Happy Birthday Prosekawa !

imageUn « big up » et un grand Merci aux 34 580 lecteurs qui ont visité Prosekawa en deux ans … Gageons que vous soyez 50 000 l’année prochaine … A très vite sur ce blog. Etre lue est le meilleur des compliments que vous puissiez me faire. Cheers !

La guerre des boutons

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Quelle maman n’a pas un jour été sollicitée par son ado pour tenter de faire disparaître (comme si on était des magiciennes !) les petits boutons, autres points noirs disgracieux (ou éclosions dé-fi-gu-ran-tes) de la chair de sa chair ?

Sensible au bien être de votre cher(e) petit(e), et comme vous êtes un enfant de la pub, vous avez peut être, comme moi, acheté assez spontanément la fameuse « eau précieuse » et avez naïvement pensé que cela ferait l’affaire. Bien mal vous en a pris, le résultat, vous devez l’admettre, n’a pas été à la hauteur de vos espérances.

Pour celles qui ont été confrontées aux cas les plus sérieux d’acné, vous avez donc, après une moyenne de six mois d’attente, enfin pu emmener votre « mini vous » chez un dermatologue qui vous en a collé pour une petite fortune de produits vendus en pharmacie sans pour autant vraiment prendre le temps d’expliquer à votre enfant les bienfaits d’une routine quotidienne de soin.

Evidemment, vous vivez peut être aussi cette phase compliquée (et plutôt désagréable), d’avoir un ado (en général plutôt garçon) qui a décidé que la salle de bain était l’endroit à bannir de la maison. Dans ce cas, sachez qu’heureusement, cette phase n’est (en général) que transitoire. Encore vous faut-il rester tenace pour qu’il intègre que se laver tous les jours n’est pas un luxe.

Bref, ce billet est là pour vous éclairer et vous aider à assainir et entretenir comme il se doit, la peau pré pubère ou pubère parsemée d’imperfections des plus légères aux plus sérieuses de vos chers adolescents.

Le b.a.-ba : acquérir une bonne routine visage.

Comme pour vous Mesdames, une bonne routine, c’est justement trouver les bons produits qui conviennent à la peau de vos enfants pour qu’ils puissent l’entretenir comme il faut. C’est d’abord déterminer le type de peau de votre fille ou de votre fils et trouver quelques basiques qui viendront, grâce à vous (parce que personne ne le fera à votre place) remplir sa trousse de toilette et lui permettront de prendre soin de son joli minois.

Bien évidemment, on n’applique pas les mêmes produits si l’on a une peau desséchée, voire atopique, une peau sensible ou si au contraire, l’on souffre d’un excès de sébum liée à un pic hormonal et qu’on a la peau aussi luisante que si l’on venait de s’enduire de beurre avec en prime des boutons.

1.LE DÉMAQUILLAGE
Si l’on a une fille, la première des choses à lui enseigner est que bien se démaquiller est la base et doit devenir un geste incontournable.

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Outre le fait d’effacer les traces de crayon noir, de moult couches de mascara et du fond de teint que nos adolescentes ont souvent tendance à tartiner à profusion- ce qui a pour résultat de boucher toutes les pores de leur peau et d’envenimer leur acné- on retire aussi toutes les traces de transpiration et de pollution accumulées dans la journée.

EDIT : Ce n’est pas que je voudrais faire peur aux parisiennes, loin de moi cette idée, mais la presse se fait largement écho ces derniers jours de la pollution à Paris qui serait aussi dangereuse que le tabagisme passif, c’est dire !

Merci mon Dieu, je vis en Auvergne.
Vous ai- je déjà dis que je me douche à l’eau de Volvic pure ?
Il faut bien qu’on ait des avantages à vivre en Province.

Revenons à nos cotons, que l’on utilise un lait, un baume, une huile ou un gel moussant, tout peut faire l’affaire.
Encore faut il trouver le bon produit, c’est-à-dire celui qui, comme je vous le disais plus haut, nous correspond.
N’hésitez donc pas à aller faire un beau sourire à votre pharmacien pour tester les produits et choisir entre plusieurs gammes.

Ma sélection de la routine du quotidien pour vos ados :

Personnellement, je trouve parfait le Waterproof eye makeup remover ou encore Super démaquillant yeux waterproof de chez Sephora. En plus de cela, il est assez économique avec ses 5,95 € pour 125 ml et il existe en petit format qui s’emporte partout.

Pour les « jeunes » et les moins jeunes encore touchés par l’acné, le Laboratoire Pierre Fabre, a développé trois lignes de soins :
Cleanance (chez Avène), Phys-AC (chez A-DERMA) et également Keracnyl (chez DUCRAY) pour les acnés plutôt sévères.

Pour aller vers une marque plutôt qu’une autre, tout est question de goût. Les produits Avène sont des produits fabriqués à base de l’eau thermale du même nom, les produits ADERMA, sont d’ origine végétale, sachant qu’ils sont composés d’Avoine Rhealba®, les produits de la gamme Keracnyl de chez DUCRAY, concernent les acnés sévères et sont souvent prescrits par les dermatologues.

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Je dirais que les produits de la gamme Cleanance d’Avène, qui ont fêté leurs 20 ans l’année passée, sont selon moi plus dirigés vers les pré-adolescents et adolescents et les produits Phys-AC d’ADERMA ciblent plus les adolescents et jeunes adultes toujours concernés par les problèmes d’acné.

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Revenons à notre routine visage, après le démaquillage vient :

2.LE NETTOYAGE

Essentiel pour ne pas laisser de trace de démaquillant. Si celui cité juste au dessus (Sephora) vient aisément à bout du make-up waterproof, il est gras, alors autant l’éliminer totalement après utilisation. Pour se faire, le gel sans savon est au top. Pratique, il s’utilise à la main (je déteste les gants de toilette, véritable nids à bactéries) et fonctionne aussi bien pour le visage que pour le corps (il y a aussi de pauvres ados malchanceux qui ont des boutons dans le dos), il nécessite par contre un rinçage. Il purifie et nettoie en douceur. L’eau micellaire, quant à elle, ne nécessite pas de rinçage et peut également compléter le nettoyage ou se substituer au gel.

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3.L’HYDRATATION

Une crème le matin et le soir après nettoyage de la peau est indiqué.

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Et non les garçons, protéger sa peau n’est pas réservé aux demoiselles. Une crème légère type Cleanance Hydra d’Avène viendra compléter la gamme mais on peut aussi se tourner vers une crème hydratante légère type Hydrance Optimale (toujours chez Avène).

En tous, les cas, pour les visages qui souffrent d’excès de sébum, il faut éviter les crèmes trop grasses, de type Cold Cream.

4.LE TRAITEMENT

Une fois par semaine, on peut proposer à l’ado de s’appliquer un masque sur peau grasse comme le Cleanance Mask-Gommage (Avène) qui désobstrue les pores, lisse le relief cutanée, absorbe l’excès de sébum, matifie et apaise. On peut aussi en profiter pour s’occuper de son ado en lui proposant de le lui appliquer. On ne sait jamais histoire de renforcer le lien mère/fille (dream- dream-dream). On lui rappellera que chaque jour, il convient de toujours appliquer une crème hydratante avant de se maquiller (pour les filles bien sûr !).

Cleanance Expert vient de sortir :
Il s’agit d’un soin émulsion qui cible les lésions, lutte contre les imperfections et limite la prolifération des bactéries là où la peau en a le plus besoin tout en respectant la physiologie cutanée. Un must en cas d’imperfections légères à modérées, en première intention qui favorise l’élimination des boutons et des points noirs, lisse le grain de la peau et aide à diminuer l’excès de sébum. Autre détail qui a son importance, il peut s’utiliser seul ou associé à un traitement médicamenteux local qu’un médecin aura pu prescrire à votre enfant.

Pour ceux et celles qui seraient malheureusement déjà fortement marqué(e)s par une acné sévère, le soin Triacnéal d’Avène réduit l’hyperactivité cutanée et prévient l’apparition de marques résiduelles (les vilaines traces dont on peut hériter à l’âge adulte pour nous rappeler quel enfer ça a été d’être ado).

De même, comme expliqué plus haut, en complément d’un traitement administré par votre dermatologue, vous avez aussi la possibilité de vous tourner, pour les acnés les plus sévères, vers la gamme Keracnyl de Ducray.

L’élément incontournable que je vous recommande ?

Mes filles ne pourraient pas faire « sans » : le soin localisé Cleanance Spot, qui assèche, assainit et désincruste grâce à sa mine fine et incolore LE fameux bouton disgracieux qui viendra justement gâcher leur prochain « selfie » entre copines.

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Acquérir ce dernier, évitera à vos ados de s’appliquer au coton tige, un peu de dentifrice sur ses boutons (oui, vous avez bien lu), astuce qu’ils se transmettent et qui n’a rien de bon pour leur peau.

Vous y voyez plus clair ?

Je vous laisse méditer cette citation de Victor Hugo qui n’était ma foi, pas très charitable :
« Ce qui fait la beauté d’un rosier fait la laideur d’une femme, avoir beaucoup de boutons ».

EDIT : J’ai oublié de vous dire que tous les produits cités se trouvent en pharmacies ou para pharmacies…

Question de générations ?

x y z

Chaque génération est le reflet de l’époque qui l’a vue grandir.
Alors que nous, parents baby boomers, nostalgiques des chaussettes Burlingtons, des Rita Mitsouko et du Concorde que nous n’avons jamais eu le temps de prendre, partageons notre vie avec number 1 (22 ans), number 2 (16 ans), number 3 (13 ans) et number 4 (8 ans), je ne cesse de m’interroger sur la difficulté à réussir chaque jour à faire cohabiter et se comprendre sous le même toit et en harmonie (là est toute la difficulté) les représentants de trois générations distinctes :

La génération X dont nous sommes l’homme et moi (puisque nous sommes nés entre 1960 et 1981),

la génération Y personnifiée par number 1 (elle concerne les individus nés entre 1982 et 1995, également appelés les « Wai » qui selon la phonétique anglaise s’apparente au « Why » sensés, Dieu merci, être sortis de l’adolescence mais qui parfois se sont transformés en « Tanguys »)

et la génération Z c’est-à-dire nos trois dernières filles nées après 1996 qu’on appelle aussi « la nouvelle génération silencieuse » mais qui, à l’instar des Y qui demandent à longueur de champ « pourquoi », répondent déjà sans ciller « par ce que ».

Force est de constater que nous sommes définitivement passés, au regard des générations Y et Z – et en cela ils se retrouvent- vers le côté obscur de la force et que nous appartenons désormais aux yeux de nos trois derniers numéros à la population des vieux cons ceux « qui ne peuvent pas comprendre ». Que dire alors des grands-parents et de leur arrière Grand-père de presque 101 ans, représentant d’un autre monde marqué par la guerre, qui s’est construit sur des valeurs comme celle de la loyauté et du sens du devoir ?

Nous X, avons eu de nombreux choix de vie, de réelles opportunités professionnelles et une volonté de nous valoriser socialement grâce à notre carrière. Nous avons ainsi traqué les responsabilités et avons eu comme moteur principal l’envie de nous développer, d’apprendre, de relever des défis tout en tentant de nous épanouir grâce à un équilibre entre job et famille, pas toujours atteint et souvent marqué par le divorce, il faut bien le reconnaitre.
Avec nos enfants, même si nous avons avec force établi des règles d’utilisation de bon sens quant au numérique, nous avons à lutter quotidiennement.
Alors que je tente de partager une VRAIE conversation avec number 2 sur le sens de la vie, des vibrations intempestives liées à l’arrivée de SMS à peu près toutes les deux secondes ponctuent nos tentatives d’échanges. Si je suggère d’éteindre ledit téléphone, je sais par avance que l’attention est perdue ce qui met fin à notre discussion. Nos enfants sont nés dans le monde de l’ordinateur personnel, du téléphone portable et de l’internet, pire ils n’ont connu que le web collaboratif 2.0 et leur évolution est donc radicalement différente de la nôtre, notamment en termes de comportement et plus précisément de communication puisque leur téléphone est un espèce de cordon virtuel qui les relie 24h/24 à leur groupe de copains et à notre société.

Allez expliquer à un ado que lorsque vous aviez 18 ans, vous aviez DE LA CHANCE de ne pas être pollué(e)d’écrans parce que vous, vous sortiez, vous alliez au ciné, vous dévoriez des bouquins, (ce qui vous aide aujourd’hui à écrire en français), vous refaisiez le monde avec vos amis en leur compagnie et pas seulement sur Facebook et découvriez l’amour en même temps que votre partenaire qui n’avait pas eu ni l’occasion, ni l’envie, d’aller s’instruire sur You Porn avant de vous faire l’amour pour la première fois.

Les générations Y et Z s’en foutent. Elles se définissent notamment par l’hyperconsommation et une hyper sexualisation décomplexée puisque rendue plus facile par le virtuel.
Si pour nous, même sans être « cathos intégristes », les valeurs morales restent le pilier central de notre éducation, les générations Y et Z, malgré nos efforts a-char-nés, considèrent comme acquises et dépassées les transformations morales des années 60 et 70. Les deux générations ont de cela en commun que « le Moi » est la seule chose qui compte, c’est pour cela qu’on les appelle aussi la génération M (« M » pour Me, Myself and I). Avec eux, c’est je veux tout, tout de suite et maintenant. Inutile d’user votre salive pour tenter d’expliquer les vertus de l’attente et le plaisir que l’on a à obtenir quelque chose que l’on a vraiment désiré, longtemps. (Longtemps comment ?). Ils n’ont jamais connu ça. D’ailleurs, avez-vous vraiment remarqué combien vos enfants ont du mal à établir une liste de ce qu’ils désirent vraiment ?
Ardu également de leur faire comprendre que la famille représente une communauté, un groupe dans lequel ils doivent s’inscrire et s’engager de façon participative avec altruisme (avec « al » qui ?). « J’ai déjà vidé le lave vaisselle, il y a TROIS jours pourquoi est ce ENCORE moi qui devrait le faire ? » et nous de leur répondre, stoïques: « Peut être par ce qu’on mange trois fois par jour et que le lave vaisselle tourne quant à lui deux fois par jour soit 14 fois par semaine ? »
Quand à la ponctualité et les marques traditionnelles de courtoisie, elles apparaissent aujourd’hui totalement désuètes.
De même, nos charmants Yers et Zers vivent dans l’immédiateté alors que nous, conscient du temps (réduit) qu’il nous reste, n’avons de cesse d’optimiser ce dernier.
Leur sport favori ? Et en cela Y et Z se rejoignent également : la remise en cause systématique des contraintes qui leur sont imposées et un réel questionnement envers l’autorité. Que la première mère qui n’a pas été usée par une « négo » avec son ado, voir son pré-ado lève la main. « Mais pourquoi je ne peux pas aller dormir chez Nicolas ? (comprenez un ado garçon mis en émoi par le pic de ses hormones). Non, tu ne le connais pas mais il est hyper cool et il fait une soirée méga branchée ! TOUT LE MONDE y va et les soirées aujourd’hui ça commence à minuit » et vous de répondre « Euh, juste par ce que je ne le connais pas, ni lui, ni ses parents et que tu n’as que 15 ans et que minuit serait peut être justement l’heure à laquelle j’aurais envie de venir te chercher. Puis-je appeler ses parents pour en savoir un peu plus ? »
Au regard horrifié de votre cadette, vous comprenez que la question n’est même pas envisageable sauf à ce qu’elle soit instantanément terrassée là, devant vous, par la honte, celle dont on ne se relève pas.
Vous voici donc « Relou » pour les plus grandes et tout juste « méchant(e) » pour votre petite dernière de 8 ans qui elle, ne comprend pas pourquoi vous lui dites que non, vous n’achèterez pas 2 places de concert à 250 € l’unité (il faut bien l’accompagner) pour aller voir l’hystéro ibérique se trémousser à 200 kilomètres de chez vous, j’ai nommé, le dernier « produit » Disney qui vous sort par les yeux: Violetta.

Pour la génération Y qui se retrouve à présent en entreprise, celle là même qui devrait représenter, selon l’INSEE, 40% de la population active en France en 2015, (good luck « les vieux »), c’est pareil. Difficile de leur faire exécuter une tâche ou une mission, voir un ordre (Quoiii ? un ordre ?) si le ou la charmant(e) Y n’en comprend ni le bien fondé ni la raison. Il ou elle va sans cesse argumenter et ainsi souvent épuiser le représentant de la génération X, souvent encadrant, qui a pour lui, d’avoir en général le sens des valeurs, de la hiérarchie et un sentiment fort d’appartenance à sa société. Enfin, il ou elle a du mal à faire la différence entre vie personnelle et vie professionnelle et cela peut aussi polluer l’atmosphère de travail et les relations entre collègues. Ce point crucial est donc souvent la genèse des conflits en entreprise. De même, La stabilité dans l’emploi qui auparavant attirait le respect est désormais vécue par les jeunes comme une marque d’immobilisme et traduit un manque d’ambition. Changer pour obtenir mieux, gagner plus, évoluer plus vite tel est leur credo…
A nous donc, pauvres X que nous sommes, de passer notre temps à définir avec diplomatie et pondération auprès des exigeants Y, qui n’aiment ni la routine ni la hiérarchie, des règles, des contrats précis, assis sur les valeurs de confiance et du respect de la parole donnée.
Pourtant, on en a fait des efforts et nous aussi nous sommes mis à la page. Ils sont loin nos premiers cours d’informatique à la Fac où l’on programmait du DOS en vert sur des écrans rébarbatifs. Désormais, on est sur Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram et tout comme ces charmants Y et Z, on a parfois un iPhone, iPod, iPad, iTouch et je ne sais quel autre « i » qui nous bouffent littéralement des heures sur notre journée. Nous aussi on consomme et on collabore sur le net (ne suis-je pas blogueuse ?), avec sans doute, plus de retenue et de précaution.
On a pour nous de vivre une seconde tranche de vie qui n’a plus rien à voir avec la première dont je vous avoue être tout de même à bien des égards nostalgique, et de pouvoir nous rendre compte des bienfaits de ces nouveaux outils (exit l’encyclopédie Universalis en 25 volumes) mais aussi de leurs côtés pervers, chronophages et même parfois des dangers qu’ils peuvent représenter pour nos charmantes têtes blondes à devoir jongler entre un réel et un virtuel qui parfois se confondent.
Forts de notre expérience, on avance pour se maintenir dans la société et on continue d’ouvrir le chemin pour guider notre progéniture qui n’a jamais connu un monde sans sida, (ni d’ailleurs la machine à écrire) vers le meilleur chemin possible d’une destinée qu’on espère heureuse.

Bonne chance.
Oserai-je vous l’avouer ? Parfois, j’ai envie de faire une fugue.

« Chaque génération se croit plus intelligente que la précédente et plus sage que la suivante. »
George Orwell, Écrivain

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Ce que femme veut…

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Il y a un adage que peu d’hommes ont compris jusqu’alors (sauf le mien qui est une perle) : pour une femme, un sac de plus, n’est JAMAIS un sac de trop.
Partant de ce principe, j’ai découvert une marque parisienne, « frenchy et très chic à la fois » dont les américaines et les japonaises raffolent et s’arrachent déjà les éditions limitées lors de leurs visites à la boutique de St-Germain-des-Prés : j’ai nommé Justine Red.

Derrière ce nom, il y a Marie-Hélène Vidron. Cette dernière a pour elle l’expérience d’avoir vécu des années de voyage aux quatre coins du monde. Passionnée notamment par la mode et l’art, cette parisienne raffinée a évolué aux sommets des marques de luxe et s’est dit un jour, qu’il manquait sur le marché de la maroquinerie une collection de sacs qui serait à la fois le reflet de notre élégance « à la française », tout en étant originale et innovante.

En bref : des sacs aussi pratiques en ville, qu’en voyage ou à la plage, « Made in France – Meant to travel *».(*Fabriqués en France – Destinés au voyage)

Ainsi, arrive dès 2012 sur le marché de la maroquinerie cette jolie marque qui présente des collections à destination des « fashionistas citadines », ou des « baroudeuses chics », voir celles qui sont les deux à la fois. (Tout moi en somme… donc, pourquoi pas vous ?)

Les sacs sont fabriqués dans des « gommes » et des matières étudiées pour être sans pli après avoir voyagé des heures durant, écrasés à l’intérieur de votre valise bourrée à craquer, dans des formats qui peuvent aisément contenir tablettes, ordinateurs portables, magazines… Par ailleurs, ils ont été conçus pour se glisser avec facilité et discrétion, lorsque vous voyagez en avion, sous le siège avant en cabine (« Thanks God », enfin !).

La collection s’articule autour de deux lignes phares inspirées par deux routes mythiques : la très française « Nationale 7 » et l’américaine « Zzyzx Road » en Californie.

LA COLLECTION ROAD RUNNER

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Moi qui côtoie l’environnement de la seule entreprise du CAC 40 dont le siège social est en province, j’ai nommé Michelin, quand j’ai découvert cette collection, je me suis immédiatement dit que je ne pouvais passer à côté. Avec sa gomme motif pneu, et ses anses réalisées avec des ceintures de sécurité faites pour supporter plus de 2 tonnes (le minimum pour une femme active et mère de 3 filles), j’ai trouvé ce cabas génial !

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Je l’ai choisi en grande taille modèle Zzyzx avec des anses permettant un porté à l’épaule mais il se décline en 3 tailles (et donc 3 prix : de 120 à 155 €).

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Soigneusement confectionné dans un atelier parisien, cet accessoire résistant et léger, ne laisse aucune de mes copines indifférentes (ni aucun petit garçon de moins de 6 ans étant donné que ce modèle est accessoirisé d’une version miniature de la voiture de la créatrice : une Fiat 500 vintage). « Lâche ça petit monstre ! Je sais que la petite voiture se détache mais non, je ne te la donnerai pas … Elle est à moiiiii ! ».

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Exit mon sempiternel pliage Longchamp taille XL vu et revu que je n’utilise que pour voyager ou comme sac de plage, le Road Runner est « un tout en 1 chic » qui sera désormais votre compagnon idéal lors d’un rendez-vous professionnel, d’une virée shopping dans les souks de Marrakech ou d’une soirée cocktail (et oui, on peut faire tout ça en une journée).

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A noter que Justine Red, très à l’écoute de sa clientèle, vient de sortir le modèle Zzyzx en 3 éditions limitées avec anses en cuir noir, rouge et bleu et que ces modèles, numérotés eux aussi, s’écoulent comme des petits pains.

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Dans cette gamme à découvrir, Justine Red propose en outre, le modèle Nationale 7, plus carré, en format Small, Medium et Large à 135, 147 et 170 €.

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Pour éviter le coup du « au secours, où sont mes clefs ?» et être en mesure d’organiser son sac, une série d’accessoires bien pensés, complète les collections :
Trousses make-up en 2 tailles (livrées avec miroirs) qui s’accrochent à l’intérieur du sac grâce à un petit mousqueton, 2 formats de pochettes plates (dont une, idéale pour y ranger un kindle ou un passeport), trousse à stylos et porte-monnaie.

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LA COLLECTION 3D

Enfin, si j’avais à craquer pour un autre modèle (Chéri : c’est bientôt mon anniversaire et Noël. Rappelle-toi que j’ai écrit que tu étais une perle !), je choisirais incontestablement parmi les autres collections (Vitamins, City et Jungle), la ligne 3D (et plus particulièrement ce modèle). A moins que je ne préfère le bleu ? Le bleu est vraiment bien aussi, non ?

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Trop beau, non ? J’ai envie de vous préciser que Justine Red est la seule marque à utiliser une « gomme » texturée avec des motifs géométriques en 3D pour signer une collection de maroquinerie et utilise un superbe cuir nappa pour les anses de ses sacs.

Très design et toujours élégants, les 7 couleurs métalliques proposées captent la lumière. Ces sacs, nous suivent partout et résistent à toutes les saisons.

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Comme évoqué plus haut, Justine Red a voulu miser sur un côté exclusif en numérotant chacune de ses pièces et offre donc à ses clientes, une garantie sur leurs sacs.

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Ces derniers sont livrées dans de grands pochons en coton épais siglés pour les ranger à l’abri de la poussière.

Si vous êtes parisienne ou si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à la lecture de ce billet, à vous rendre 2, rue Guisarde dans le 6ème (métro Saint-Germain-des-Prés) – Tél.: 09.80.44.72.34.

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La boutique est ravissante et soignée et le 1er étage dédié à des expositions. La prochaine est prévue justement dès le 11 octobre prochain.

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Un petit conseil ? Prétextez l’expo pour faire venir votre homme chez Justine Red

Ce que femme veut, femme aura.

Cheers !

Ma IT-liste des bons plans Shopping et des sorties à Essaouira, part’1

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Vous êtes prévenu(e)s : ce billet influencera peut être le choix de votre prochaine destination…

En tous les cas, il va vous faire voyager et vous conduit tout droit au Maroc dans la citée Souiri : j’ai nommé, la bien gardée en arabe : As-Sawira.
Cette petite ville portuaire située sur la côte atlantique marocaine compte environ 70 000 habitants, l’équivalent à peu de chose près en terme de population de villes comme Bourges, Carprentras ou Charlevilles Mézières, en plus dépaysant et beaucoup plus charmante (sans vouloir dénigrer ces belles villes françaises hein !).

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Entourée d’une muraille de style Vauban, la médina d’Essaouira est un exemple exceptionnel et bien préservé de ville fortifiée de la fin du XVIIIe siècle à forte inspiration européenne.
En effet, elle a été construite en Afrique du Nord selon les principes de l’architecture militaire européenne de l’époque. Depuis sa fondation, elle a joué des siècles durant le rôle de port de commerce international de premier plan, reliant le Maroc et l’arrière pays saharien à l’Europe et au reste du monde.

Elle est située à environ 2h45 en voiture (à dos d’âne, vous vous en douterez, c’est beaucoup plus long) à l’ouest de Marrakech (176 km) et à 360 kilomètres au sud de Casablanca.
Cette cité paisible aux couleurs blanches et bleues, n’a rien à voir avec la très touristique Agadir.

Le charme d’Essaouira n’est pas une légende et s’il a déjà convaincu par le passé notamment Jimmy Hendrix et Orson Wells, il continue d’attirer bon nombre de touristes étrangers mais aussi de très nombreux marocains.

Par ailleurs, chaque année au début de l’été, des centaines de milliers de personnes viennent assister au Festival Gnaoua d’Essaouira (Festival Gnaoua & Musiques du Monde).

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Cet évènement musical, dont l’un des piliers principaux est la revendication des racines africaines et de la culture maghrébine, met en scène les grands Mâalemines (Maîtres Gnaoui) qui jouent la musique mystique et sacrée des Gnaouas et invitent d’autres artistes au métissage culturel.

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Si vous aimez bouger votre « booty » c’est évènement est pour vous !

Ainsi, en juin dernier pour sa 17ème édition, se sont côtoyés le griot malien Bassékou Kouyaté et le jazzman Marcus Miller, le reggae man sénégalais Meta & the Cornerstones et la soul/folk issue des diasporas avec la somptueuse Ayo. Les concerts -en très grande majorité gratuits- se déroulent dans toute la ville et principalement au niveau des deux grandes portes de la médina (place Moulay el Hassan, et Bab Marrakech), où sont installées les deux plus grandes scènes. Si vous voulez découvrir en image la ville et un peu plus cet évènement incroyable c’est par là.

Malgré un certain développement marqué entre autre par l’implantation d’un aéroport situé à 16 kilomètres au sud est rendant la destination plus accessible (de Paris principalement par Royal Air Maroc et Transavia ainsi que de Marseille), la cité (aussi appelée « Mogador » pendant la période du protectorat français de 1912 à 1956 qui vient du mot phénicien « Migdol » et signifie petite forteresse), a gardé tout son charme et offre une sérénité enveloppante.

Même en été, à la différence de Marrakech, le climat est agréable car « Al Suwayra » (la bien dessinée) est constamment ventilée par les alizés ce qui lui confère un climat particulier et en fait le spot n°1 d’Afrique pour le surf ou le kite surf.

A quiconque rêve de s’étendre sur ses plages pour bronzer comme en France ou se baigner en plein mois d’août : soyez averti(e)s : Si vous arrivez tout droit du Portugal, de Bretagne ou du Nord de l’Europe vous pourrez peut être tenter l’aventure mais l’océan est plus que frais : en ce qui me concerne, même en plein mois d’août je ne m’y suis risqué qu’un seul doigt de pied préférant barboter dans la superbe piscine à 29 degrés de la villa où je séjournais.

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Si vous aimez vous balader sur la plage : aucun souci, vous pourrez le faire à pieds, à dos de dromadaire (camélidé à 1 bosse car à Essaouira il n’y a pas de chameaux), de pur sang arabe ou même en quad…

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Les accessoires indispensables à ne pas oublier ? En priorité, Incontestablement vos lunettes de soleil, car outre le soleil, le vent, s’il a décidé de souffler fort, balaie souvent les plages et le sable vous cingle les jambes et vous en met plein les yeux. Autre essentiel : une bonne crème solaire car les protections à indices élevés sont difficiles à trouver sur place et enfin, prévoyez un vêtement chaud pour le soir car dès la nuit tombée, il fait frais, voir très frais.

Arrivée à Essaouira :
Si vous arrivez de l’aéroport Essaouira Mogador, vous pouvez rejoindre la cité en taxi (prix conseillé 150 dirhams soit 13,50 €), présents uniquement lors des arrivées des vols, ou en bus. Il y en a (normalement) à peu près toutes les deux heures jusqu’à 19h00 reliant l’aéroport à la médina.

Lorsqu’aucun vol n’est prévu (soit quand même le mardi, mercredi et samedi), méfiez vous, il n’y a AUCUNE activité à l’aéroport. Celui-ci est alors désert, uniquement gardé par deux trois fonctionnaires de police. Si vous souhaitez louer un véhicule, prévoyez-le à l’avance pour que le loueur soit présent et prévenez le de votre heure de passage sinon il y a de grandes chances qu’il ne soit pas là (expérience vécue !!!).

Si vous venez de Marrakech, vous pouvez soit venir en grand taxi (souvent des Mercedes d’un autre âge que vous risquez en plus de devoir partager, comptez environ 60 € l’aller) soit prendre à la gare routière (500 m sur le trottoir de gauche de la ONCF (Office National des Chemins de Fer) un bus de la compagnie Supratour (à réserver ici).
Ces bus sont climatisés et confortables et ont le mérite d’être très économiques (80 dhs le trajet soit un peu plus de 7 €).
La durée du voyage est de 3h00 avec une pause à mi parcours.

Les horaires au départ de Marrakech sont les suivants :
08h30 – 10h30 – 14h30 – 17h00 – 19h00

Il existe même une fois par jour un départ « Confort plus » au prix de 110 Dhs avec un bus plus confort, moins grand, équipé de toilettes. Le départ est à 9h00 et le retour à 17h00 et le trajet quant à lui est de 2h45. Honnêtement, pour une première visite, 5 heures sur place vous donneront déjà un bel aperçu de la ville.

AGENCES SUPRATOUR :
Marrakech +212 (0)24 43 55 25 / +212 (0)24 43 32 21 (Bab Doukala)
Essaouira +212 (0)24 47 53 17

Où dormir :

A peine arrivé(e)s aux portes de la ville, vous remarquez des hommes tous les 3 mètres en bord de route qui agitent en votre direction des clés et essayent de stopper votre voiture. Rassurez vous, vous n’êtes pas en pleine épreuve de Fort Boyard … Cet étrange manège consiste simplement à proposer en direct aux visiteurs de la cité des chambres à louer.

Pour séjourner à Essaouira, vous avez le choix entre différents types d’hébergements : les riads dans la Médina, qui a elle toute seule représente l’influence de l’architecture portugaise, les hôtels, notamment en front de mer (attention leurs piscines ne sont pas toujours chauffées), ou la location d’une villa.

Si comme moi, vous partez avec des enfants, préférez la location de maison (« Dar ») car les Riads tout comme les chambres d’hôtes en France, se prêtent moins à héberger et à occuper vos charmants petits anges (ou démons) d’autant qu’ils sont rarement équipés de piscines et comme la mer est glacée…

Par ailleurs, louer une villa un peu excentrée dans les terres (à un quart d’heure et une quinzaine de kilomètres en voiture) permet de retrouver un peu de chaleur le soir (parfois jusqu’à 10 degrés d’écart avec Essaouira) et vraiment d’apprécier les nuits d’été. Pour l’avoir testé et approuvé je vous invite à visiter ici la villa Dar Hrata.

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Nous y avons séjourné à 4 adultes et 6 enfants, les kids profitant de la piscine, du terrain de jeux, de la salle de fitness ou du hammam traditionnel. Dans cette villa, tout a été pensé pour occuper une famille : du billard, à la table de jeux d’échecs en passant par les ânes dans le jardin et les habitants naturels des lieux (tortues, caméléons, phasmes …) Un émerveillement de chaque jour.

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Par ailleurs, il y a un gardien (SAMIR) et vous pouvez même vous offrir les services d’une cuisinière. N’est ce pas cela les vraies vacances ?

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A contrario de ce que l’on pourrait croire, louer au Maroc revient bien moins cher qu’en France.
Pour réaliser votre projet vous devrez juste être prévoyants et réserver vos billets low cost très tôt (idéalement plus de 6 mois avant votre départ).

Depuis quelques années, si vous êtes golfeur ou golfeuse, vous pouvez aussi louer une villa dans le magnifique complexe Villa Mogador à proximité du Sofitel et du golf. Cependant, le prix de location de ces très belles maisons implantées dans un domaine totalement sécurisé est aussi à la hauteur du type d’hébergement, du service et de la décoration (comptez entre 1800 et 3000€ la semaine en fonction des périodes).

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Pour les golfeurs, suivez ce lien.

Où déjeuner à Essaouira ?

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Il y a pléthore de restaurants à Essaouira allant du petit budget à beaucoup plus cher.
En ce qui me concerne le meilleur rapport qualité prix que j’ai pu trouver est certainement l’Océan Vagabond.

La carte que vous pouvez consulter ici est variée avec son ardoise bistrot, ses snacks et ses pizzas. On y mange un poisson de qualité, très frais et l’on peut même, en fonction des arrivages, se faire plaisir avec de la langouste grillée (environ 18 euros la bête entière). La terrasse, équipée également de transats gracieusement mis à disposition de la clientèle est très agréable et bien abritée du vent donc du sable. L’établissement est mitoyen au Club Mistral (l’école de surf) et ouvert de 9h00 à 18h00 ; 7 jours sur 7 (attention il n’y a pas de service le soir).

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La WI-FI y est gratuite et un grand parking vous permet de vous garer pour 5 dirhams. C’est aussi le point de départ des balades à cheval et autres montures évoquées précédemment.
Un conseil : pensez à réserver ! C’est préférable surtout si vous êtes nombreux.

Autre conseil en passant, emportez un téléphone désimlocké et achetez (un peu partout dans la médina), une carte SIM marocaine (environ 3 €) et une recharge de crédits, pour 20 dirhams soit environ 1,90 € vous aurez l’équivalent de trente minutes de conversation souvent multipliées par deux ou trois fois la durée initiale en fonction des promotions de l’opérateur en cours.

L’OCEAN VAGABOND
Avenue Mohamed V, route d’Agadir – Essaouira
+212 (0)6.61.16..44.12

Juste à côté de ce restaurant se trouve le Beach & Friends.

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J’y ai déjeuné également. C’est un resto qui sert des tapas, salades, burgers et pizzas et des bentos avec sa nouvelle carte asiatique que vous pouvez consulter ici. Le service est continu de 11h00 à 23h00 et il est ouvert 7 jours sur 7. Le lieu est sympa car il y a de la bonne musique, souvent des animations avec des DJ et des transats mais la terrasse est moins abritée du sable qu’à l’Occéan Vagabond. Le rapport qualité prix est également très correct.

BEACH & FRIENDS
Avenue Mohamed V, route d’Agadir – Essaouira
+212 (0)5.24.47.45.58

Enfin, pour découvrir l’une des plus belles plages de la localité et vous sentir seul(e) au monde, réservez à « la Mouette et les Dromadaires ». A environ un quart d’heure d’Essaouira, il vous faudra de bons pneus et faire un peu de piste pour atteindre ce petit café resto sur la plage de Sidi Kaouki qui honnêtement ne ressemble pas à grand-chose d’autre qu’à une petite gargote même pas les pieds dans l’eau. Certes l’établissement est spartiate, et Patricia, la française qui le tient n’est pas forcément très affable tout comme son personnel dont le service manque d’efficacité et de sourires mais on y mange bien, une cuisine du marché, des poissons du jour grillés et des desserts vraiment maison pour un budget cependant plus élevé qu’aux deux restaurants précédemment cités. (Environ 15 € un poisson).
L’endroit est ouvert du mercredi au dimanche de 11h00 à 17h00.

L’avantage de ce restau, c’est qu’il est le point de départ d’une superbe balade sur une magnifique plage immense et déserte. Poussez jusqu’aux barques des pécheurs, c’est le lieu idéal pour en prendre plein la vue. Il est fortement conseillé là aussi de réserver.

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LA MOUETTE ET LES DROMADAIRES
Sidi kaouki – Essaouira
+212 (0)6.78.44.92.12

En revenant sur Essaouira, l’institution c’est le chalet de la plage (chez Jeannot). Construit tout en bois en 1893 par la famille Farraud, le Chalet de la Plage a connu en un siècle quatre générations de propriétaires sans jamais faillir à sa réputation. Chez les De Soto, Hoisnard, et actuellement les Jeannot, l’accueil est resté chaleureux, la vue aussi imprenable sur le port et les îles, et les poissons, fruits de mer et crustacés aussi frais et savoureux dans l’assiette. Pour consulter sa carte, cliquez là.

LE CHALET DE LA PLAGE
Avenue Mohamed V – Essaouira
+212 (0)5.24.47.59.72

Après un poisson grillé (sélectionnez bien votre restaurant et évitez les petites cabanes pêcheurs qui sont devenues des pièges à touristes et où le poisson n’est pas toujours de première fraicheur), vous aurez peut être envie de douceurs sucrées ?

Rendez-vous alors chez DRISS, la meilleure pâtisserie d’Essaouira.
Créée en 1928 par le Maâlem Driss, Chez Driss est l’une des plus anciennes pâtisseries de la ville. Un très large choix de pâtisseries et de viennoiseries en tout genre, ainsi que des boissons pour les accompagner sont proposées aux visiteurs curieux qui osent pousser la porte et entrer dans un patio ombragé et décoré avec des centaines de photographies d’époque contant l’histoire de cette petite échoppe. Indéniablement, un lieu empreint de la culture de la ville.

CHEZ DRISS
10, rue El Hajjali
+212 (0)5.24.47.57.93

Quant aux MSEMEN, les crêpes feuilletées marocaines, rien de mieux que de les acheter toutes chaudes dans la rue (tout comme les pois chiche ou les fèves en cornets vendues par les marchands ambulants) ou de les déguster chez MILOUD.
Les crêpes de Chez Miloud sont une institution à Essaouira. Facile de repérer cette crêperie sur la grande Avenue, car devant les plaques chauffantes où sont cuites à la chaine les « msemen » (crêpes marocaines) les clients s’agglutinent à presque toute heure. A emporter ou à déguster sur place, avec un thé à la menthe ou une soupe, les crêpes sont servies natures, avec du miel ou du beurre.

CHEZ MILOUD
Avenue Al Istiqlal – Essaouira

Pour dîner, je vous conseille le restaurant la Caravane Café.
Un concept original et inédit à Essaouira pour ce lieu mêlant galerie d’art, vente d’objets de décoration, petits bijoux, salon de thé et restaurant, car cette jolie maison pleine de couleurs est aménagée en une succession de salons privés. Chaque petit salon au style différent ouvert sur le patio, permet de dîner en groupe ou en tête-à-tête tout en partageant l’ambiance du café. Autre spécificité : une cuisine du monde très colorée qui reflète, comme sa décoration, les voyages de par le monde des propriétaires du Caravane Café, eux-mêmes artistes.

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LA CARAVANE CAFE
2 bis, Rue du Qadi Ayad , 44000 – Essaouira
+212 (0)5.24.78.31.11

Si vous êtes en location, sachez qu’il existe un hypermarché à Essaouira. Vous pourrez notamment y acheter des sacs de glaçons alimentaires.
Pour vous y rendre, prendre l’avenue Al Aqaba en direction du nord, jusqu’au bout, vous le trouverez sur la gauche.

SUPERMARCHE ASWAK ASSALAM
Avenue Al Aqaba, Quartier Sakala , 44000 –Essaouira
Ouvert 7/7 j de 9h00 à 22h00.

Alcool
Comme dans tout le Maroc, la vente d’alcool est limitée et on ne peut pas en acheter au supermarché. Rendez-vous « au magasin des alcools » (pas de nom sur la devanture), en face du restaurant « la Crevette » dans une ruelle derrière l’avenue Mohamed V au niveau de la station essence (j’ai cherché le restaurant « la gambas » pendant 2 jours …)
Les vins marocains sont assez bons et j’ai une préférence pour les gris. Comptez 50 DHs pour une bouteille de Boulaouane rosé et 200 DHs pour une bouteille de rhum. Ces magasins sont fermés trois semaines avant et une semaine après le ramadan comme dans tout le Maroc

Shopping à Essaouira

Pour tout ce qui est de l’artisanat en Tadelakt (plus souvent stucco) ou passementerie, les prix sont plus élevés qu’à Marrakech où l’offre est indéniablement plus variée. Rien ne vous empêche, si vous séjournez au moins une semaine à Essaouira, de vous rendre une journée ou deux à Marrakech notamment avec le bus Supratour comme évoqué plus haut dans ce billet.
Besoin de bons plans sur « Kech ? Référez vous à ceux qui font désormais référence sur le net en vous imprimant ce billet, celui là ou encore cet autre. J’ose dire (non sans fierté) que ces derniers demeurent dans les up listes des moteurs de recherche.

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Revenons à notre shopping. Une valeur sure : les bijoux en argent. A Essaouira, il existe un quartier réservé aux bijoutiers dans le souk Jdid (ruelle Siaghine). Les nombreuses échoppes qui se succèdent sous des passages joliment carrelés de bleu, regorgent de bijoux, principalement en argent. Evidemment, il y en a pour tous les goûts. Je ne suis pas fan des bijoux berbères mais j’ai acheté là bas des pièces classiques qui ont fait mon bonheur, celui de mes copines et de mes filles. Pensez à vérifier les poinçons et négociez mais si vous prenez le temps nécessaire, vous pourrez tirer des prix très intéressants. Pour un bracelet de 3 joncs en argent comptez environ 20 €. Des petites bagues simples avec 1 améthyste 12€ pièce.

A Essaouira, un peu plus de 30 % de la population vit de l’artisanat. Si c’est votre goût, la vieille sqala située dans la partie orientale de la vieille ville, vous permettra de découvrir le talent des ébénistes et autres marqueteurs qui travaillent le bois de thuya à la perfection en incrustant de la nacre, du fil de cuivre, de l’argent ou bien des fragments d’os de dromadaire. Partout, on vous proposera également de l’huile d’Argan dont les vertus thérapeutiques et cosmétiques sont désormais connues de par le monde.

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Dans la ville, vous pourrez aussi acquérir de la vaisselle, avec des poteries de la ville de Safi qui se trouve à 125 kilomètres.

Pour ce qui est des boutiques, commençons par « Histoire de filles ».

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Tenue par Christelle Pailly, cette boutique proche de Bab Sbaa existait depuis déjà quatre ans sur Essaouira. Depuis juin 2013 elle est passée de 30 à 130 m2. Elle propose les créations d’une soixantaine de créateurs qui vivent au Maroc et qui sont à la fois innovants et « tendance ».
Mobilier, pièces d’art, luminaires, accessoires (cuir et maroquinerie, bijoux), linge de maison, vêtements femme et enfant, histoire de filles c’est l’endroit où les créations marocaines et occidentales se rencontrent.

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Concept Store, Christelle propose des marques que l’on retrouve notamment au 33 Rue Majorelle à Marrakech comme CHABI CHIC mais également MORROCAN TOUCH, KASH ou MAX & JAN qui ont fermé l’outlet de leur concept store l’an passé sur Essaouira et sont désormais exclusivement diffusés par « Histoire de filles ».

Dans cette boutique j’y ai découvert également Ysabel Despouy, artiste plasticienne et créatrice de bijoux et d’accessoires de la marque ISLA YEMAYA qui est diffusée dans plusieurs boutiques de la ville et que j’adore pour ces accessoires poissons et ses gros joncs de cuir colorés.

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Depuis peu, Christelle Pailly a également ouvert LE COIN DES SAVEURS, boutique « next door », qui propose une jolie sélection de produits d’épicerie fine.
Evidemment, il ya de quoi craquer dans cette très joie boutique mais comme pour la majorité des Concept Store, les prix sont « à la française » poussant beaucoup de clientes, dans cette période de crise à l’achat raisonné et bien réfléchi plutôt qu’à l’achat coup de cœur.

HISTOIRE DE FILLES
1, rue Mohamed Ben Messaoud
Essaouira Médina
+212 (0)5.24.78.51.93

Partez maintenant en direction des remparts pour atteindre la rue Sqala et prenez à gauche.

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Vous allez d’abord tomber sur Côté Orientale, une boutique tendance d’artisanat contemporain.

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En fait, il y a deux boutiques. La première présente de jolis sacs, quelques modèles de chaussures un peu dans le style ATIKA ou TOD’S. Une autre juste à côté pour la décoration et les accessoires.
Certes l’offre est sympa mais les sacs en cuir sont au prix de 150 €, ceux en toile à 65 € …

COTE ORIENTALE
24, rue Skala – Essaouira
+212 (0)5.24.78.47.38

Cela vaut donc le coup de pousser un peu et d’aller rencontrer ma copine chez BASMA BOUTIQUE.
Ici, tout est mignon, on y trouve de jolis panamas colorés, des chaussures, des housses de coussins brodés et des jolis plaids de canapé tissés en soie pour moins de 20 euros/pièce, des créations de bijoux et des toiles d’artistes de très bon goût encadrées le tout à prix vraiment raisonnables.
Il semble bien que Basma, elle, ait tout compris de ce nous attendons de ce type de boutique et en plus elle est adorable.

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BASMA BOUTIQUE
N°20 bis, rue Skala – Essaouira
+212 (0)5.24.78.34.66

Eloignez vous un peu de la rue Sqala pour vous rendre chez Rachid et y dégoter un magnifique panier brodé de mille paillettes (dix fois moins cher qu’à Saint Tropez).

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Rachid a sa boutique dans une petite allée, mais la visite vaut le coup d’œil. Je lui avais promis qu’avec ma venue, il aurait la baraka, j’espère que ce billet contribuera à le faire connaître car il est adorable et très commerçant et fait travailler de nombreuses brodeuses dans les campagnes alentours.

PANIERS BRODES
Chez Rachid AKACHOUD
24, rue Laalauj – Essaouira
+212 (0)6.61.60.14.39

Enfin, ne pas évoquer les artistes peintres serait un manquement impardonnable. Essaouira regorge de galeries magnifiques qui proposent des styles extrêmement hétéroclites et pour certains, très intéressants.
Si vous ne deviez choisir qu’une galerie, je ne saurai trop que vous conseiller la galerie de Mr Saddiki.

GALERIE BLEU MOGADOR
20 Sidi Mohamed Ben Abdellah – Essaouira
+212 (0)5.24.78.46.45

J’espère vous avoir donné envie de découvrir Essaouira et pour réussir votre séjour rappelez vous de cet adage que tous les marocains, notamment les Berbères, répètent à l’envi :

Si nous européens, nous avons l’heure, eux, ils ont le temps et c’est très vite que vous vous mettrez au diapason, croyez-moi.

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Beslama.

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Une fleur, le soleil et nous…

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A l’heure où bon nombre d’entre vous rentrent ou sont déjà rentré(e)s de leurs congés estivaux, je m’apprête (ENFIN) à partir.
Chacun son tour, non ?
L’été (mais en était-ce vraiment un ?) m’a paru interminable avec ses lots d’averses et d’orages (et les enfants à occuper) et je me souviens avec nostalgie des premiers soleils de mars, où j’étais d’ailleurs nettement plus bronzée qu’aujourd’hui (et où les enfants étaient à l’école).

La destination de nos vacances cette année est très, très au sud et j’attends donc un soleil musclé et des UV mordants dont je vais devoir me protéger ainsi que number 1, 2 et 3.
A contrario de beaucoup, allez savoir pourquoi, je déteste faire les bagages. Peut être que cela m’évoque qu’il faudra bientôt les défaire et le lot de machines à faire tourner qui va avec …

Pourtant, cette année, en manque total de plage, de piscine, et de « relax pose tes valises » (au sens propre et au figuré et elles sont lourdes, croyez-moi), à J-5 du grand départ qui nous emmène à Essaouira, au Maroc, j’ai déjà regroupé les Essentiels « cosméto » de l’été pour moi et les filles, en organisant avec soin notre « beauty case summer 2014 ».

C’est sans doute un cliché ou une réminiscence de mon voyage de l’an passé, des magnifiques plages de l’océan indien de sable blanc immaculé où je bronzais, mais pour moi, les vacances et l’été riment avec certaines odeurs particulières à commencer par le Monoï* dont l’Homme et moi nous raffolons.

*Monoï de Tahiti, produit d’appellation d’origine

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Je vous rassure, pas besoin de m’adresser une carte : je sais parfaitement que Tahiti, est bien loin des Maldives (15 120 kilomètres très précisément) mais l’équation pour moi est simple et ça marche partout : plage – été – soleil = Monoï.

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Ayant à peine dépassé la trentaine (non, je ne mens pas, c’est mon côté méridional: j’exagère à peine) et désormais consciente des dangers du soleil, fini le Monoï pur sans protection sur le visage.
Il a fallu se faire une raison : je n’ai pas la peau des tahitiennes … ni leurs cheveux d’ailleurs.

Il y avait donc une niche sur le marché des cosmétiques en la matière, d’autant qu’allez savoir pourquoi, le Monoï est très en vogue cette année et ça, les marques l’ont très bien compris et ont adapté leur offre.

Je vous l’avoue : je suis, tout comme l’Homme et ma meilleure amie Emma, totalement accro aux produits « Polysianes® » (ce qui ne m’empêche pas de garder mon objectivité, promis !).

J’adore cette marque, ses propriétés hydratantes et nutritives et plus que tout, son parfum exotique qui a lui seul, me fait m’évader du quotidien et voyager.

La marque Polysianes est née en 1989, l’année de la mort de Salvador Dali et de celle de la naissance de Daniel Radcliffe, le héro d’Harry Potter.
Forte de ses 25 année d’existence, elle a complété sa gamme cette année, d’une ligne de soins solaires polysensoriels aux textures gourmandes intégrant en plus du Monoï de Tahiti, du nonni ou encore Morinda en français (un fruit des tropiques dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’alors qui possède des propriétés anti radicalaire et dont les tahitiens consomment le jus pour ses vertus) des principes anti âge, dont de la vitamine E, et un complexe photo protecteur à large couverture contre les rayons UVA et UVB qui assurent une sécurité optimale et promet un bronzage sublimé.
J’ai immédiatement adopté ces produits que je place désormais sur ma liste des « must have ».

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A commencer par le Fluide velouté (non gras) très haute protection visage SPF50+ qui sera ma crème de jour des vacances (ça tombe bien je n’en avais plus) ET mon soin solaire anti âge en même temps (vous ai-je déjà dit que l’avantage des rondes est de n’être que très peu marquée par le temps ?).

Pour ce qui est du corps, j’utiliserai le lait fondant SPF30 également anti âge (juste en prévention).

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Une fois bronzée, le Monoï Morinda sera appliqué avec soin sur mes gambettes potelées.

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Nous partons également avec notre stock de shampoing douche nutritif anti sel dont l’Homme ne peut se passer et qu’il va entasser par paquets de douze dans SA trousse de toilette. Quant à moi, je ne l’utilise que rarement pour mes cheveux, préférant des soins spécifiques mais c’est un gel douche très agréable.

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Enfin, L’Homme et les filles se tartineront pour s’hydrater le soir de crème de Monoï, régénérante et non grasse. C’est pour nous un essentiel qui figure dans notre salle de bain tout au long de l’année.

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J’ai délaissé mon huile prodigieuse de Nuxe au profit de cette nouveauté pour laquelle j’ai craqué : l’huile sublimatrice anti âge des Polysianes.

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Non grasse, elle est délicatement nacrée et fait scintiller joliment ma peau.

Ne reste plus à la marque qui appartient au groupe Pierre Fabre, qu’à sortir une eau de toilette et mon bonheur sera total.

Quant aux coups de chaleur à notre arrivée à Marrakech avant que nous n’atteignons la cité Souiri, j’ai toujours sur moi l’indispensable brumisateur (j’ai failli écrire « bombe » mais je crois que ça aurait pu poser problème aux frontières) d’eau thermale d’Avène en grand format.

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En début d’été, Avène a eu la bonne idée de sortir une version mini collector, offerte avec les grands vaporisateurs que j’ai bien consciencieusement conservé en vue de mes vacances (vous ai-je déjà dit que je les mérite VRAIMENT ces congés ?).

Pour ce qui est des cheveux, j’ai acheté chez mon coiffeur de quartier une trousse estivale en édition limitée contenant 3 nouveauté Schwarzkopf format voyage, vous ne devinerez jamais à base de quoi …
De Monoï évidemment !

Il y a un shampooing, un spray conditioner et une huile de protection à utiliser au soleil. La trousse m’a couté 15 euros.

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Au supermarché, rayon shampooings, j’ai choisi, pour number 3, (8 ans), la nouveauté Garnier de l’été, le shampooing ultra doux à l’huile de Monoï et de Néroli (3,60€) pour les cheveux exposés soleil, mer et piscine. Garnier a également sorti pour compléter la ligne une huile merveilleuse protectrice et un masque capillaire que vous pouvez découvrir ici.

Avec tout ça, on va inonder la Medina d’effluves de Monoï.

A tous ceux et celles qui comme moi ne seraient pas encore parti(e)s en vacances, profitez-en bien et ne pensez surtout pas à la rentrée.
Aux autres déjà rentrés : courage ne fuyez pas. Vous reste les barbecues, vos photos de vacances et les rosés piscine…

Cheers !

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Dans les yeux de Farah

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A un an près, elle a l’âge de ma fille aînée. On pourrait se fondre dans le bleu de ses grands yeux. On y décèle encore un peu l’innocence de l’enfance sur un « selfie » qu’elle utilise pour illustrer son compte twitter. Pourtant, à 16 ans, Farah Baker, à l’heure où beaucoup d’ados passent leurs temps à « geeker » pour regarder nombre d’inepties sur le net, « tweet-live » et utilise les réseaux sociaux pour décrire l’enfer qui se vit sous ses fenêtres brisées à Gaza, son quotidien.

Farah l’affiche : elle a peur de mourir d’une minute à l’autre et à 16 ans, elle a déjà survécu à 3 guerres. Elle n’en peut plus et estime que c’est assez. Elle veut interpeller le monde pour lui faire comprendre l’horreur qui se vit chez elle, sa terreur absolue, et celle de sa famille. Elle ambitionne, dit-elle, de faire des études de droit, pour changer tout cela. Si elle survit.

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Que Farah soit musulmane n’a pas d’importance pour moi. Elle aurait pu être juive, bouddhiste, catholique … ou de n’importe quel pays du monde en guerre, elle m’aurait émue de la même façon.

Elle ne vit pas son adolescence. Elle n’en a ni l’occasion, ni les moyens, ni le temps. Elle tente, comme beaucoup d’anonymes, son père, neuro chirurgien, sa mère et ses sœurs de 14 et 6 ans, de survivre à une guerre stratégique où d’un côté comme de l’autre, les civils ne sont que des pions que l’on déplace au gré des stratégies militaires.

Ironie du sort, dans son appartement de la bande de Gaza, continuellement ébranlé par les bombes et le bourdonnement des drones, elle est en passe de devenir un reporter de guerre à part entière, remarquée par les médias partout dans le monde. A près de 108 000 abonnés sur Twitter, Farah relate quasiment heure par heure, une guerre qui s’est intensifiée ces trois dernières semaines, laissant déjà 1 200 morts du côté palestinien dont les trois-quarts sont des civils.

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Ni arabe, ni juive, ni politologue, à des milliers de kilomètres de ce conflit né bien avant ma propre naissance, j’ai le sentiment de n’avoir aucun droit de me positionner pour un camp ou un autre.

Je suis impuissante. Cela ne m’empêche pas de ressentir de la compassion pour cette jeune fille et tous les innocents qui vivent le même sort.

La compassion ? Un mot que beaucoup ont oublié, cette vertu par laquelle je suis portée à percevoir ou ressentir la souffrance des autres, et qui me donne le sentiment d’être poussée à y remédier.

Est-ce si fou que d’aspirer à ce que les innocents puissent vivre en paix ?

Le monde doit cesser d’être spectateur.
De tous bords confondus, la logique humaniste voudrait que nous nous insurgions devant les massacres de civils et d’enfants fussent-ils arabes ou juifs.

La seule réflexion qui me vient en prenant conscience de cette guerre, c’est qu’elle n’a aucun sens même si chacune des parties a la conviction que ses revendications sont légitimes.

Elle est l’horreur, la quintessence même de ce que l’homme, censé être doté d’intelligence, peut infliger à sa propre espèce, le pire de ce qui le constitue aussi : la Haine.

A cet instant, ma fille aînée de 15 ans, paisiblement allongée sur son lit, écoute de la musique.
Ma benjamine déboule en larmes dans mon bureau, me disant qu’elle a chaud et que ce n’est pas juste parce que les voisins se baignent et qu’elle, n’a pas de piscine et que TOUT LE MONDE en a.

Qu’est-ce qui est vraiment juste ?
Je souris faiblement, la prend dans mes bras, lui dit combien elle a de la chance et lui raconte avec des mots adaptés à ses huit ans l’histoire de la jeune Farah qui elle, est bien loin de toutes ces considérations.

Il est 17h30 à Gaza, soit une heure de plus qu’en France.
Ma fille m’appelle car elle souhaite à présent goûter.
Je me demande ce qu’est en train de faire cette jeune fille qui vit à plus de 3 300 kilomètres de chez moi.

Les hommes sont devenus fous.

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Vous prendrez bien 2 doigts de Porto ?

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Il y a exactement 20 ans, j’avais, avec deux amies étudiantes (Hein Julie & Elodie !), fait durant un mois d’été, le tour du Portugal en voiture (sans clim), du sud au nord, de Faro à Porto. C’était l’époque où l’on payait encore en escudos, où manger ne coûtait quasiment rien (surtout des sandwichs au thon) et où les premières autoroutes voyaient le jour. Notre voyage nous avait conduit jusqu’à Porto (prononcez [Portu]) mais j’avoue que j’avais gardé un souvenir mitigé de cette ville que j’avais trouvé grise et ouvrière a contrario de la flamboyante et déjà cosmopolite Lisbonne dont j’étais tombée littéralement amoureuse. Un adage prétend d’ailleurs que « pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille ». C’était tout à fait mon sentiment d’alors.

Plus de 20 ans après, me voici donc partie en week-end avec l’Homme, sans enfant (merci les grands-parents) à Porto, « capital do Norte » et seconde agglomération du pays, bien décidée à me défaire de mes vagues souvenirs et à redécouvrir cette grande ville portugaise de 208 000 habitants, quasiment vierge de tout préjugé.

Porto un week-end ? A deux heures de vol de Paris, c’est une virée facilement envisageable d’autant que de nombreuses compagnies « low cost » desservent aujourd’hui cette destination.

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L’accès de l’aéroport Francisco Sa Carneiro au centre ville est aisé. Certes, on attend le métro aérien (Ligne E), quasiment 25 minutes si on vient de rater le précédent, mais le prendre est déjà une bonne façon d’avoir un aperçu des faubourgs de la ville et d’économiser le prix d’un taxi qui pourrait vous faire perdre du temps dans la circulation. En effet, pour moins de 2 euros, vous aurez relié l’aéroport au centre historique en une demi-heure.

Nous séjournons à l’hôtel Infante Sagrès, (merci papa noël) praça D.Filipa de Lencastre.

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Véritable mémoire de Porto, il se situe en plein cœur du quartier historique classé au patrimoine de l’Unesco depuis 1996. L’hôtel a misé sur une décoration mêlant design et néo baroque de très bon goût mais malgré ses 5 étoiles affichées, les sanitaires nécessiteraient une bonne rénovation.

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Sa façade est quelconque, mal éclairée la nuit, mais une fois la porte passée, un charme suranné émerge et la magie opère d’autant que son Directeur, Paulo Santos, fait tout pour vous accueillir « façon palace ». (Devinez qui s’est faite rouvrir la boutique de l’hôtel juste pour elle un soir… C’est vous dire la différence de service avec notre cher pays.) J’y ai acheté des bougies parfumées Castelbel.

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A 5 minutes du métro et en plein cœur du quartier historique, ce grand hôtel est idéalement situé pour se lancer à la conquête de la ville à pieds.

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Dès notre arrivée et une fois mon verre de Porto gentiment offert par la réception de l’hôtel dégusté (non, je ne suis pas alcoolique, il fallait que je vérifie si j’aimais le Porto), nous partons petit-déjeuner dans un établissement local authentique pour nous régaler de « pastéis de nata » (petits flans à la crème) et autres douceurs aussi belles que délicieuses.
Comme toujours l’Homme est un peu dubitatif sur le lieu mais, mais ma conviction repose sur le principe que lorsqu’il n’y a pas de touriste et que c’est bondé de « locaux », c’est une garantie de qualité. Mon instinct s’avère juste. Les pâtisseries sont aussi délicieuses et parfumées que jolies.

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Nos estomacs bien remplis, je pousse l’Homme à franchir les grilles du plus grand marché de Porto : le marché de Bolhão et là, c’est le bonheur. Des fleurs d’ail partout, des olives à foison, et des odeurs que je respire à plein nez mêlant, les emblématiques sardines fraiches, des brassées de fleurs et autres fruits de saison. Indéniablement, c’est là qu’est la vie. J’eusse aimé pouvoir y faire mon marché auprès des producteurs locaux pour la semaine…

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Classé monument historique en 2006, il est en état de délabrement et apparemment son potentiel n’est pas véritablement exploité. Mais cela vaut la peine de s’y arrêter, de déguster un verre de Porto à la « Wine House Bolhão » (j’insiste je ne bois que très peu) ou de déjeuner parait il, chez Fernanda.

Les portugais sont souriants, accueillants et au gré de nos ballades, nous faisons de sympathiques rencontres. On nous indique gentiment que voir et où nous rendre. Alliant visites et shopping, nous découvrirons ainsi de magnifiques lieux et d’extraordinaires boutiques.

Nous reprenons notre visite de la ville.
C’est chez Armazém dos Linhos que nous poussons la première porte.

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Ouvert depuis 1905 cet établissement commercialise des popelines de coton, des pièces de lin 100% made in Portugal destinées à la décoration ou la confection. On y trouve aussi de ravissantes créations pour enfants. La boutique est splendide et l’accueil chaleureux.

ARMAZEM DOS LINHOS
Rua de Passos Manuel 15
4000-384 – PORTO
Tél. : +351 222 004 750

Pour moi, le Portugal, c’était il y a 20 ans, l’odeur des sardines qui grillent sur des barbecues improvisés dans les rues de Lisbonne. De même, j’avais souvenir d’avoir dégusté de la mousse de sardine à chaque fois que j’allais au restaurant.
Au hasard de notre flânerie, nous tombons sur un magasin coloré : le Central Conserveira da invecta.
Les murs sont couverts de boites de sardines cuisinées de mille façons.

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Même l’esthétique des conserves fait envie et la dégustation confirme qu’il s’agit de produits de qualité mis en boite à Porto même. Dans un coin de la boutique, il y a aussi une sélection de produits typiquement portugais dont quelques cosmétiques.
J’ai acheté la crème pour les mains, et si j’en avais connu les vertus avant, j’en aurais ramené une dizaine de tubes.

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L’Homme a jeté son dévolu sur une crème de rasage qu’il regrette également de ne pas avoir rapportée par cartons tellement elle fait la peau douce et sent divinement bon : la creme de Barbear Lavenda – Ach.Brito. Elle lui rappelle la Rasoline de chez Molinard, « en mieux » dit-il !

Il pourra désormais, tout comme vous si vous le souhaitez, la trouver ici.

CENTRAL CONSERVEIRA DA INVECTA
Rua do Bonjardim
N°136
4000 – 114 PORTO
Tél. : + 351 222 033 079

Pas très loin de la cathédrale, nous découvrirons un hôtel B&B flambant neuf et moderne que nous visitons en vue d’une prochaine virée avec enfants. On peut y réserver une grande chambre familiale (ou entre copines ?) pour 6 personnes avec 3 grands lits pour un prix allant de 81 et 92 € la nuit en fonction de la période. Les petits déjeuners à 6€/personne sont en sus.
Cet hôtel, situé au bout de la rue Santa Catarina, en direction de la Cathédrale est idéalement placé.

B&B HOTEL
HOTEL PORTO CENTRO

Praça de Batalha, 32/34
4000 – 101 PORTO
Tél. : +351 220 407 000

Au fur et à mesure de notre exploration et des visites d’églises décorés d’azulejos, nous allons jusqu’à la Cathédrale (le Terreiro da Sé) et déambulons dans des quartiers populaires aux ruelles sinueuses qui nous mèneront jusqu’aux berges du Douro.

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Outre ses petites boutiques si recherchées, la ville souffre, tout comme l’ensemble du pays, apparemment bien plus que chez nous, de la crise économique.
Ce qui est sidérant c’est qu’il y a pléthore de bâtiments murés, de magasins fermés y compris dans la rua Santa Catarina, pourtant principale artère commerçante du centre. Devant nos yeux, nous constatons avec tristesse que beaucoup de bâtiments historiques sont condamnés voir squattés et que la majorité des façades des belles constructions sont délabrées. Nombreux sont les gens à mendier dans la rue à côté de leur couchage de fortune.

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Nous sommes tristes de nous rendre compte que faute de moyens la ville puisse se dégrader à ce point et ne pas être en mesure, à minima, de conserver son patrimoine, à défaut de le réhabiliter.
Mais découvrir un pays ou le raconter ce n’est pas se limiter à juste en vanter ses atouts. C’est également être en mesure de faire face à la réalité de celui-ci.

C’est aussi cela l’Europe d’aujourd’hui.
Au Portugal, le Smic mensuel est de 565,83 €. La vie, depuis le passage à l’euro, a très nettement augmentée rendant inaccessible pour beaucoup de portugais, l’accès au logement et aux produits de consommation courante. Tout cela les menant à l’austérité, la pauvreté et les poussant à quitter le pays pour aller travailler ailleurs.

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Lors de notre séjour, nous irons nous balader à Matosihos, ville limitrophe au sud de Porto, desservie par le tramway et les bus, les gens y vont à la plage. Hélas, les immenses barres d’appartements en front de mer sont quasiment vides ou en vente, tout comme en Espagne.

Tout cela n’entache pas la superbe vue sur la ville et sur le fleuve Douro qui serpente en direction de l’Atlantique.

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A proximité des berges vivantes et animées de touristes, nous découvrons la boutique Santo Da Casa.
On y aime l’atmosphère de ce concept store qui fait également location de chambre à l’étage et où l’on peut trouver accessoires, bijoux et éléments de décoration portugais.

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Comme tout le monde sait que ne pas parler une langue n’a JAMAIS été un frein pour moi, nous y passerons un moment pour échanger avec sa co-propriétaire entre anglais, italien et espagnol (c’est déjà pas mal, hein ?).

SANTO DA CASA
Rua de Sao Joao n°56
4050 PORTO
Tél. :+ 351 919 837 060

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Passé l’aspect mélancolique et sinistré de Porto, la ville est merveilleuse. Un seul regret ? Avoir été écouter du Fado dans une brasserie trop touristique, (remplie de … français aussi bruyants que mal élevés!) qui, malgré les demandes de silence réitérés de la fadista n’a pas pu chanter ni être écoutée dans le silence religieux que ce chant mélancolique exige.

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Nous reviendrons à Porto …
Até breve.*

*A bientôt.

Gourmande et toute en douceurs…

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A voyager autour du monde on oublie parfois de découvrir ce qui nous est le plus proche : notre beau pays.

Le Week-end dernier, je suis donc partie, moi, aixoise et méridionale, à l’Est, en Alsace et plus particulièrement à Strasbourg.

Comme beaucoup, j’ai été charmée par son centre historique, sa cathédrale et ses spécialités et j’ai été bien guidée dans mes découvertes (merci Françoise).

Au numéro 1 de la rue de la vignette, au cœur du quartier de la petite France, j’ai découvert une jolie boutique gourmande, très attendue, qui fait actuellement le buzz sur la toile et de bouches à oreilles et dont Paris a tout à envier : « Macarons & Inspirations ».

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En vérité je vous le dis : Pierre Hermé et Ladurée, aussi prestigieuses Maisons de macarons que vous soyez, vous avez du souci à vous faire.

Mon regard (tout comme celui de number 4) est d’abord attiré par les petites mains qui s’affairent dans le laboratoire de production vitré donnant à la fois sur la boutique et sur la rue puis par son décor blanc épuré et rose poudré, ambiance boudoir.

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J’entre.
« Macarons & Inspirations », c’est la boutique d’Elisabeth Biscarrat, la gagnante de la saison 2 de MasterChef, l’émission culinaire phare de TF1.

J’adore l’endroit.

Elisabeth, je l’apprendrai plus tard, le voulait à l’image d’une bonbonnière, très « fille ».
Le pari est réussi, la décoration soigneusement étudiée.

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Seule ombre au tableau : la frustration avec un grand « F ».
En cette fin d’après-midi, il ne reste qu’une poignée de macarons dans la vitrine.

Et c’est tout.

What ? Exit le grand choix de saveurs, les « petits jardins » et les choux, il ne reste que 9 macarons Rose/Framboises fraiches.

Le vilain couple entré juste avant nous en achète 8, il n’en reste donc qu’un seul.

Je n’ai jamais été très bonne en mathématiques, mais le calcul est vite fait et de plus, je DOIS, parce que je suis une bonne mère, le partager avec ma benjamine.

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La boutique a ouvert il y a un peu plus d’un mois, le 2 mai dernier et j’apprends que les gens, dès l’ouverture, ont fait la queue sur le trottoir.

Depuis, chaque jour, c’est l’ensemble de la production qui s’écoule en quelques heures à peine. Incroyable : malgré le travail acharné de l’équipe qui n’a pas hésité parfois à travailler 24/24, la demande est toujours plus forte.

D’ailleurs le jour de l’ouverture Elisabeth avait prévenu ses clients :

« Les 4 000 macarons et les 1 000 choux que nous avions préparés avec passion ont été vendus en un éclair. Nous allons travailler toute la nuit afin de vous accueillir demain dans notre bonbonnière bien garnie. »

J’aperçois Elisabeth dans son laboratoire et demande à la rencontrer.

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Elle est charmante, accessible, et après quelques minutes de bavardage me propose, si je peux attendre quelques minutes, de me fabriquer un « jardin » l’une de ses spécialités.

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Dans la boutique les personnes entrent et ressortent sans interruption. Elisabeth, souriante, se prête de bonne grâce au jeu des photos et des dédicaces de ses deux livres déjà parus.

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Cette ancienne infirmière dont la cuisine a toujours été une passion instinctive et qui a gagné MasterChef notamment pour sa créativité s’excuse : son caramel va brûler, elle doit vite repartir travailler.

Le grand « jardin » pour 8 est aussi beau que bon.

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A sa base du macaron craquant sur ses deux faces et moelleux comme une meringue pavlova en dedans.

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Cette création à base de ganache au chocolat blanc et vanille (pour la nôtre car Elisabeth la travaille aussi avec du chocolat noir), chantilly au mascarpone et compotée de fruits accompagné de ses fruits & fleurs de saison est un pur bonheur autant pour les yeux que pour les papilles !

Il l’est d’autant plus que « l’Homme » qui n’aime pas les fruits rouges en général … s’en délecte !

Joli jardin aux riches saveurs, pâtisserie artisanale réalisée de doigts de fée et de main de maître, elle a été avalé en bien moins de temps qu’il n’a fallu pour la réaliser… gage d’excellence.

C’est aussi ça, la touche française. Bravo !

Derrière l’injustice : la haine.

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Il y a un peu plus d’un an pour célébrer mon 40ème anniversaire, j’étais au Sri Lanka et terminais mes vacances par quelques jours aux Maldives.

J’avais envie d’écrire un billet sur les merveilles marines de l’océan indien mais depuis quelques jours, je me suis ravisée.

C’est un peu comme pour une chanson : à quoi sert un billet s’il est désarmé ?

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Celui-ci aura pour objet de dénoncer la barbarie dont nous sommes témoins et que nous tolérons encore au 21ème siècle, qu’elle ait lieu aux Maldives, au Soudan, en Iran ou ailleurs.

Après avoir lu ces lignes : vous aussi, vous connaitrez une autre réalité.

Je savais, sans avoir vraiment creusé la chose politique de ce pays, que l’Islam, que je respecte, est la religion d’Etat aux Maldives et que l’application de la charia y est stricte…

Enfin, pour les maldiviens, j’entends.

Dans ce pays où le tourisme de luxe est l’activité essentielle, on ferme les yeux sur l’alcool que les riches étrangers consomment à gogo et sur les poitrines dénudées des jeunes femmes inconscientes et incultes qui pensent à leur bronzage et s’exposent sans pudeur sur un sol musulman. Tout ca pour quoi ? Pour l’argent. Tout est fait pour récupérer les devises des clients fortunés.

Mais cette pseudo tolérance elle, n’a pas cours pour les Maldiviens.

En 2013, une jeune fille de quinze ans, victime des viols répétés de son beau père avait été condamnée à 100 coups de fouets administrés en public pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage. Hérésie totale, car il est bien certain qu’aucune religion au monde prônant l’Amour de son prochain ne pourrait valider une telle aberration ni cautionner un tel crime.
Le système judiciaire repose donc essentiellement sur la charia et la responsabilité pénale fixée à 10 ans désormais, a été abaissée à 7 ans pour certains délits dont le vol ou la consommation d’alcool.

Vous ne rêvez pas : dans ce pays de carte postale qu’on imagine un véritable éden, tout au moins pour ceux qui viennent y passer leurs vacances ou leurs nuits de noce, des ENFANTS risquent désormais la peine de mort.

Après 60 ans de moratoire, le gouvernement des Maldives qui estime que « le meurtre doit être puni par le meurtre » a rétabli depuis le 27 avril dernier la peine capitale pour les mineurs âgés d’au moins 7 ans.

En ce qui me concerne, je ne peux fermer les yeux et considère le boycott de ce pays, comme LA solution qui s’impose pour faire pression sur le gouvernement maldivien.

5 siècles de retard au Soudan

Août 1572 marque le début en France de la nuit de la Saint Barthélémy et du massacre de ses protestants.
Dans notre pays aussi on a parfois oublié que « Dieu est Amour ».

Aujourd’hui en 2014, au Soudan, on meurt encore si on n’abjure pas.

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Abbas Mohammed Al-Khalifa, juge « tortionnaire » soudanais a condamnée à la peine de mort une jeune chrétienne soudanaise de 27 ans pour apostasie (personne qui renonce publiquement à une doctrine ou à une religion).

En lui lisant le jugement, il a déclaré : «Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l’islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison »…

Or la jeune femme, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a déclarée avoir toujours été chrétienne.
Elle a été élevée dans la religion de sa mère, et son père, de religion musulmane, a toujours été absent de son enfance.

Elle a de plus « aggravé son cas » en se mariant avec un chrétien du Soudan du Sud dont elle a pris le nom.

Cela lui a valu la sentence supplémentaire de 100 coups de fouets, malgré le fait qu’elle soit, enceinte de 8 mois*, emprisonnée et enchaînée, dans l’attente de sa pendaison.

*EDIT : Au moment où j’évoquais ici ce mardi 27 mai 2014 l’histoire de Meriam, cette dernière donnait naissance en prison, dans les conditions qu’on imagine, à une petite fille qui s’appellerait selon l’avocat de la jeune femme, Maya. Les autorités soudanaises ont déclaré reporter sa condamnation à mort pendant deux ans pour lui permettre d’allaiter son nouveau né. Elle recevra les 100 coups de fouet quand elle aura récupéré de son accouchement.

Quant à l’accusation d’«adultère», elle repose sur la charia, la loi islamique en vigueur au Soudan depuis 1983 qui interdit aux femmes musulmanes d’épouser des hommes d’une autre religion.

La religion ne doit t-elle pas prôner la tolérance ?

Les pays musulmans, dits modérés, observent, quant à eux, un silence assourdissant.

En Iran, on n’a pas le droit d’être « happy » dévoilée.

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Postée en mai sur YouTube, une vidéo « maison » tournée avec un simple iphone présentait trois hommes et trois femmes chantant et dansant dans des rues et sur des toits de Téhéran sur la musique du chanteur pop américain Pharrell Williams tout comme des milliers de jeunes et de moins jeunes l’ont déjà fait à travers le monde.

Ce clip qualifié de « vulgaire ayant heurté la chasteté du public sur Internet » a provoqué la colère des milieux conservateurs iraniens, qui déplorent que les jeunes délaissent les valeurs islamiques au profit des valeurs occidentales. Six des jeunes figurant sur le clip ont donc été arrêtés et contraints d’avouer leur « acte criminel ». Rien que ça.

A la fin de leur clip, les jeunes indiquaient pourtant :
«Happy est une excuse pour être heureux. Nous avons aimé chaque seconde passée à réaliser cette vidéo. Nous espérons qu’elle vous donnera le sourire.»

Pas certain, que ces jeunes l’aient encore, eux, le sourire.

Si vous n’avez pas encore vu la vidéo, c’est par ici.

Surtout ne ratez pas l’occasion de contribuer à en accentuer sa viralité en la visionnant et en la partageant.

En effet, grâce aux réseaux sociaux et à la toile, l’information est rendue publique et accessible à travers le monde.

« Chemin pour respecter la loi de Dieu ». Telle est la définition du mot Charia.

Comme le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia -ou loi islamique- varie considérablement sur les plans historiques et géographiques, on peut légitimement s’interroger sur le fondement de cette dernière.

Qui, de Dieu ou des hommes, valide ces normes doctrinales, sociales, culturelles, et relationnelles parfois, aussi primaires, barbares que datées ?

Les hommes, malgré la modernisation de nos sociétés continuent au nom des religions à s’entretuer.

Ils sont devenus fous.

L’humanité va avoir bien du mal à s’en relever.