au Soudan, en Iran ou ailleurs.

Après avoir lu ces lignes : vous aussi, vous connaitrez une autre réalité.

Je savais, sans avoir vraiment creusé la chose politique de ce pays, que l’Islam, que je respecte, est la religion d’Etat aux Maldives et que l’application de la charia y est stricte…

Enfin, pour les maldiviens, j’entends.

Dans ce pays où le tourisme de luxe est l’activité essentielle, on ferme les yeux sur l’alcool que les riches étrangers consomment à gogo et sur les poitrines dénudées des jeunes femmes inconscientes et incultes qui pensent à leur bronzage et s’exposent sans pudeur sur un sol musulman. Tout ca pour quoi ? Pour l’argent. Tout est fait pour récupérer les devises des clients fortunés.

Mais cette pseudo tolérance elle, n’a pas cours pour les Maldiviens.

En 2013, une jeune fille de quinze ans, victime des viols répétés de son beau père avait été condamnée à 100 coups de fouets administrés en public pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage. Hérésie totale, car il est bien certain qu’aucune religion au monde prônant l’Amour de son prochain ne pourrait valider une telle aberration ni cautionner un tel crime.
Le système judiciaire repose donc essentiellement sur la charia et la responsabilité pénale fixée à 10 ans désormais, a été abaissée à 7 ans pour certains délits dont le vol ou la consommation d’alcool.

Vous ne rêvez pas : dans ce pays de carte postale qu’on imagine un véritable éden, tout au moins pour ceux qui viennent y passer leurs vacances ou leurs nuits de noce, des ENFANTS risquent désormais la peine de mort.

Après 60 ans de moratoire, le gouvernement des Maldives qui estime que « le meurtre doit être puni par le meurtre » a rétabli depuis le 27 avril dernier la peine capitale pour les mineurs âgés d’au moins 7 ans.

En ce qui me concerne, je ne peux fermer les yeux et considère le boycott de ce pays, comme LA solution qui s’impose pour faire pression sur le gouvernement maldivien.

5 siècles de retard au Soudan

Août 1572 marque le début en France de la nuit de la Saint Barthélémy et du massacre de ses protestants.
Dans notre pays aussi on a parfois oublié que « Dieu est Amour ».

Aujourd’hui en 2014, au Soudan, on meurt encore si on n’abjure pas.

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Abbas Mohammed Al-Khalifa, juge "tortionnaire" soudanais a condamnée à la peine de mort une jeune chrétienne soudanaise de 27 ans pour apostasie (personne qui renonce publiquement à une doctrine ou à une religion).

En lui lisant le jugement, il a déclaré : «Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l’islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison »…

Or la jeune femme, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a déclarée avoir toujours été chrétienne.
Elle a été élevée dans la religion de sa mère, et son père, de religion musulmane, a toujours été absent de son enfance.

Elle a de plus "aggravé son cas" en se mariant avec un chrétien du Soudan du Sud dont elle a pris le nom.

Cela lui a valu la sentence supplémentaire de 100 coups de fouets, malgré le fait qu’elle soit, enceinte de 8 mois*, emprisonnée et enchaînée, dans l’attente de sa pendaison.

*EDIT : Au moment où j’évoquais ici ce mardi 27 mai 2014 l’histoire de Meriam, cette dernière donnait naissance en prison, dans les conditions qu’on imagine, à une petite fille qui s’appellerait selon l’avocat de la jeune femme, Maya. Les autorités soudanaises ont déclaré reporter sa condamnation à mort pendant deux ans pour lui permettre d’allaiter son nouveau né. Elle recevra les 100 coups de fouet quand elle aura récupéré de son accouchement.

Quant à l’accusation d’«adultère», elle repose sur la charia, la loi islamique en vigueur au Soudan depuis 1983 qui interdit aux femmes musulmanes d’épouser des hommes d’une autre religion.

La religion ne doit t-elle pas prôner la tolérance ?

Les pays musulmans, dits modérés, observent, quant à eux, un silence assourdissant.

En Iran, on n’a pas le droit d’être « happy » dévoilée.

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Postée en mai sur YouTube, une vidéo « maison » tournée avec un simple iphone présentait trois hommes et trois femmes chantant et dansant dans des rues et sur des toits de Téhéran sur la musique du chanteur pop américain Pharrell Williams tout comme des milliers de jeunes et de moins jeunes l’ont déjà fait à travers le monde.

Ce clip qualifié de « vulgaire ayant heurté la chasteté du public sur Internet » a provoqué la colère des milieux conservateurs iraniens, qui déplorent que les jeunes délaissent les valeurs islamiques au profit des valeurs occidentales. Six des jeunes figurant sur le clip ont donc été arrêtés et contraints d’avouer leur « acte criminel ». Rien que ça.

A la fin de leur clip, les jeunes indiquaient pourtant :
«Happy est une excuse pour être heureux. Nous avons aimé chaque seconde passée à réaliser cette vidéo. Nous espérons qu’elle vous donnera le sourire.»

Pas certain, que ces jeunes l’aient encore, eux, le sourire.

Si vous n’avez pas encore vu la vidéo, c’est par ici.

Surtout ne ratez pas l’occasion de contribuer à en accentuer sa viralité en la visionnant et en la partageant.

En effet, grâce aux réseaux sociaux et à la toile, l’information est rendue publique et accessible à travers le monde.

« Chemin pour respecter la loi de Dieu ». Telle est la définition du mot Charia.

Comme le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia -ou loi islamique- varie considérablement sur les plans historiques et géographiques, on peut légitimement s’interroger sur le fondement de cette dernière.

Qui, de Dieu ou des hommes, valide ces normes doctrinales, sociales, culturelles, et relationnelles parfois, aussi primaires, barbares que datées ?

Les hommes, malgré la modernisation de nos sociétés continuent au nom des religions à s’entretuer.

Ils sont devenus fous.

L’humanité va avoir bien du mal à s’en relever.

Tendances : l’été 2014 sera corail

corail 6

Le soleil a refait son apparition presque partout en France ce week-end. Cela nous laisse présumer que nous allons peut être ENFIN pouvoir profiter de belles journées et entrevoir le début de la saison estivale concomitamment au plus « glamourous » des festivals de la planète, j’ai nommé Cannes, sur la French Riviera.

Avec ce billet "tendances", j’ai envie de vous parler de mon obsession du moment : la couleur CORAIL.

Moi, totale « black addict », versant parfois même vers le côté obscur de la veuve sicilienne, tant je porte du noir, j’ai envie d’y associer (et je n’ai pas dit de faire du « Color Block ») cette couleur entre le rose/rouge et l’orange, fraiche et pleine de peps qu’est le corail.

Alors, vive les accessoires de tous types !

Comme c’est bientôt la fête des mères, je viens vous présenter quelques uns de mes coups de cœur parce qu’ a contrario de ce que pense ma number 3 (7 ans), il y a plein de petites choses qui peuvent faire autant mon bonheur qu’un sac HERMES (dieu merci) !

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A commencer par LES BIJOUX !

Ainsi, j’ai repéré chez Ma Demoiselle Pierre un joli bracelet couleur pêche/ corail.

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Pour 55 euros vous pourrez acquérir sur le E Shop de Ma Demoiselle Pierre (c’est par ici) si vous n’habitez pas Paris (la boutique se situe au 155, rue Amelot dans le 11ème), ce bracelet mi chaîne gourmette mi fil de coton tressé, pièce faite main dans les ateliers de sa créatrice parisienne, Stéphanie Allerme.

Un autre coup de cœur qui sera peut être aussi le vôtre, je l’espère: c’est ce sac de chez ZWIN ZWIN, une marque dont je vous ai déjà parlé dans "ma It Liste des bon plan shopping à Marrakech" que vous pouvez découvrir ou redécouvrir ici.

Nathalie, sa créatrice, a ainsi su répondre parfaitement à mon envie du moment avec ce cabas dont elle a déposé le modèle en petit, moyen et grand format, qu’elle s’engage à suivre et qui fait déjà son succès en France et un peu partout dans le monde.

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Le modèle présenté est le format moyen. Je l’adore car il est réalisé dans un cuir extrêmement souple et léger. Le sac est simple tout en étant sophistiqué, il n’est pas doublé mais il est cousu sur de belles pièces de cuir que Nathalie acquiert, au gré des tendances des saisons et des demandes de ses clientes.

En ce moment, tout comme moi, elle adore les nuancés d’orange et propose des pièces uniques aux couleurs estivales et gourmandes : abricot, mangue, corail, melon, mandarine…

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Car c’est en cela que l’adresse est magique :

Vous avez envie de cuir doré ou argenté ? D’une pièce couleur framboise, marron chocolat, turquoise ou rose dragée ? En cuir bufflonné, épais, fin, écaillé, glacé ou brillant ?
Tout est possible. Il suffit simplement de faire part de vos souhaits à Nathalie, elle vous livrera LE sac qui correspond parfaitement à votre demande.

Du véritable "sur mesure" pour un prix qui oscille entre 55 et 90 euros en fonction du format du sac et du type de peau sélectionné. Un sac confectionné et livré chez vous en moins de deux semaines sans frais de livraison.

Vous pouvez retrouver ZWIN ZWIN et ses créations sur Facebook ici

Contacter Nathalie sur son mobile français: 06.80.45.63.00
Par mail : zwinzwinmarrakech@gmail.com
Elle est également sur Instagram si vous voulez découvrir ses dernières nouveautés.

Côté make-up, toutes les couleurs du champ chromatique de l’orange sont à l’honneur cette saison.

C’est également le cas pour les vernis.

Ma number 2 (12 ans) m’a offert ce vernis KIKO (coloris 823 RED ORANGE de la ligne Quick Dry).

A 4,90 € l’unité, il concurrence parfaitement ses copains des grandes marques avec une bonne tenue lorsqu’il est appliqué dans les règles de l’art (comprenez en le passant avec une base et un top coat).

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vernis

Enfin, concernant la broche/barrette corail, vous pourrez, pour moins de 3 euros, en acquérir une sur le site de H&M ici.

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Porté en accessoire unique (on évite de rajouter des grosses BO ou un gros collier, hein ! cela constituerait, c’est certain, LA faute de goût impardonnable), notamment sur du noir, cet accessoire est tout à fait « In ».

Quant aux solaires que j’ai sélectionné pour illustrer ce billet assumé 100% corail :

Il s’agit du modèle New Wayfarer 2132 de chez Ray-Ban (prix indicatif : moins de 90 €).

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Je me les suis offertes l’an passé (parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien) et j’en suis folle.

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J’ai même acheté mon maillot de bain et mes flip-flop Havaianas tigrées en fonction d’elles, c’est pour vous dire !

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Elles sont craquantes, non ? Retrouvez-les chez Monpetitbikini.com en vous rendant

Alors, convaincues les filles ?

A très vite et par avance bonne fête à toutes les mamans en commençant par la mienne !

EDIT : Vous aimez Prose Kawa ? Si ce n’est pas encore fait, rendez-vous sur la page Facebook du blog. En la "likant" vous en suivrez son actualité (vous pouvez même inviter vos copines à le faire, c’est autorisé, si, si). 1,2,3 : C’est par là.

C’est bizarre cette histoire du temps qui passe…

photo

A 5 ans, on répète fièrement « quand je serai grande … » (si on est une fille, hein !) tout ça parce qu’à chaque fois qu’on nous a freiné dans ce que notre âge ne nous permettait pas de faire on s’entendait systématiquement dire « tu feras ça quand tu seras grande ». Bref, dans très, très longtemps.

A 11 ans, on espère être adolescente parce qu’on a l’impression qu’alors, tout sera permis.
Pourtant, les quatre longues années qui nous séparent de l’âge convoité, nous paraissent une éternité.

15 ans. Désillusion : les interdits ne tombent pas tous, loin s’en faut, et pour certains, c’est justement l’âge qu’on aurait voulu ne jamais avoir tant il est ingrat.
Bref «ça fout le seum », comprenez ça énerve, d’autant qu’on se sent vraiment plus vieux qu’on ne l’est réellement. Le côté positif c’est aussi la perspective proche de l’entrée au lycée, des copains et du fameux graal, pourtant si dévoyé : le baccalauréat.
La formule « Passe ton bac d’abord » va enfin pouvoir prendre tout son sens, c’est certain.

Finalement, à 15 ans, on a déjà envie d’en avoir 18.
Pourquoi ? Parce qu’on sera LIBRE de partir ! (Genre !)

A 20 ans, on est immortelle. On a des rêves plein la tête et rien n’est impossible.

A 25 ans, on envisage parfois une vie à deux et plus si affinités. Sinon, on voyage aussi.

A 30 ans, on est peut-être d’heureux parents en pleine fleur de l’âge et déjà, les années commencent à avancer plus vite. C’est le temps des poussettes, des petits pots, des couches, des problèmes de nounous, et de la meilleure tranche d’âge sur le marché du travail qui va durer si peu qu’à 40 ans on se verra taxer de "presque" senior.

Le 40ème anniversaire, l’heure de la "Big fiesta" et nos enfants ont l’impression qu’on cherche à faire la fête comme les « djeuns » alors que pour eux on est déjà vieux et que définitivement, on va devenir très vieux… Bref, on est « relous».

« waich waich » (Hum, hum)

Depuis quelques années, j’interroge systématiquement « l’homme » avec le même étonnement candide :

« Tu ne trouves pas que cette journée/semaine/mois/trimestre/année est passée à toute allure ? »

Et chaque fois, un petit sourire en coin, il me répond, inlassablement :

«Il y a toujours 24 heures dans une journée » et invariablement, j’ajoute que définitivement, on ne dirait pas.

Me voilà quadra N+1 et mon ado me rappelle que je suis « vieille ».

D’ailleurs, je m’interroge : a-t-elle jamais réussi à m’imaginer « jeune » la bougresse ?

temps

Moi, j’ai envie de lui crier que je me souviens, non, mieux : j’ai ENCORE 15 ans. D’ailleurs, ma meilleure amie est toujours celle que j’ai connu à 15 ans, c’est bien la preuve.
C’est de la voir ELLE, ma propre fille, la chair de ma chair, en face de moi, qui me rappelle que le temps a passé si vite.

Jacques Ferron disait que « l’âge est un simulacre. Au plus profond de soi, il n’y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse ».

C’est tellement vrai.

Toute ma vie est tellement présente, les souvenirs si précis, les sensations si exaltées : la visite de Casimir dans mon école en maternelle (l’authentique monstre gentil de l’Ile aux enfants, arrivé à Calas en Provence en carriole, accompagné de François et Julie, si, si je vous jure que c’est vrai !), de ma poupée Tinnie, des épisodes de Super Jaimie, de mon premier chien, de ma maitresse de CP, de mon premier « french kiss » de mes premiers chagrins d’amour aussi.

Ceux là mêmes, qui vous donnent l’impression que le monde va s’écrouler autour de vous et vous ensevelir tellement ça fait mal et auxquels finalement, toujours, vous survivez.

Moi aussi avant ma fille, j’ai certainement trouvé mes parents vieux, peut être même pensé qu’ils étaient « vieux ET cons à la fois » mais comme elle, j’avais le droit de le penser mais pas de le dire.

Le temps file si vite désormais que la sagesse me pousse à réapprendre à savourer l’instant présent dans toute sa quintessence.
Alors, quoi qu’en disent nos papiers d’identité, nous n’avons pas toujours l’âge qui y est inscrit.

Se sentir jeune plus que le paraître, n’est ce pas l’essentiel ?

Nul doute que ce sont les valeurs d’optimisme et d’hédonisme toujours si présentes en moi qui me guident sur cette voie.
A 40ans, je suis un peu moins immortelle. J’ai toujours des rêves plein la tête.
Maintenant, je ne crois plus mais je SAIS que tout est possible …

C’est pas fini, on vient à peine de commencer…*

*Clip officiel du premier extrait du nouvel album « Ici-bas, Ici même » de MIOSSEC à découvrir absolument.

Ma testosphère #2

j'ai testé pour vous

#GALENIC #ESSIE #NECTAROME

Pour prolonger mon court séjour marocain dont vous pouvez retrouver les bons plans là, j’ai envie de vous parler de mes M.H.C, comprenez mes « Must Have Cosméto » du moment.

A commencer par la ligne Argane à l’huile d’argan de chez Galénic.

galénic ensemble

Etonnant d’ailleurs, car à la base, je dois vous avouer que malgré tous les bienfaits qu’on lui attribue, je suis loin d’être une fan de l’huile d’argan dont je n’aime pas l’odeur. Tout ça pour vous dire que ma mère étant depuis toujours une grande consommatrice de crèmes en tous genres, j’ai pour (sale) habitude de tester toute les dernières nouveautés en piochant allégrement (à l’insu de son plein gré) dans ses réserves, c’est donc grâce à cette petite manie que j’ai commencée à développer ado (don’t blame me), que j’ai découvert il y a quelques semaines la crème de jour confort infini pour peaux sèches que j’ai immédiatement adoptée et du même coup, la marque des laboratoires Pierre Fabre : Galénic.

crème de jour galénioc

Un soin à base d’huile d’argan, mais dont l’odeur est plutôt agréable (surprise !), enrichie en vitamine E (pour le côté anti oxydant), destinée aux peaux sèches et très sèches et qui, après les premiers bains de soleil de printemps et ma peau déshydratée du moment, me convient juste parfaitement. Comme vous pouvez le constater, mon pot est presque terminé: SAD :(
J’aime cette crème, d’abord pour sa texture épaisse certainement due au beurre de karité, agent protecteur, nourrissant et réparateur et à la cire d’abeille qu’elle contient. Ensuite, parce que riche et très apaisante, je l’utilise le matin comme le soir. Elle est facile à passer, nourrit ma peau mais surtout ne la laisse pas grasse me permettant de me maquiller rapidement après l’avoir appliquée. C’est comme si l’ensemble de ses propriétés étaient aspirées par mes pores en quelques minutes laissant ma peau souple et douce. Le produit se présente sous forme d’un pot de 50 ml (prix indicatif 29,95 €). C’est très joli, mais quant à moi, j’aimerais bien trouver ce produit en tube (moins lourd dans nos trousses de toilette quand on voyage).

Argane Corps est une ligne de 6 soins à base d’huile d’argan, cet « or du désert » extrait exclusivement des arganiers du Maroc, arbres millénaires du sud ouest du pays. Les laboratoires Galénic, pionniers et experts de l’utilisation de l’huile d’argan en dermo cosmétique, collaborent avec la fondation Mohammed VI depuis sa création en 2004 pour replanter les arganiers, développer et protéger les équilibres naturels, améliorer le niveau de vie des populations locales.

Avant toute chose, libérer mes pores avec le gommage soyeux au savon noir.

savon noir galénic

Essentiel du rituel du hammam, le savon noir a une action nettoyante et émolliente. A nouveau, j’aime la texture épaisse de ce gommage soyeux au savon noir enrichi de très fins grains issus de noix d’arganier.Fidèle à mes habitudes, je privilégie pour le vrai gommage des cellules mortes le savon noir à l’eucalyptus traditionnel de la marque Nectarome (voir plus bas) mais ce soin Argane est parfait pour exfolier en douceur votre épiderme plusieurs fois par semaine sous la douche. J’aime de surcroit sa couleur caramel et sa texture épaisse un peu cireuse. Flacon de 125 ml (prix indicatif : 26,65 €)

La crème lactée confort intense joue les contrastes sensoriels pour offrir un grand plaisir d’application. Différente de texture, elle ressemble plus à un lait fluide qui pénètre instantanément.

lait corps galénic

Tube de 200 ML (Prix indicatif : 17,10 €)
Le + produit : elle existe en flacon pompe de 400 ml.

Mon coup de cœur va à l’huile soyeuse corps, cheveux, visage.
Flacon spray de 125 ml (Prix indicatif : 25,65 €)

huile corps galénic

Elle est ultra pratique et sa texture très fine et non grasse permet de l’utiliser également sur les cheveux secs. Un produit 3 en 1 à emmener partout.

Avec le printemps reviennent mes envies de vernis aux couleurs acidulées et notamment mon favori : le « Saturday disco fever » d’Essie.

Pour mes mains sèches et abimées, la crème soyeuse et réparatrice fait parfaitement l’affaire à nouveau grâce aux bienfaits de l’huile d’argan et le pouvoir hydratant de la glycérine présente dans sa composition.

crème main galénic

Le + produit : des mains qui ne collent pas après application.
Prix indicatif : 7,70 € pour un tube de 50 ml.

Enfin, évoquer le Maroc sans vous reparler de Nectarome serait indécent. Née au pied de l’Atlas marocain, la marque NECTAROME que j’ai déjà évoquée ici siège dans un jardin bio-aromatique dans la vallée de l’Ourika près de Marrakech. Cette société spécialisée dans l’Aromathérapie est soucieuse de réaliser des produits de bien-être sains, naturels, issus du terroir marocain et respectueux de l’environnement.

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Elle marie la sagesse de la tradition ancestrale marocaine avec la connaissance de l’aromathérapie et de la phytothérapie modernes. Elle s’engage à soigner votre peau, éveiller vos sens tout en vous faisant découvrir les secrets et les bienfaits de la cosmétique marocaine optimisée par la science moderne. Sa mission est aussi de contribuer au développement durable et socio-économique de la région tout en recrutant ses employés dans le village local de Tnine Ourika (lieu même de la production). La marque propose des soins visage et cosmétiques, des soins du corps, des produits pour le bain et le rituel du hammam. Pour ma part, son savon noir à l’eucalyptus, son eau de rose, ses savons à l’ambre, au musc ou au ghassoul parfumé à l’huile de romarin sont des essentiels que j’ai toujours en réserve.

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Un éventail de produits issus de l’aromathérapie qui ne sont pas testés sur les animaux et dépourvus de toutes substances nocives ou indésirables. A Marrakech, on peut se trouver ces produits dans un très grand nombre de riads qui les utilisent pour leurs soins du corps et sur deux points de vente :

CENTRE COMMERCIAL AL MAZAR (Carrefour)
Boutique NECTAROME: route de l’Ourika – Marrakech
Tél. : 00 212 5 24 39 15 11

ESSENCE DES SENS (dans la Medina)
52 Fhal Chidmi, Quartier Mouassine, près de la mosquée Mouassine – Marrakech
Tél. : 00 212 6 76 96 31 07

Grande nouvelle mes amies: vous pouvez également découvrir et commander les produits Nectarome bien confortablement installées depuis votre ordinateur en cliquant ici

Danièle Dumenil, Manager de Nectarome France, s’occupera herself avec plaisir du suivi de votre commande.

Alors, convaincue(s) ?
Prenez soin de vous.

Ma IT-liste des bons plans Shopping et des sorties à Marrakech, part’3

intro

Mars 2014.
Les premiers jours de soleil en France laissent présumer d’un week-end printanier beau et chaud à Marrakech.
A moins de trois heures de Paris ou de Lyon (je varie dans mes choix d’aéroport) et pour un prix n’excédant pas les 200 € aller-retour sur un vol low cost (lorsque je m’y prends bien à l’avance), la ville rouge, l’une des destinations les plus prisées et prestigieuses d’Afrique du Nord s’offre à moi chaque année.
Je pourrais choisir un autre décor pour mon week-end entre copines sans enfant ni mari, mais j’aurais tout de même ce « je ne sais quoi » qui me pousse inlassablement à y retourner chaque année. Peut-être tout simplement parce que je m’y sens bien, hors du temps et que j’y ai tous mes repères et aussi bon nombres d’amis.

A dix minutes de l’atterrissage, je dégaine ma paire de solaires et enfile mes Havaianas, prête à profiter de mon séjour.
Le croirez-vous ? Il fait 12 degrés et il pleut… mais bien vite, Ali notre chauffeur, que j’appelle Mohammed sans que jamais il ne me reprenne (vous ai-je déjà dit que je suis un peu Dupond et Dupont avec les prénoms ?), me rassure : le soleil brillera dès cet après-midi et les températures grimperont (Inch Allah). Dieu a été sympa. A partir de là, il a effectivement fait beau.

Ce billet est donc l’occasion pour moi cette année encore de vous livrer mes bons plans et dernières trouvailles pour shopaholics en herbe ou confirmées (pour celles qui auraient une petite année de retard, vous pouvez vous rattraper en découvrant mon billet part’ 1 ici et la part’ 2 .

Commençons par la ville nouvelle : Guéliz

Impossible de passer dans le quartier sans aller découvrir les dernières nouveautés et saluer Claude Amzallag chez :

PLACE VENDOME.
141,Bd Mohammed V- Guéliz – Marrakech
Tel.:+ 212 (0)5 24 43 52 63

Ouvert de 9h à 12h30 et de 15h à 19h30 – Fermé le dimanche

Cette année, j’y repère une petite pochette toute simple du même genre et du même coloris que la housse d’iPad acquise l’an passée.
Elle est faite pour moi.

place vendome

Dans la boutique, une nouvelle collection cuir est à l’honneur : il s’agit de la marque BOBBY & LUISA que Déborah, la fille de Claude a lancé et dont le milieu des fashionistas commence à se faire écho.

logo-bobby-et-luisa

Enfant de Marrakech, Déborah a grandi dans le milieu de la mode. Elle a poursuivi ses études supérieures à Paris, travaillé pour des marques telles que Marithé et François Girbaud, Zuhair Murad, Emanuel Ungaro… Elle a vécu à New-York, Londres et Barcelone et est revenue à Paris riche de nouvelles inspirations et de grandes ambitions.
C’est donc tout naturellement qu’elle lance sa propre marque : Bobby & Luisa.

bobby 3

Modèle BABY KIM

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Modèle SIMBA

L’esprit qui l’anime ?
Une réinterprétation des standards tels que le style bowling ou perfecto.
Des créations exclusives de sacs, bagages et maroquinerie, réalisées avec minutie par les meilleurs artisans maroquiniers de Marrakech qui s’adressent tant à la jeune femme trendy et rock qu’à la femme chic et classique.

Si vous voulez acquérir l’une des pièces de la collection en ligne c’est par ici.

A Marrakech, vous pouvez donc acheter les modèles chez PLACE VENDOME mais aussi chez l’ORIENTALISTE (15, rue de la liberté-Guéliz), l’autre boutique familiale tenue par la maman de Déborah.

A quelques minutes de marche à peine, je n’ai pu m’empêcher d’aller saluer mon amie Amina.

AMINA TIFNOUTI, est une créatrice marocaine de talent dont je m’étais déjà fait écho dans un précédent billet mais qui reste l’un de mes coups de cœur. Sa chaleur et sa gentillesse ainsi que son sens du conseil rendent la visite de sa boutique incontournable. Chez Amina, vous trouverez de magnifiques tuniques brodées en velours, soie et autres matières nobles d’une très rare élégance ainsi que des pièces pour les enfants mêlant les coupes marocaines aux tissus liberty, une sélection d’accessoires (étoles, chaussures, pochettes vraiment originales de petits créateurs partenaires), des objets de déco (linge de maison, coussins…) et une collection de bijoux très mode. Des achats qui ne sont pas vus ailleurs et ce qui ne gâche rien : des prix vraiment raisonnables.

amina

AMINA TIFNOUTI
3, rue des vieux Marrakchis–Guéliz
Tél. : 00 212 (0)5 24 44 72 44

Au cœur de la Medina :

Je vous en ai déjà parlé, mais j’y reviens tant j’adore cette boutique dans le souk Chérifia :

ORIGINAL MARRAKECH est une société qui a été fondé par Jessica Belliot et Pierre Chalimand (en photo plus bas, ils ont l’air sympas hein ? et bien, ils le sont !).

Cette entreprise a vu le jour en avril 2010 au Maroc.
Son principe ?

Personnaliser en brodant sur des chapeaux, paniers, corbeilles en paille…
Au Maroc et un peu partout dans le monde beaucoup de restaurants, de bars, d’hôtels, d’entreprises ont déjà fait appel à leur service. Honnêtement, c’est quand même plus sympa et authentique que d’acquérir des goodies chinois, non ? Lors de ma visite à la boutique, j’ai même convaincu un traiteur nantais d’acheter des petits paniers personnalisés pour disposer ses produits en vitrine dans sa boutique.

OM intro

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OM1

Les produits sont fabriqués à la main dans leur atelier qui se trouve dans la palmeraie de Marrakech.

La broderie, est ensuite réalisée (toujours à la main) par Khadija (ici en photo en pleine action), Jessica ou sa nouvelle collaboratrice dans leur show-room, situé dans la médina sous le restaurant « la Terrasse des épices ».

OM

Bonne nouvelle, si vous ne vous rendez pas à Marrakech, vous pouvez commander le vôtre bien installée de votre fauteuil, (si, si, vous avez bien entendu lu !) en cliquant ici.

Pour déjeuner, rendez-vous à la Terrasse des Epices, un petit conseil : mieux vaut réserver ! C’est toujours plein.
Pour prendre contact avec eux, suivez ce lien.

terrasse

Comme vous pourrez le constater sur cette photo, le personnel de la Terrasse des Epices (coiffé de chapeaux personnalisés par Original Marrakech), vous accueille avec le sourire.

Cette année, la grosse découverte pour moi, c’est plusieurs « concept stores » qui s’intègrent parfaitement au cœur des ruelles étroites de la Medina.

A commencer par MAKTOUB ouvert depuis fin 2012.

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Derrière la marque MAX & JAN distribuée dans plusieurs autres boutiques au Maroc et dans le monde se cachent deux créateurs, l’un suisse, l’autre belge.

Jan Pauwels travailla longtemps pour l’élégante boutique Daphnis & Chloé à Courtrai en Belgique. Maximilien Scharl, natif de Casablanca, a un passé de voyageur infatigable.
Leurs chemins se croisent à Agadir. Duo de choc pour amitié chic. Leur bon goût fait référence jusqu’en Europe.

La philosophie derrière la griffe MAX & JAN : offrir un « cruisewear de là-bas », teinté de références mode dignes, de Milan et Paris (vous avez vu la belle étole pour laquelle j’ai craqué ?). La collection de bijoux, d’accessoires et les silhouettes respirent l’ethnique chic et est produite à la main de manière semi artisanale (j’adore cette idée).

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maktoub 2

MAX & JAN possèdent leur propre atelier qui répond strictement aux normes de sécurité et où les conditions de travail sont scrupuleusement respectées. Ils mettent un point d’honneur à investir dans un commerce équitable.

Leur défi est de faire connaître avec les jeunes créateurs du Maroc, le nouveau mouvement de la mode marocaine à l’international.
C’est donc autour de parfums (ils distribuent Héritage Berbère), d’accessoires, de bijoux, d’éléments de déco ou encore d’une très belle collection de vêtements que vous pourrez découvrir, guidée par Béatrice ou Marwane (tu es très bien sur le cliché Marwane, promis !) les trésors de MAKTOUB ou ceux de MAKTOUB Junior, boutique dédiée aux enfants et située à deux pas.

maktoub 1

MAKTOUB
128 Souika, Fontaine Mouassine
Tél: +212 (0)524 37 55 70

MAKTOUB JUNIOR
Rue Mouassine N° 198-Marrakech-Medina

A deux pas de ce concept store, on trouve aussi KIS BOUTIQUE et sa terrasse.

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Un autre concept store où se mêlent dans une atmosphère colorée chic, objets de déco, accessoires, bijoux et collections de designers marocains ou internationaux.

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KISS

Certains objets sont fabriqués exclusivement pour KIS* Boutique d’où le pourquoi de leur base line « Keep It Secret »*.

Si vous vous attendez à vous offrir du «branchouille» à petits prix, passez votre chemin. C’est d’ailleurs le cas pour la majorité des «concept stores». Pourtant, cela reste une adresse à retenir, car on peut y dénicher quelques pièces vraiment originales.

Les marques actuellement en boutique :
Karim Bouriad – Le Dressing de Stella – Caroline Constancio – Mounir Camouni – Dalia – ITO Creation – Patchouli Fair – Sissi Morocco – Petit Grain de Meredith – Les Sens de Marrakech – Nour bougies – Claude Challes Music.

La terrasse est vraiment très mignonne et des évènements culturels y sont régulièrement organisés. Ainsi, des lectures d’auteurs et des séances de signatures s’y sont déjà tenues.

Les horaires : 11h00 à 14h00 et de 15h00 à 19h00 mais fermée le lundi.

KIS BOUTIQUE & TERRACE CAFE – Keep It Secret

36, Derb Fhal Chidmi,
Marrakech Medina
Quartier Mouassine
+212 (0)675480018

Un « nouss nouss » (moitié café moitié lait) pris sur la place Jemaa el Fna

nouss nouss

place 2

… je fonce vers le Mellah, découvrir les dernière nouveautés de ZWIN ZWIN, chez Nathalie, place des Ferblantiers.

zwin zwin

Attention à son voisin : il a intentionnellement copié le style et les couleurs de sa devanture et ça peut porter à confusion (il s’agit de la boutique de gauche hein !)

Tout ce que j’avais repéré sur la page Facebook de Zwin Zwin (allez la découvrir et la liker ici) était déjà "sold out" lors de ma visite !

Moi qui voulais tant un de ses modèles de sacs en cuir souple…
Chez Nathalie, vous allez adorer les dernières pochettes, et la collection de tuniques colorées qui se renouvellent sans cesse.
Tout est très féminin et réalisé avec goût.

pochettes zwin

zwin 2

tuniques zwin

zwin

ZWIN ZWIN
Place des Ferblantiers, Kasadria/Mellah
Marrakech Medina
+212 (0)524.378.322
Ouvert tous les jours de 9h30 à 19h30

Trois ans que je n’y avais pas remis les pieds. Cette année, je suis retournée sur les traces du peintre Majorelle, tout en ayant une jolie pensée pour Yves Saint Laurent et en rêvant à ce que Pierre Bergé m’invite enfin, à visiter l’extraordinaire villa Oasis où il réside, juste derrière le mur du jardin.
J’ai tant de fois rêvé ses autres jardins, sa roseraie et son intérieur…

Yves Saint Laurent disait :

« Depuis de nombreuses années, je trouve dans le jardin Majorelle une source inépuisable d’inspiration et j’ai souvent rêvé à ses couleurs qui sont uniques ».

Moi aussi, Monsieur Saint Laurent.
Même bondé, ce jardin a une âme et m’apaise.

Vous aussi, inscrivez donc dans vos tablettes, le jardin Majorelle comme LE lieu incontournable à découvrir de la ville rouge.

JARDIN MAJORELLE
Rue Yves Saint Laurent
Marrakech, Maroc

Ouvert tous les jours de l’année
1er octobre au 30 avril : 8h à 17h30
1er mai au 30 septembre : 8h à 18h
Mois de Ramadan : 9h à 17h

jardin majorelle

Si vous parlez anglais et que Jacques Majorelle, ne vous évoque pas grand-chose à part peut-être ce bleu si particulier dont il est l’auteur, je vous invite à lire un très bel article ici qui vous en apprendra beaucoup sur son œuvre.
Sinon, pour un autre portrait en français, c’est par là.

Quant à ma visite, il faut bien le dire, nous étions un dimanche, et espérer s’asseoir et méditer seule dans le jardin c’était comme vouloir prendre un cliché du Taj Mahal sans personne devant (on sent le vécu et je dois vous dire que j’y suis quasiment parvenue, hein Emma ?) tant la foule est dense (600 000 personnes visitent ce lieu chaque année).
Il faut dire que le jardin, parfaitement entretenu et repensé au fil du temps devient de plus en plus beau et ce, à n’importe quelle saison.

En dix ans, un salon de thé très agréable a vu le jour au sein de celui-ci. La boutique du jardin, quant à elle, est truffée de nombreuses créations toutes aussi raffinées et colorées les unes que les autres. Bref, j’adore TOUT ce qui s’y vend et l’association, créée en 2001 dans le but de sauvegarder le patrimoine écologique, historique et culturel que représentent le Jardin Majorelle et le musée a été reconnu d’utilité publique par le décret n° 2.11.647 du 4 novembre 2011. Elle est devenue Fondation Jardin Majorelle.

st laurent

Désormais, le Musée Berbère propose un "book store" où je n’ai pas pu m’empêcher d’acquérir deux ouvrages et de jolies cartes, reproductions de posters faits en grande partie de collages qui tournent autour du mot « Love » qu’ Yves Saint Laurent adressait à ses amis et aux clientes de sa maison chaque année depuis 1966.

Vous ai-je déjà dit que Pierre Bergé et moi avons le même éditeur ? Of course not ! ça le fait, non ?
Edit : Monsieur Bergé, si vous lisez ce billet, j’aurais grand plaisir à bavarder avec vous autour d’un thé à la menthe…
Peut-être pourrons nous évoquer les Editions de la Martinière et notre amour pour Marrakech puisque nous avons cela en commun ?

books

Au sortir du jardin, vous êtes dans la rue Yves Saint Laurent. Elle a été inaugurée le 27 novembre 2010 par son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma, et c’est désormais une rue où les boutiques "tendance" fleurissent.
J’en ai sélectionné deux pour vous.

La première, c’est HERITAGE BERBERE

En sortant du jardin Majorelle à deux pas à droite. A peine entrée, on a déjà envie de tout acheter. Vous partez pour un voyage au pays des sens, de la vue et de l’odorat surtout. Crépuscule, Passion, Audace berbère, Fuge pour les dames et Touareg, Secret d’Oud, Nommatitude ou Terre berbère pour les messieurs, toutes des créations de Marie-Jeanne. Et que dire des parfums d’ambiance au miel et aux amandes, à la mandarine ébène, à la grenade noire…

Les flacons sont tous habillés de passementerie en soie ou en rafia aux couleurs évoquant l’esprit du parfum et réalisée à la main par des artisans marocains. Chaque flacon est présenté dans un fourreau d’organza ou de satin.

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parfums 3

HERITAGE BERBERE
Villa Dar Sabah
Av. Yacoub El Mansour – désormais rue Yves Saint Laurent
40 000 Marrakech
Tél. : +212 (0)524 308 841

La seconde boutique, est encore un véritable coup de cœur où j’aurais aimé tout acheter.

Il s’agit de 33 RUE MAJORELLE

33

Un autre « concept store» imaginé par Monique Bresson (comparable à Colette sur Paris). C’est tout sauf une boutique comme les autres. C’est d’abord très grand et une quarantaine de designers du Maroc y exposent leurs dernières créations. Si vous êtes une shopaholic, mieux vaut planquer votre carte bancaire.

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33 rue

33 RUE MAJORELLE
Rue Yves Saint-Laurent
40000 Marrakech,
MAROC
+212 (0)5 24 31 41 95

Je termine là ce billet en adressant un big kiss empreint d’affection à Ruby et un clin d’œil tout particulier à mes nouveaux amis Marrakchis: Gil, architecte au talent fou dont j’adore le raffinement et le sens du détail que vous pouvez découvrir ici, et Christophe, seconde voix d’Alain Delon à ses heures.

Ils se reconnaîtront.

Beslama.

tableau

Emoi et moi

chut

Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais l’assistante de l’imprimeur du Pape François et que je me retrouvais dans la chapelle très privée de la Pietà au cœur de la basilique St Pierre de Rome à quelques centimètres de la magnifique œuvre du même nom sculptée par Michel Ange himself et que le Pape me montrait la Bible sur son autel en me disant que non, décidément, l’imprimeur ne faisait pas du bon boulot, les interlignes étaient trop petits, le texte trop concentré et que la police d’écriture était d’une banalité affligeante. Bref, le Pape m’engageait à reprendre tout le travail et à réimprimer dans sa totalité…

la Bible !

Inutile de vous dire que je me suis réveillée épuisée avant même d’avoir commencé ma journée ne sachant comment j’allais pouvoir arriver à mener cette mission à bien et surtout en informer l’imprimeur sans blesser son ego. C’est d’ailleurs plus ce dernier point, dans mon rêve, qui générait une réelle angoisse plutôt que l’ampleur de la tâche en elle même.

Dans ce songe s’est donc mêlé ce que j’ai retenu d’un reportage passionnant diffusé le 5 mars dernier sur France 3 intitulé « au cœur du Vatican » et mes activités du moment qui m’engagent à réfléchir et rédiger en groupe de travail dans le consensus.

Un petit rappel de la définition du mot ?

Un consensus est un accord général (tacite ou manifeste) parmi les membres d’un groupe, pouvant permettre de prendre une décision sans vote préalable.

Travailler donc dans le consensus avec des personnalités que l’on ne peut gérer, car on ne les connait pas plus qu’elles ne nous connaissent, requiert selon moi un sens inouï de l’adaptation et de l’équilibrisme. Pourquoi ? Parce que susciter l’intelligence collective demande du tact, beaucoup de tact.

consensus

Je partage la thèse de Sylvaine Pascual, spécialiste du plaisir au travail, Conseil en relations humaines et reconversion professionnelle, qui défend l’idée que l’ego peut être un frein important à l’intelligence collaborative.

De même, travailler en groupe, implique un effort énorme qui doit contrebalancer le fait que penser à plusieurs “affaiblit la créativité et les capacités intellectuelles”.

Pourquoi ? Parce que les conditions habituelles du travail collectif génèrent davantage de craintes que de confiance mutuelle, libérant au passage toutes les expressions négatives de l’égo, frein majeur au travail collaboratif.

Toujours selon Sylvaine Pascual, "le groupe peut donc être contre performant dès lors qu’il est pollué par les jeux de pouvoir et les rôles relationnels, bref, par les besoins non identifiés et mal comblés qui laissent l’égo s’exprimer au détriment de l’estime de soi de chacun, de la confiance mutuelle et de la libre expression au sein du groupe. Tout cela pouvant entrainer des mises en retrait, des conflits ouverts ou larvés, des inimitiés, des incompréhensions, des tensions qui favorisent la méfiance et limitent l’expression désinhibée et la possibilité du groupe à produire et/ou des velléités de prises de pouvoir. »

Pour ma part, j’adhère au principe d’authenticité qui a pour objectif d’abandonner la culture du non-dit (mensonges, omissions, rétention d’informations, secrets, sentiments retenus…) au profit d’une culture du parler vrai dans tous les instants de la collaboration.

Cette même attitude que certains considèrent comme du parler « sans filtre » et qui peut irriter car ressentie comme de l’arrivisme ou de l’égo mal placé.

Je crois qu’une liberté d’expression, favorisée au bénéfice d’une idée, canalisée et bien accompagnée génère tôt ou tard une motivation à coopérer pour une plus grande performance collective.

Enfin, le principe de responsabilité qui consiste à placer chacun devant sa propre responsabilité à assurer ses choix et en assumer les conséquences qui en découlent est également à privilégier.

Clarifier les rôles et les responsabilités de chacun pour éviter ambiguïtés et confusions, placer chaque personne devant ses engagements, sont de nature à favoriser ce principe.

L’imprimeur de la Bible acceptera t-il les remarques du Pape venant de moi, femme et de surcroît plus jeune ?

Il est certain que si le Pape les lui avait transmises avec toute sa légitimité de chef visible de l’église catholique, elles auraient été reçues différemment.

Je fais le choix d’assumer ma tâche, même ingrate, car pour le Pape, seul le résultat final est important, n’est ce pas ?

Si NOUS parvenons à sortir de cette aventure avec un projet qui tient la route, ce sera une extraordinaire expérience qui démontrera que les idées et la mise en commun des compétences sont les piliers du groupe et que les personnalités très hétérogènes qui le composent, peuvent parvenir à se concentrer sur l’essentiel dès lors que la cause a un réel bien fondé.

Mais "wait" ! Ce n’était qu’un rêve…

« La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller ».
Paul Valéry